« Le crime d’Halloween », Agatha Christie

Avez-vous déjà eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ?

Les faits divers sont toujours une bonne occasion de spéculer et de laisser libre court à son imagination quant au déroulement des mystérieux événements. Mais quelle serait votre réaction si vous assistiez à l’un d’entre eux ?

Je parcourais ma bibliothèque à la recherche de ma prochaine lecture quand mes yeux se sont posés sur ce petit bijou. Je me suis alors rappelée que je vous en avais un peu parlé sur mon compte Instagram, mais que j’avais totalement oublié de vous en faire la chronique ! Honte à moi, je vous l’accorde !

Halloween approche à grand pas, et entre mes révisions de droit pénal et les threads horreur de Youtubeurs, je me suis dit qu’une chronique sur ce roman serait parfaite !

Edité initialement sous le titre de « La fête du potiron », c’est en 1999 qu’il paraît sous le titre que nous lui connaissons aujourd’hui. Paru aux éditions Le Livre de Poche et écrit par la célèbre Agatha Christie, ce roman policier est tout à fait captivant !

Le 31 octobre, les sorcières s’envolent sur leur manche à balai : c’est Halloween, la fête du potiron.
A cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les « plus de onze ans. » Les enfants participent aux préparatifs, sous l’œil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme. « Savez-vous que j’ai eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ? « se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus qu’inventer pour se rendre intéressante.
La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception. Tous les enfants ? C’est en rangeant la maison, après le départ des invités, qu’on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque. Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

Un héro bien connu

Bien que le roman s’ouvre sur une fête d’enfants ayant tourné au désastre, ce n’est véritablement qu’à l’apparition du plus célèbre enquêteur britannique que notre histoire commence. Fort de son expérience passée, sa réputation le précède toujours. L’une de ses amies, chaperon lors de cette nuit fatidique, et bouleversée par le sort tragique de la victime, fait appel à lui, persuadée qu’il fera mouche ici aussi.

On suit donc Hercule Poirot tout le long de son enquête. Celui-ci enchaîne les visites auprès des personnes présentes la nuit du meurtre et, sous ses airs de gentleman, fait preuve d’un esprit vif et d’une grande intelligence. En tant que lectrice j’étais parfois moi-même désarçonnée par ses interrogatoires, tant ses questions me paraissaient totalement à côté de la plaque. Au fil des pages, mes hypothèses sont toutes tombées à l’eau une à une. Et au fur et à mesure que je désespérais de ne pas avoir la moindre idée sur l’identité du meurtrier, j’avais l’impression que ce buveur de thé se moquait de moi car plus il posait de questions, et plus il prenait confiance en lui. Ce qui me laissait d’autant plus perplexe.

Il n’était pas dans les habitudes d’Hercule Poirot d’avoir recours à l’opinion d’autrui.

De la vraisemblance

On est loin des affaires tirées par les cheveux où il se passe toujours des rebondissements presque impossibles à croire. Dans ce roman policier, l’auteure nous donne vraiment l’impression que toute ceci s’est réellement déroulé. J’ai beaucoup apprécié le fait que la personne découvrant la scène de crime soit une écrivaine, spécialisée dans l’écriture de romans policiers, et amie de l’enquêteur, qui fasse appel à lui. C’est un clin d’œil à la vie d’Agatha Christie qui s’est amusée à s’identifier à ce personnage.

En plus de ça, l’ambiance du roman so British est réellement revigorante. En lisant cette œuvre, je me suis vraiment sentie plongée dans l’enquête, m’imaginant siroter une tasse de thé et dégustant des petits biscuits avec des voisines me faisant part des derniers ragots.

Quand il s’agit d’un meurtre, il n’est jamais méchant d’expliquer ce qu’était la victime, répliqua Hercule Poirot. C’est absolument nécessaire. La personnalité de la victime est la cause directe de bien des meurtres.

Une enquête bien ficelée

Dans les enquêtes policières que j’ai l’habitude de lire, l’intrigue n’a qu’une seule source. Ici, l’intrigue est comme un arbre dont sa ramure est autant de raisons pour le coupable d’avoir commis son crime. Le plus compliqué pour l’enquêteur (et le lecteur) est qu’il a fallu aller chercher les réponses dans le passé mais aussi le présent des habitants de ce petit village, et que les mobiles étaient diverses.

Ce n’est que quand le héro lui-même explique au meurtrier comment il a réussi à remonter jusqu’à lui que le lecteur comprend lui aussi. Ce n’est donc qu’après coup que l’on se rend compte que tous les éléments étaient sous notre nez depuis le début… .

Tout événement présent a un passé. Un passé qui fait encore partie du présent, mais qui existait déjà hier ou le moi, l’année précédente.


🦊🦊🦊🦊/5

Vous l’aurez compris, j’ai particulièrement aimé cette lecture. Ca change de ce que je lis d’habitude, mais étant donné que nous sommes en plein dans la période du #PumpkinAutumnChallenge , je me suis dit que ce roman serait parfait pour l’occasion ! Vous participez à ce challenge ?

On se retrouve très bientôt pour un nouvel article ! En attendant, je vous invite à me rejoindre sur Instagram : @aureliagram

Ou encore à vous rendre sur un de mes précédents articles, en attendant !

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