« Les Secrets d’Opale », Maria V. Snyder

Oyez ! Oyez !

La période de confinement est (provisoirement ?) terminée et, pour fêter ça, je vous retrouve avec un nouvel article qui viendra clore ma critique sur la trilogie << Les Portes du Secret >>. Ce troisième et dernier opus << Les Secrets d’Opale >> vient donc tourner la page sur ma critique de cette saga chère à mon ❤

Dans cet opus, j’ai pu y retrouver notre héroïne en pleine cavale sur les terres du royaume de Sitia. Ayant abandonné son apprentissage magique, elle fuit rejoindre son amant Valek en Ixia, où la magie est interdite. En chemin, des disparitions inexpliquées attirent son attention, en plus du soulèvement secret d’une armée qui menace la paix régnante et dont les membres obtiennent du pouvoir de façon barbare et douteuse. Aidée par son frère et ses fidèles compagnons, Elena décidera de suivre dans les flammes un personnage étrange qui semble détenir les réponses à toutes ses questions. Mais le savoir à un prix, qu’elle s’apprête à payer cher : rester coincée pour l’éternité dans le royaume du Feu pour empêcher ce nouveau protagoniste de répandre son mal sur cette terre.

UNE COURSE EFFRÉNÉE EN QUÊTE DE VÉRITÉ

Au tout début de la trilogie, de nombreuses questions se bousculent dans notre esprit en tant que lecteurs. Pourquoi Valek est-il insensible à la magie ? Quel est tout ce mystère entourant le commandant ? Pourquoi Elena semble-t-elle être le point névralgique de toutes ces intrigues ? Qu’a-t-elle de spécial de l’on ignore encore ?

Au fil du premier et du second tome, certaines questions trouvent des réponses, tandis que certaines restent obstinément dans l’ombre. Ce troisième volet nous apporte enfin, dans ses dernières pages, toutes les réponses que l’on désirait tant. Ce qui a le don de nous permettre de tenir le coup dans cette interminable attente. Je dis bien interminable car cet opus n’est pas tout à fait une grande réussite pour moi. En effet, les premiers chapitres ont été pour moi longs et pénibles à lire, non pas à cause du style, que l’auteure a su garder constant et très plaisant tout au long de la trilogie, mais bien à cause des événements qui s’y produisent.

Le point névralgique du roman, qui apporte toute la saveur à la conclusion de cette histoire, n’arrive qu’à partir du 19ème chapitre. Et aujourd’hui, avec le recul, je me dis que beaucoup de choses auraient pu être « accélérées » car, à mes yeux, elles n’apportaient pas forcément beaucoup de profondeur à l’histoire, et n’étaient pas si importantes que ça dans le scénario. C’est là la seule chose que je puisse reprocher au travail de l’auteure.

UN ÉTAU QUI SE RESSERRE INÉLUCTABLEMENT

Comme je le disais plus haut, nos héros sont engagés dans une course effrénée pour vaincre l’ennemi, et le sort semble s’acharner sur eux. Au fil des rebondissements et des événements (tous aussi inquiétants les uns que les autres), on peut presque sentir les mains du Destins se refermer sur les protagonistes pour les engloutir dans ses eaux troubles.

Au fil des pages, j’ai pu me rendre compte que l’esprit vif d’Elena n’allait peut-être plus suffire à lui permettre de s’extirper des situations dangereuses dans lesquelles j’ai pris l’habitude de la voir. Certaines faiblesses apparaissent chez des personnages que je considérais alors comme étant presque intouchables, tandis que des facettes beaucoup plus sombres semblent remonter à la surface de la personnalité d’autres compagnons. Cette dimension dramatique apporte plus de réalisme à la troupe et aux événements qui se produisent, et permet de rendre plus « vraie » l’affrontement qui approche à grand pas.

Quand je m’en suis rendue compte, j’ai commencé à réellement m’inquiéter pour ces personnages auxquels j’avais fini par m’attacher. Et c’est ce constat qui me permet justement d’affirmer (une fois de plus) que la plume de cette auteure est vraiment bonne, tellement qu’elle parvient à susciter des émotions fortes chez le lecteur telles que l’angoisse ou encore la peur.

DES RÉPONSES TANT DÉSIRÉES

Je soufflai de frustration. J’aurais tellement aimé retourner auprès de Valek, de Kiki, de mes parents, de Leif, d’Irys, de Janco et de tous mes amis… J’avais appris mon rôle, mais il y avait encore bien des aspects de mon pouvoir et des pouvoirs des autres à explorer. Je repensai au talent unique d’Opal.

Cette citation résume à mon sens tout ce que je viens de vous dire. Des questions qui ont enfin trouvé des réponses et un sort impossible à éviter. Certes, l’auteure nous épargne une grande frustration en faisant la lumière sur toutes les zones d’ombres de cette saga. Néanmoins, certains diront peut-être que cette histoire a été conclue de façon, maladroite, voir même à la hâte, car c’est dans les toutes dernières lignes que l’héroïne nous répond, grâce à ses éclairs de génie, alors qu’elle était dans le flou total depuis les premiers mots de cette histoire.

Je regrette seulement d’avoir dû refermer ce livre sur ce dernier chapitre, sans épilogue pour me réconforter, me permettre de passer un dernier instant avec ces personnages, sans savoir comment ils ont repris leur vie, comme ils sont retournés au calme après tant de tumultes et d’épreuves, surtout qu’à la toute fin, Elena donne une dernière mission à son amant, et nul ne saura jamais si elle a été menée à bien.


C’est tout de même le cœur lourd que j’ai reposé mon livre. Et je suis restée un moment à m’imaginer quelle serait la vie de nos héros à présent. Malgré ces deux points négatifs au sein de ce dernier tome, je continue de penser que c’est une saga à découvrir absolument. Pour son dépaysement et ses nombreux rebondissements, pour ses personnages aussi vaillants qu’attachants, et à cet univers qui m’a permise de voyager sans avoir à bouger de mon canapé.

Je suis vraiment contente d’avoir découvert cette trilogie et la plume de cette auteure talentueuse. Et je la recommanderai. Encore et encore.

Sur ces bonnes paroles je m’en vais plonger mon nez dans une nouvelle histoire, que je conterai peut-être dans un prochain post 😉

« Le souffle d’émeraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la tête ! Je profite seulement de cette période de confinement forcé pour être ultra productive ! J’espère que vous faites de même, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agréablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison écarlate, j’ai nommé : « Le souffle d’émeraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpellée personnellement, car je le trouve très énigmatique.

Nous retrouvons donc notre héroïne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une année pour développer ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber à sa propre magie, et, accessoirement, déclencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien sûr le chemin est semé d’embûches : ses ennemis cherchent à la manipuler, voire à la détruire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exilé cherchent à la faire tomber, et son frère fraîchement retrouvé semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa quête avec, pour allié, le mystérieux Valek qui, depuis son poste en Ixia où il est resté pour protéger le Commandant, lui insuffle en pensée la force de devenir elle-même…

Une suite forte en émotions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec appréhension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit déçu, surtout quand il a d’abord eu un véritable coup de cœur pour le tome initial. Ici, j’ai été agréablement surprise, car ce deuxième volet vient donner encore plus de profondeur à l’histoire en elle-même, ainsi qu’à la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’était terminé sur une très bonne note mais il restait énormément d’interrogations. Ici, on nous dévoile un début de réponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient être clairs et limpides, comme la machination imaginée par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’était que la première étape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque là.

Le premier tome n’était donc qu’une première partie d’un puzzle vaste et complexe, mêlée à de nouveaux personnages découverts dans cette suite à l’allure effrénée.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entrée dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi différentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier à l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal à se projeter.

Au fil des pages, on en découvre un peu plus sur eux, et aident l’héroïne à se dévoiler, à se surpasser. Certains lèvent le voile de mystère qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces réponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro à cette histoire.

L’autre point qu’il me paraît important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena à l’épreuve, et ce de bien des manières. Et ce sont justement ces événements qui révèlent une toute autre facette de l’héroïne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est très risquée, rétorquais-je. Chaque décision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas très rassurante.

– Justement, elle n’est pas censée l’être.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’évolution d’Elena. Dans le premier volet, nous étions face à une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se résumait à un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris à se détacher de son expérience personnelle face à la vie et pris conscience que l’existence en elle-même était compliquée pour tout le monde, le tout à des échelles différentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arrête de s’apitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se relève encore plus forte et semble redoubler de combativité face à l’adversité, mettant tout en oeuvre pour protéger ses proches et elle-même.

Bien sûr, Elena n’est pas la seule a avoir évolué au fil de ce roman. D’autres personnages le font également, et cela nous permet d’en découvrir un peu plus sur leur personnalité. Pour découvrir à quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de découvrir ce tome 😉


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminué l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai déjà dit, mais cette saga vaut vraiment le détour. A l’heure actuelle, il est malheureusement très compliqué de se procurer les livres car l’éditeur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-être moyen de les trouver d’occasion et en bon état chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 😉

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !

« Le poison écarlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cœur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait à la fois choquée et transportée.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonné.

Le danger constant et l’incertitude face à des questions sans réponse peuvent parfois nous ronger l’âme, tel un poison dans notre organisme. C’est là le thème principal de ce roman qui s’est révélé être un véritable coup de cœur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamnée qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de Goûteur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fidèle conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme à ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratagème aussi machiavélique que terrifiant : pour s’assurer de la fidélité et de la bonne conduite de cette nouvelle employée, il lui a administré à son insu un poison insidieux qui, si elle n’ingère pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera trépasser dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence à s’habituer à cette nouvelle vie, son passé la rattrape et d’anciens ennemis, accompagnés de mystérieux alliés, refont surface avec un but inquiétant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aidée par un Valek aussi séduisant que mortel, tente tant bien que mal de déjouer les pièges machiavéliques qui s’élèvent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacités mystiques.


Un univers magique et féodal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de différentes techniques utiles à la survie de l’héroïne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourrée de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu’intrigantes !

Dès les premières lignes, on comprend qu’Elena est une âme torturée, qui a beaucoup souffert, même si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est très trouble et nimbée de mystères. D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a enduré ? Mais surtout : que s’est-il passé pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

Dès la première page, ma curiosité était piquée et je ne pouvais plus lâcher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour à tour inquiétant, mystérieux…et terriblement séduisant, le tout saupoudré d’un sens aiguë de la justice et d’une loyauté sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble doté de capacités hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de connaître la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tantôt à la vie d’Elena, tantôt à celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la réponse à ce complot politique semble trouver ses réponses dans le passé, qui reste toujours indissoluble, car notre héroïne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette période douloureuse de sa vie, qui pour autant l’empêche d’avancer.


Je m’arrête ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacré coup de cœur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce bébé pour te plonger corps et âme dans les méandres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !

Moi, Mon Amour

Célibat Mon Amour

A l’heure où fin janvier approche à grands pas, la population se tourne alors vers février. Et l’évènement marquant de ce mois est bien entendu, et j’ai nommé : LA SAINT VALENTIN.

Alors il y a 2 camps : celui des « chanceux en amour » qui passeront la soirée du 14 février au chaud dans les bras de l’être aimé, et l’autre camp : celui des « galériens des sentiments« , les « collectionneurs des relations toxiques », bla bla bla.

Bien sûr, appartenir à l’un au l’autre camp n’est pas une bonne ou une mauvaise chose en soi. C’est seulement l’expression du besoin compulsif qu’ont les gens de vouloir sans cesse – et pour tout – nous ranger dans des cases (coucou la société !).

Outre ceci, je souhaitais surtout vous parler d’un phénomène que j’observe de plus en plus ces derniers temps : la honte du célibat (et là tu te dis : « Aaaah ! Elle voulait donc en venir là !« )

En effet, nombreux sont les membres de mon entourage qui me parlent de leur malaise concernant leur propre célibat, car ils sont souvent jugés par leurs proches comme un petit canard boiteux de la société. Alors nous sommes en droit de nous interroger :

Depuis quand le célibat est-il devenu un échec social ?

Pour répondre à cette question, on peut remonter à l’origine même des toutes premières civilisations, où la survie de l’espèce était alors la préoccupation principale des individus. L’équation était alors très simple :

S’accoupler = survie = réussite sociale.

Ne pas s’accoupler = extinction de l’espèce = échec social.

Bien entendu, au fil des siècles, les sociétés ont évolué, et c’est alors qu’a émergée l’idée de la monogamie, et donc du couple stable, mais c’est arrivé bien après. Cette idée est restée profondément ancrée dans notre subconscient collectif et c’est pourquoi, encore aujourd’hui, une personne qui ne trouverait pas « chaussure à son pied » peut être regardée avec compassion ou étonnement.

– Et ton homme/ta femme, il/elle est où ?

– Nulle part, je suis célibataire.

– Ah… Ne t’en fais pas, ça viendra.

Et pourquoi faudrait-il s’en faire ? Pourquoi vouloir souhaiter absolument « que ça vienne » ?

A l’heure où je vous parle, la société nous met tellement la pression pour que chaque individu soit en couple que de plus en plus de personnes le vivent mal. Certains arrivent même à croire qu’ils ne sont pas normaux, qu’il leur manque quelque chose, ou au contraire qu’ils sont trop comme ceci, ou trop comme cela.

Et c’est précisément ce sentiment malsain que j’aimerai pointer du doigt. Car il n’y a aucun mal à faire le chemin seul. Certains subissent le chemin de la vie dans la solitude alors qu’ils rêveraient de le partager avec un être qu’ils aimeraient plus que tout, tandis que d’autres l’ont choisi, parce qu’ils ont préféré se concentrer sur eux-mêmes (carrière, projet humanitaire, recherches,…), ou parce qu’ils attendent de trouver une personne de qualité et ne pas se perdre dans l’accumulation d’échecs sentimentaux.

Peu importe le pourquoi du comment. Il faut seulement arrêter de se mettre la pression et tout simplement apprendre à être heureux avec soi-même, et en paix avec ses choix. Et sur ce dernier point, je dois dire que la société est très sévère avec nous.


Pendant longtemps j’ai enchaîné les échecs affectifs (j’ai collectionné les pervers narcissiques et les coureurs de jupons comme mon frère collectionnait les cartes Pokémon). Puis j’en ai eu assez et je me suis posée. J’ai pris le temps de m’écouter, de panser moi-même mes blessures sans attendre que quelqu’un le fasse à ma place (bien sûr, à chacun sa méthode). Et quand je me suis sentie à nouveau prête, je suis repartie à la recherche de l’amour.

Une de mes amies les plus proches, quant à elle, a décidé de mettre ça totalement de côté pendant un temps, car elle prévoit de réaliser tous ses projets de jeunesse avant de se lancer dans une vie à deux. Elle veut réaliser tous ses rêves à elle avant de rêver pour deux.

Un autre de mes proches pourrait se mettre en couple avec des tas de gens, mais il est sentimentalement (et socialement aussi je dois dire) très sélectif. Il attend de tomber sur une personne exceptionnelle car il est à la recherche d’une histoire exceptionnelle (comme nous tous, me direz-vous).

Une autre de mes amies, quant à elle, adorerait vivre l’Amour. Mais tomber sur une personne qui respecte ses valeurs est très difficile à trouver de nos jours. Alors elle patiente, elle vit sa vie, accomplit des choses fantastiques en attendant de trouver la personne qui saura l’apprécier à sa juste valeur.

Et pour tous ceux qui sont en couple, si vous êtes heureux ainsi, profitez-en. Chérissez-vous mutuellement, et profitez de ses instants qui vous ont offerts dans l’existence. Mais dans le cas contraire, si vous restez avec une personne qui ne vous correspond pas par peur de la solitude, ou parce que vous êtes persuadés que personne d’autre ne vous aimera jamais, sachez que c’est faux. Car s’il y a bien une personne qui vous aimera toujours, et ce peu importe quand (non, je ne parle pas de ta maman), c’est toi. Aime-toi suffisamment pour te libérer de toutes ces chaînes qui t’entravent. Et surtout n’oublie pas, car comme disait Oscar Wilde :

S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie.

Thanksgiving

Thanksgiving

Aujourd’hui, jour de Thanksgiving, tous les américains sont attablés autour d’un festin, entourés de leurs proches, remerciant le ciel de tous les bienfaits que cette année passée a pu leu apporter.

Comment ? Tu ne sais pas ce qu’est Thanksgiving ? Ne bouge pas, je te fais un petit débriefing, rien que pour toi !

En 1620, fraichement débarqués du Mayflower sur le sol américain, les passagers, nommés « les pèlerins », s’intallent donc sur cette bonne terre d’Amérique. Malheureusement, le premier hiver fut très rude et la moitié des émigrants rejoignirent le Tout Puissant. Mais les survivants, qui avaient installés leur colonie sur le territoire de la tribu des Wampanoags (non, Pocahontas n’apparaîtra pas dans cette histoire), reçurent une aide inespérée de ces derniers, ce qui leur permis donc de subsister à cette période difficile. Ce geste altruiste engendra alors un traité entre les deux peuples, consistant en une entraide mutuelle.

Les indigènes transmirent tous leurs savoirs aux coloniaux, et c’est ainsi qu’à l’automne suivant, ils eurent de superbes récoltes. Pour les remercier, les pèlerins convièrent leurs bienfaiteurs à un repas de fête où il est très probable que quelques dindes sauvages en aient fait les frais… C’était là le 1er Thanksgiving de l’Histoire.

C’est le Président Georges Washington en 1789, qui invita le peuple américain à exprimer leur gratitude en ce jour d’action de grâce, ainsi qu’à remercier Dieu. Mais c’est Abraham Lincoln qui en fit une fête nationale (en 1863 précisément).


Maintenant que tu es à jour dans ton Histoire, j’aimerai prendre un moment avec toi pour se poser et apprécier ce qui nous est donné. Tout simplement.

C’est vrai quoi, dans un monde où l’on vit à 1000 à l’heure, on ne prend plus le temps d’apprécier les choses que l’on a. Et quand ce n’est pas ça, on a tendance parfois à vivre dans une sorte de convoitise constante, à vouloir toujours plus, toujours mieux. Alors que bien souvent, les choses qui nous rendent le plus heureux, nous les avons déjà.

Voilà donc une liste de petites choses auxquelles je ne pense pas forcément tous les jours, et qui pourtant me rendent heureuse au quotidien :

  • Avoir la santé, car il n’y a rien de plus important. Sans doute car ça n’a pas de prix.
  • Mon cerveau, qui m’a permise d’acquérir mes diplômes et de créer ce blog que j’adore tenir.
  • Mon corps, grâce à qui je peux vivre des aventures toujours plus folles chaque jour.
  • Mon bébé renard, qui malgré ses petites bêtises m’apporte tellement d’amour au quotidien, et de réconfort dans les moments difficiles.
  • Ma famille, avec qui j’ai vécu et vivrai encore des moments formidables, qui a toujours été là pour moi.
  • Mon chéri, qui me supporte au quotidien (et Dieu sait que ce n’est pas une mince affaire ! C’est un saint, vraiment) et m’aime fort beaucoup tout plein gros comme ça malgré mes (tout) petits défauts.

Ce n’est peut-être pas grand chose pour certains, mais pour moi ça représente tellement. Et j’ai une chance infinie d’avoir tout ça.

Si toi aussi tu es d’accord avec moi, et que tu as envie de partager ta gratitude envers la vie, pourquoi ne pas m’en parler en commentaire, ou en partageant ce petit template ci-dessous dans ta story instagram ? N’hésite pas à me mentionner (@aureliagram) pour que je puisse moi-même partager ta story !

Template Gratitude
Template Thanksgiving 2019

A bientôt jeunes gens !

Aurélia

Stop aux violences

Aujourd’hui nous sommes le 25 novembre 2019, journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Alors que ce week-end une grande partie des françaises (accompagnées d’une poignée du reste de la population de notre chère patrie) se sont rassemblées dans les rues de notre douce France pour lutter contre ce fléau, d’autres femmes continuent de subir ce calvaire car à l’heure actuelle, l’Etat et son gouvernement n’ont pu créer un contexte juridique suffisamment fort et protecteur pour venir en aide à ces victimes, principalement féminines.

Depuis le 1er janvier 2019, près de 140 femmes sont décédées sous le coup de leur mari/partenaire/concubin.

Aujourd’hui, près de 140 femmes/filles/mères/sœurs/amies/collègues ont perdu la vie, laissant derrière elles tout autant de filles/mères/sœurs/amies/collègues ou de fils/pères/frères/amis/collègues éploré(e)s.

À l’ère où la société vie et évolue à 100 à l’heure, certaines choses restent ancrées profondément, ne permettant qu’à une seule partie de la population d’aller de l’avant. Bien entendu je ne parle pas des femmes.


Comment pouvons-nous prétendre vivre dans une société civilisée et moderne quand au XXIème siècle, un nombre incalculable de femmes ne sont pas respectées ?

Car oui, il s’agit bien là d’une question de respect dans le fond. Car pour parvenir à faire du mal à une personne, à lever la main sur elle pour lui faire du mal volontairement, il faut que toute forme de respect ait disparu. La femme n’est plus un être humain mais un object, une chose que l’on considère comme nous appartenant et qui nous a déçu. C’est pourquoi certains se donnent le droit de « corriger », de « réparer » ce qui est « à eux ».

Bien entendu la violence n’est pas que physique. Elle est aussi mentale, psychologique. Une remarque déplacée, dans l’intimité ou en société, un dénigrement constant, des flots d’insultes, de la manipulation. Tous les moyens sont bons pour que l’auteur de ces agissements abjects garde le contrôle sur ce qui est « à lui ».

Bien sûr il y aura toujours de petits malins pour dire : « Si elles ne sont pas heureuses, elles n’ont qu’à partir ».

Certes. Mais pour aller où ? Car c’est là le problème le plus récurrent. Nombreuses sont les victimes qui n’avaient aucun endroit où se réfugier. Qui n’avaient plus de parents. Nombreuses sont celles qui n’en ont même pas parler à leurs parents, à leurs proches. Car elles avaient honte de se sentir si faibles, car elles avaient peur de leur geôlier. Nombreuses sont celles qui ne connaissaient pas l’existence de foyers recueillant toutes ces femmes en difficulté.

Nombreuses sont celles qui avaient peur de partir, car elles ne voulaient pas priver leurs enfants de leur père, ou parce que ce même père menaçait la vie de ses enfants si jamais elle osait partir.

La peur engourdie les sens. La peur te fait prendre des décisions si irrationnelles que parfois, elle t’amène à t’emmurer dans un silence sépulcral, et à ainsi sceller ton propre cercueil.

Alors aujourd’hui, et pour tout le reste de ma vie, je m’adresse à toutes les femmes qui subissent des violences : au premier signe de violence, PARTEZ. Et si jamais vous n’avez nulle part où aller, PARLEZ. Que ce soit à vos proches, à vos collègues, ou à des inconnus. PARLEZ.

Vous n’êtes pas seules.

N’écoutez pas ces hommes à qui vous avez pu tout donner vous bredouiller des excuses. Car rien n’est excusable dans ce qu’ils vous font subir. Tout est punissable.

Mes chères guerrières de la vie, sachez que, tout comme Juliette de Coucou Les Girls, je vous dis ceci :

  • On ne frappe pas par énervement, JAMAIS.
  • On ne viole pas par excitation, JAMAIS.
  • On ne tue pas par amour, JAMAIS.

Vous valez tellement mieux. Vous valez tellement plus. Vous êtes aimées. Et l’on s’inquiète pour vous.

Vous n’appartenez à personne, si ce n’est à vous-même.

C’est votre corps, c’est votre esprit, c’est votre vie. Aimez-vous, protégez-vous, avec autant de force que vous protégez vos enfants.

Et dites-vous que quoi qu’il arrive, il vaut mieux avoir une maman en bonne santé, qu’un papa en prison et une maman partie dans le ciel étoilé.


Prenez soin de vous.

Aurélia.

Mes expériences paranormales 👻

Etrange manifestation

La peur est la soeur de l’imagination.

Juliette et les autres, Roseline Cardinal.


This is Halloween 🎃

Vous vous êtes fait un marathon de films d’horreur et de séries fantastiques pour patienter, vous avez passé des heures à écumer la toile (la toile, Internet, Halloween, tu l’as ?) à la recherche du tuto parfait pour LE makeup de la soirée, vous avez vêtu vos plus beaux atours pour cette nuit et nous y voilà enfin ! L’heure des sorcières a sonné !

Peut-être passez-vous votre soirée seul(e) ? Ou peut-être êtes-vous avec des amis ? Quoi qu’il en soit, vous vous êtes perdu dans les méandres de mon grimoire numérique, intrigué par ce titre.

Pour vous mettre dans l’ambiance de cette soirée mémorable, laissez-moi vous conter quelques histoires frissonnantes qui me sont arrivées.

Je vous rassure, elles ne sont pas très nombreuses. Vous les comptez sur les doigts de la main. Voici pour vous ce soir, 3 histoires courtes sur des événements de mon existence que je ne comprends toujours pas à l’heure actuelle…

Alors installez-vous confortablement, le frisson est pour maintenant…


Une étrange manifestation…

La petite ville d’où je viens a ses origines qui remontent à l’Antiquité. Et il s’avère que la maison de ma grand-mère maternelle – qui y vit aussi – a été construite sur les vestiges d’un ancien cimetière romain #creepy

Depuis toute petite j’entendais souvent mes tantes parler de leur enfance au sein de cette maison, et que pas mal de choses s’y étaient déroulées. Des événements qui demeurent encore aujourd’hui inexpliqués.

Je n’avais jamais donné aucun crédit à ces histoires de famille car je ne suis absolument pas superstitieuse. JE CROIS EN CE QUE JE VOIS.

Mais ce qu’il m’est arrivé il y a quelques années m’a fait me poser énormément de questions, qui demeurent actuellement sans réponses.

Je n’ai jamais été proche de ma grand-mère, et je n’ai passé la nuit que très rarement chez elle. Deux fois exactement. Et à chaque fois il s’est passé des phénomènes étranges.

Un soir donc, je devais rester dormir chez elle. Son compagnon étant en déplacement ce soir-là, ma grand-mère décide que je dormirai avec elle. Jusqu’ici pas de soucis.

Nous sommes seules chez elle et faisons notre petite soirée tranquillement. Au moment d’aller me coucher, je me rends dans la cuisine pour boire un verre d’eau, que je me sers dans le verre que j’utilisais toujours quand j’allais chez elle. Un geste somme toute banal me direz-vous.

Après avoir bu mon verre, je le pose fermement sur la table et ma grand-mère, déjà couchée, me demande de faire un peu plus attention pour ne pas risquer de casser le verre. J’éteins les lumières derrière moi et monte les escaliers pour me rendre dans la chambre.

En entrant, la seule chose que je vis fut, posé sur la table de chevet, le même verre d’eau avec les quelques gouttes dans le fond.

Ma grand-mère n’a que des verres dépareillés.


Des cris dans la nuit…

Quelques années plus tard, dans cette même maison, je devais dormir une fois de plus (de trop ?) chez mon aïeule. Son compagnon était encore en déplacement, alors ma grand-mère et moi étions seules chez elle. Et comme j’avais bien grandi, la presque adulte que j’étais préférait dormir dans la chambre d’ami située juste à côté de la sienne (autant profiter du grand lit pour moi toute seule).

Cette nuit-là, je ne sais pas pourquoi, je ne parvenais pas à m’endormir et je n’arrêtais pas de me retourner dans mes draps. Et c’est à une heure avancée de la nuit que, soudain, provenant de la cuisine, j’entendis un homme et une femme se disputer violemment.

Étrange. Je n’avais pas entendu ma grand-mère se lever alors que j’étais pourtant bien éveillée, et je n’avais pas non plus remarqué que son compagnon était rentré plus tôt que prévu de son déplacement.

Les cris continuèrent de s’élever pendant de longues minutes sans que je ne comprenne pour autant la teneur de la dispute. Les mots me semblaient étranges, mais je mettais mon incompréhension sur le fait que plusieurs portes closes me séparaient du lieu de l’altercation.

D’un coup, j’entendis un bruit sourd, puis tout se calma. Je m’inquiétais immédiatement pour ma grand-mère et j’espérais sincèrement que son compagnon n’avait pas été violent avec elle. Alors je décidais de me lever pour vérifier que tout allait bien.

En bas des escaliers, j’entendis les mêmes voix chuchoter à travers la porte de la cuisine tenue close, un raie de lumière filtrait par dessous. Et plus je me rapprochais, et plus j’étais intriguée car les mots que je distinguais avaient des connotations latines très prononcées. La latiniste que je suis sait reconnaître du latin quand elle en entend.

Mais au moment où je l’ouvris, la lumière s’éteignit brusquement.

Je rallumais immédiatement et examinais la pièce : j’étais seule. Aussitôt je rebroussais chemin et me rendais dans la chambre de ma grand-mère. Je la vis endormie paisiblement dans le fond de son lit.

– Mamie ? Patrick (son compagnon) n’est pas là ?

– Mais allons ! Tu sais bien qu’il est en déplacement au Maroc !

– Mais tu t’es disputé avec qui il y a quelques minutes dans la cuisine ?

– Je n’ai pas bougé de mon lit, Chérie.


Noir comme la nuit…

L’année de mes 8 ans, mon père est devenu chauffeur routier à l’internationale et partait à la semaine. Il ne rentrait donc à la maison que le week-end et c’est ma mère qui nous élevait, mon frère, ma sœur et moi.

Ce jour-là, j’avais 11 ans, mon frère Rémi 9 et ma sœur Julia 3. Nous étions en train de prendre le petit déjeuner en famille, mais le faisions dans le silence car cette période de l’année était particulièrement difficile pour ma mère. En effet, deux ans auparavant, à cette même époque, mon arrière-grand-mère Yvette, la femme qui l’avait élevée et qu’elle aimait plus que tout, était décédée.

En plein milieu du repas, ma petite sœur, depuis sa chaise haute, posa sa tartine et lança de sa petite voix :

– Cette nuit j’ai vu Mémère, elle est venue me faire un bisou. Et j’ai même pu jouer avec son petit chien. Elle l’a appelé Noirot parce qu’il est tout noir !

Mon frère et moi avons ri en pensant que ma petite sœur avait rêvé tellement fort qu’elle s’était persuadée que c’était la réalité, surtout que nous n’avions jamais eu connaissance de l’existence de ce chien.

C’est quand je vis ma mère blêmir que je compris que quelque chose n’allait pas. Elle demanda à ma sœur :

– Qu’est-ce que tu racontes ?

– Mémère est venue me voir cette nuit pour que je joue avec son chien. Et elle m’a dit qu’elle s’appelait comme moi.

Ma mère se mit à pleurer et au bout de quelques secondes, elle nous apprit que quand mon arrière-grand-mère avait alors cinquante ans, elle avait adopté un petit chien, noire comme la nuit, qu’elle avait appelé Noirot. Et qu’Yvette était un surnom qu’on lui avait toujours donné, que son vrai prénom était Julia.

Tous les matins, pendant une semaine, ma sœur nous racontait que durant la nuit elle avait joué avec le petit chien pendant qu’Yvette lui chantait des chansons.


Mes petites histoires vous laissent pantois ? J’en suis restée interdite pendant un moment moi aussi quand je les ai vécues.

Je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. Est-ce le produit de mon imagination ou bien la manifestation d’entités invisibles à nos yeux ? Nous ne le saurons jamais…

Bonne nuit chers lecteurs, et n’oubliez pas de regarder sous votre lit avant de vous endormir…

Aurélia.

Lookbook d’Halloween

Lookbook d'Halloween

5 looks inspirés des méchants Disney 😈

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Comment allez-vous en ce samedi rayonnant ? 🤗 Il y a quelques temps je trainais sur Internet à la recherche de vêtements sur le thème d’Halloween, je me suis dit que ce serait trop bien de pouvoir porter des vêtements inspirés des méchants Disney, histoire d’allier mon amour pour Halloween et ma fascination pour cet univers fantastique ✨

C’est donc tout naturellement que je suis tombée sur les déguisements (plus ou moins) officiels de nos bad characters préférés et là : je suis tombée des nues ! My God ! Les prix ! 😱

Alors mon petit cerveau a commencé à tourner à plein régime. Hors de question de claquer 1/6 de mon salaire dans une tenue que je ne mettrai qu’une fois dans l’année ! Et c’est là que m’est venue une idée 💡

Pourquoi ne pas utiliser des pièces déjà existantes dans ma garde-robe pour créer ma propre tenue inspirée de nos ennemis favoris ? Utiliser des pièces que l’on possède déjà et les mixer de sorte à donner un style totalement différent, histoire de garder notre argent (c’est ce qu’on pourra mettre dans notre tournée générale de Bloody Mary le soir d’Halloween 🍹) !

Avant de vous laisser avec ma petite sélection, je tiens à préciser que j’ai fait en sorte de créer ces tenues avec des vêtements que l’on aurait facilement tendance à déjà posséder. L’idée ici est de donner un second souffle à nos vêtements, en aucun cas de vous pousser à acheter !

Mais pour celles qui souhaiteraient craquer, tous les liens sont en dessous de chaque lookbook 😉 Enjoy !


Le Capitaine Crochet

Ici je suis partie sur une tenue relativement simple : un pantalon noir, une paire de cuissardes de la même couleur, une blouse et une veste rouge style blaser. Le côté pirate est rendu possible grâce aux accessoires : un pirate porte beaucoup de bijoux d’abord, et le corset donne un côté sexy à la tenue ! Le tricorne vient donner la petite touche finale au look ! 😉

Je suis restée sur les tons rouge et noir pour coller au style du Capitaine Crochet, mais rien ne vous empêche de troquer le rouge contre le marron pour vous voir transformée en Capitaine Jack Sparrow !


Ursula

Pour ce qui est de la sorcière des mers, la tenue est composée de nettement moins d’articles. Mais en même temps, ne dit-on pas « Less is more » ?

Une robe violette longue et vaporeuse pour rappeler le mouvement des tentacules, un perfecto pour le petit côté mauvaise fille, une paire de sandales à talons pour une touche girly, et des bijoux sur le thème de la mer. Hop ! Le tour est joué !


Maléfique

Ici, on part sur un presque total look black ! Une robe en cuir pour réveiller la bad girl qui sommeil en nous, les épaules dénudées et les manches bouffantes pour rappeler le côté Belle au bois dormant (car il ne faut tout de même pas oublier la princesse qui sommeille en nous 👸🏻). Les escarpins à bouts pointus pour rappeler le côté « agressif » de Maléfique, et le corbeau comme clin d’œil à son acolyte. L’étole violette est là comme le petit détail qui vient apporter tout le chic à la tenue ✨


Cruella

Cruella a – on peut le dire – un look d’enfer ! Hormis son obsession pour la fourrure de nos adorables compagnons à 4 pattes, il faut dire qu’elle est au summum du chic !

Alors, pour copier son style, une longue robe noir fendue sur la cuisse pour plus de féminité, des escarpins rouges pour le côté femme fatale, des gants et des perles pour le côté distingué, et un manteau de fourrure, car il est impossible d’y couper quand on veut se mettre dans sa peau ! Bien entendu, la fourrure synthétique est ici notre amie ! Car si le style de cette grande dame pousse à la contemplation, nous nous passerons fort bien de son obsession pour les fourrures authentiques !

Hadès

Quoi de mieux en cette nuit sombre que de se glisser dans la peau du dieu des Enfers ? Hades est pour moi un incontournable !

Alors pour un look aussi d’enfer que notre divinité préférée, rien de tel qu’une robe grise assez ample en guise de toge, une perfecto bleu par dessus pour rappeler ses cheveux de feu, des talons cloutés un côté dangereux et implacable, et des bijoux dorés agrémentés de perles pour rappeler la Grèce.


Ce lookbook vous a-t-il plu ? Quelle est la tenue qui vous a faite craquer ? 🥰

Aurélia.

« Les mémoires de Zeus », Maurice Druon

La mélancolie est à l’âme ce que l’hiver est aux champs. Elle dessèche, elle enfouit, elle tue, mais pour permettre à de nouveaux germes de lever. Elle est labour et gestation.

Les mémoires de Zeus, Maurice Druon

Les Mémoires de Zeus, de Maurice DRUON, et publié aux éditions Bragelonne, est un livre retraçant la vie du dieu grec Zeus. Même si ce cher Mr DRUON fait partie de l’académie française, cette œuvre est loin d’être comme les manuels d’histoires que tu as pu te coltiner durant tes longues années de scolarité (ou que tu te coltines encore, qui sait ?). En effet, l’auteur s’est glissé dans la peau de Zeus, si bien que nous, lecteur, sommes persuadés d’avoir affaire à la divinité en personne. Un point de vue plus qu’appréciable quand on se rend compte du but recherché.

Résumé :

« A ceux qui pensent que vivre pour un Dieu est aisé, je dis : « Détrompez-vous ». Aux mortels qui croient que notre vie n’est que volupté et délices, je dis : « Apprenez de votre erreur ». Ayant échappé à l’infanticide, j’ai grandi seul, caché sur une île. Je suis devenu homme et, guidé par ma grand-mère Gaia, j’ai concocté un plan afin de renverser mon père, Cronos, maître de l’Olympe. Seul, j’ai appris la vie, l’amour, la mort et la colère. J’ai levé une armée, j’ai réveillé les géants, j’ai libéré mes frères et mes sœurs. J’ai accompli mon destin ! Moi, Zeus, roi des dieux, dieu des rois, je vais vous conter mon histoire… »

Voyons voir ça…

Étant déjà férue de mythologie et quelque peu calée en la matière, je peux vous assurer que cet ouvrage vous fera découvrir la mythologie grecque de façon ludique car il se présente sous la forme d’un roman d’aventure. Ce semblant d’autobiographie pourra en ravir plus d’un !

A travers cette fausse autobiographie, l’auteur nous retrace les plus grands mythes du panthéon grec : la naissance du monde, la mort de Cronos, l’accession de Zeus au pouvoir, le châtiment de Prométhée, etc. C’est un véritable régal pour tous les amoureux de mythologie car on y apprend de nombreuses choses qui ont été très (trop ?) souvent tues par les manuels scolaires (ou pas d’ailleurs). En effet, le nombre effarant de détails jusque là ignorés du grand public sont une preuve irréfutable de la grande érudition de Maurice Druon.

Le large panel de divinités allégrement dépeintes et analysées par l’auteur nous accompagne tout au long du livre et nous aide à comprendre pourquoi ces dieux ont été autrefois si importants pour l’homme.

Mais halte là ! Ne va pas croire qu’il ne s’agit là que d’un banal retour aux sources, un petit dépoussiérage de la mémoire du monde. Que nenni !

Tout est utile à l’homme, et surtout ses souvenirs, lorsqu’il est livré au péril des forces inconnues et de ses propres désordres. Les mythes constituent la mémoire collective de l’humanité. Parmi les questions que l’avenir nous pose, il en est certainement auxquelles le passé a déjà répondu

En s’exprimant à travers la voix du roi de l’Olympe, Maurice (oui je l’appelle par son petit nom, nous sommes intimes lui et moi) tente de nous fournir une analyse de notre mode de vie actuel mais aussi de nos inquiétudes telles que la peur de la mort, la disparition progressive de toute forme de spiritualité, la tendance frappante à l’autodestruction. Et pour aller pus loin, au-là de la narration de l’histoire des dieux oubliés, c’est aussi pour moi l’histoire des hommes qui nous est racontée.

N’hésite pas à m’étaler tes connaissances mythologiques dans les commentaires, ou même à débattre sur le travail de l’auteur 😉

Aurélia.

Surmonter les épreuves

Les épreuves des autres sont toujours banales. Et les nôtres sont forcément terribles.

OYEZ ! OYEZ !

Sur cette intro passée de mode (sans blague ?), je viens vous parler aujourd’hui d’un sujet vraiment important et des plus sérieux. Promis, vous ne partirez pas en dépression suite à la lecture de cet article !

En ce jeudi 3 octobre bien frissonnant, se tient la journée internationale des personnes handicapées. Si vous me suivez sur Instagram (@aureliagram), vous savez sûrement qu’en parallèle de mes études, je m’occupe d’une ado en fauteuil atteinte d’une maladie grave. Maladie à laquelle il n’existe pas encore de remède, soit dit en passant.

« OK, c’est vraiment triste pour elle, mais où est le rapport avec le titre de ton article ? » J’y viens.

6 heures par semaine, je me rends chez elle et je m’en occupe. Je lui change les idées, etc. Certains voient là une sorte de baby-sitting pour grand enfant, mais c’est bien plus que ça. Car même si sur mon contrat de travail j’occupe le poste de « Dame de compagnie » (eh ouais, je suis au service d’une princesse les gars), c’est bien plus que ça. Je la coiffe, je l’emmène faire les magasins, je l’accompagne au cinéma, à des concerts, je la maquille. Mais surtout : JE LUI CHANGE LES IDÉES.

Oui, c’est ma mission la plus importante quand je suis auprès d’elle. Pour la simple et bonne raison que sa vie est loin d’être facile. Pour vous donner une idée, cette jeune fille a fêté ses 16 ans en février, et elle passe le plus clair de son temps allongée dans son lit, ou assise dans son fauteuil. Elle a des crises de douleur à de nombreuses reprises dans la journée, et il y a même des jours où c’est en continue. Et les médicaments qu’elle prend ne sont même pas suffisant pour masquer la douleur. On ne peut que l’atténuer, mais pas la faire disparaître… Elle ne peut pas accomplir les tâches du quotidien seule, aussi simples soient-ils, car ses membres ne lui répondent presque plus. Ils tremblent sans cesse. Alors imaginez tenir une fourchette ou un verre dans ces conditions ? Elle ne peut pas non plus lire car sa vue c’est énormément détériorée, et par conséquent elle ne va pas à l’école, donc pour les relations sociales on repassera. Les seules personnes qu’elle fréquente sont les membres de sa famille, le personnel de santé, et moi bien entendu.

Et là je suppose que vous vous demandez si cette foutue maladie est présente depuis toujours ? Pour répondre à votre question : oui et non. Oui car elle est là de naissance, et non car elle ne s’est déclarée que plusieurs années après. Donc elle a connu une vie normale et aujourd’hui, du haut de ses 16 ans, elle voit les jeunes de son âge vivre leur vie et elle ne peut s’empêcher de comparer sa vie à la leur.

Et moi ça me fend le cœur.

Alors quand je vais la voir, c’est un festival de bonnes ondes, de smile, et d’idioties en tout genre qui s’abat sur elle. Et quand je l’entends rire je me dis que j’ai réussi mon pari.

Mais si j’écris cet article ce n’est certainement pas pour faire pleurer dans les chaumières. Mais bel et bien car cette enfant est pour moi un modèle. C’est tous les jours qu’elle me donne une leçon de vie. Si vous saviez à quel point elle surmonte son handicap, avec une telle force ! Elle force l’admiration, et j’aimerai être aussi forte qu’elle.

Quand je repense au nombre de fois où je me suis plainte et apitoyée sur mon sort alors que mes galères n’étaient que des peccadilles comparées à tout ce qu’elle vit. Et au quotidien ! Alors que personnellement, il m’arrive une galère ou deux de temps en temps, mais le reste du temps je mène une existence relativement sympathique.

Voici la liste des choses que j’ai apprises à son contact :

  • Pleurer sur les évènements tragiques ne les rendra pas plus heureux.
  • Ressasser le passé ne changera pas le présent.
  • Sourire à la vie pour qu’elle nous sourisse en retour.
  • Faire preuve de courage nous permet de toujours nous surpasser.
  • Se plaindre ne règlera pas le problème, mais prendre des décisions et agir, si.

Quand j’étais petite (et que je n’étais pas grande), ma mère m’avait déjà inculquée ses préceptes. Et même si je les avais retenus, ce n’est qu’au contact de cette jeune lionne que j’en ai vraiment saisi toute l’ampleur.

D’où le fait que je mette un point d’honneur à lui changer les idées quand je vais lui rendre visite. Je lui dois bien ça. Elle m’a tellement appris. Et elle continue de m’en apprendre chaque jour !

Alors cessons de nous arrêter sur les broutilles que la vie pose ça et là sur notre chemin, et concentrons-nous plutôt sur les cadeaux que l’existence nous a faits : la santé, l’indépendance, la paix, l’amour, la famille et les amis. Faisons comme elle et soyons forts !

Bonne journée à vous les copains, et je vous souhaite de vivre la meilleure des vies !

Aurélia.