Stop aux violences

Aujourd’hui nous sommes le 25 novembre 2019, journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Alors que ce week-end une grande partie des françaises (accompagnées d’une poignée du reste de la population de notre chère patrie) se sont rassemblées dans les rues de notre douce France pour lutter contre ce fléau, d’autres femmes continuent de subir ce calvaire car à l’heure actuelle, l’Etat et son gouvernement n’ont pu créer un contexte juridique suffisamment fort et protecteur pour venir en aide à ces victimes, principalement féminines.

Depuis le 1er janvier 2019, près de 140 femmes sont décédées sous le coup de leur mari/partenaire/concubin.

Aujourd’hui, près de 140 femmes/filles/mères/sœurs/amies/collègues ont perdu la vie, laissant derrière elles tout autant de filles/mères/sœurs/amies/collègues ou de fils/pères/frères/amis/collègues éploré(e)s.

À l’ère où la société vie et évolue à 100 à l’heure, certaines choses restent ancrées profondément, ne permettant qu’à une seule partie de la population d’aller de l’avant. Bien entendu je ne parle pas des femmes.


Comment pouvons-nous prétendre vivre dans une société civilisée et moderne quand au XXIème siècle, un nombre incalculable de femmes ne sont pas respectées ?

Car oui, il s’agit bien là d’une question de respect dans le fond. Car pour parvenir à faire du mal à une personne, à lever la main sur elle pour lui faire du mal volontairement, il faut que toute forme de respect ait disparu. La femme n’est plus un être humain mais un object, une chose que l’on considère comme nous appartenant et qui nous a déçu. C’est pourquoi certains se donnent le droit de « corriger », de « réparer » ce qui est « à eux ».

Bien entendu la violence n’est pas que physique. Elle est aussi mentale, psychologique. Une remarque déplacée, dans l’intimité ou en société, un dénigrement constant, des flots d’insultes, de la manipulation. Tous les moyens sont bons pour que l’auteur de ces agissements abjects garde le contrôle sur ce qui est « à lui ».

Bien sûr il y aura toujours de petits malins pour dire : « Si elles ne sont pas heureuses, elles n’ont qu’à partir ».

Certes. Mais pour aller où ? Car c’est là le problème le plus récurrent. Nombreuses sont les victimes qui n’avaient aucun endroit où se réfugier. Qui n’avaient plus de parents. Nombreuses sont celles qui n’en ont même pas parler à leurs parents, à leurs proches. Car elles avaient honte de se sentir si faibles, car elles avaient peur de leur geôlier. Nombreuses sont celles qui ne connaissaient pas l’existence de foyers recueillant toutes ces femmes en difficulté.

Nombreuses sont celles qui avaient peur de partir, car elles ne voulaient pas priver leurs enfants de leur père, ou parce que ce même père menaçait la vie de ses enfants si jamais elle osait partir.

La peur engourdie les sens. La peur te fait prendre des décisions si irrationnelles que parfois, elle t’amène à t’emmurer dans un silence sépulcral, et à ainsi sceller ton propre cercueil.

Alors aujourd’hui, et pour tout le reste de ma vie, je m’adresse à toutes les femmes qui subissent des violences : au premier signe de violence, PARTEZ. Et si jamais vous n’avez nulle part où aller, PARLEZ. Que ce soit à vos proches, à vos collègues, ou à des inconnus. PARLEZ.

Vous n’êtes pas seules.

N’écoutez pas ces hommes à qui vous avez pu tout donner vous bredouiller des excuses. Car rien n’est excusable dans ce qu’ils vous font subir. Tout est punissable.

Mes chères guerrières de la vie, sachez que, tout comme Juliette de Coucou Les Girls, je vous dis ceci :

  • On ne frappe pas par Ă©nervement, JAMAIS.
  • On ne viole pas par excitation, JAMAIS.
  • On ne tue pas par amour, JAMAIS.

Vous valez tellement mieux. Vous valez tellement plus. Vous êtes aimées. Et l’on s’inquiète pour vous.

Vous n’appartenez à personne, si ce n’est à vous-même.

C’est votre corps, c’est votre esprit, c’est votre vie. Aimez-vous, protégez-vous, avec autant de force que vous protégez vos enfants.

Et dites-vous que quoi qu’il arrive, il vaut mieux avoir une maman en bonne santé, qu’un papa en prison et une maman partie dans le ciel étoilé.


Prenez soin de vous.

Aurélia.

3 Comments on “Stop aux violences”

  1. Merci pour cet article criant de vĂ©ritĂ© et tellement vĂ©ridique sur les violences conjugales! Est- ce que je peux vous demander l’autorisation de le reproduire et le publier sur mon blog, dans ma catĂ©gorie « article invitĂ© », en mentionnant bien sĂ»r votre blog et avec un lien vers votre blog. Merci Ă  vous.

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