« Le crime d’Halloween », Agatha Christie

Avez-vous déjà eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ?

Les faits divers sont toujours une bonne occasion de spéculer et de laisser libre court à son imagination quant au déroulement des mystérieux événements. Mais quelle serait votre réaction si vous assistiez à l’un d’entre eux ?

Je parcourais ma bibliothèque à la recherche de ma prochaine lecture quand mes yeux se sont posés sur ce petit bijou. Je me suis alors rappelée que je vous en avais un peu parlé sur mon compte Instagram, mais que j’avais totalement oublié de vous en faire la chronique ! Honte à moi, je vous l’accorde !

Halloween approche à grand pas, et entre mes révisions de droit pénal et les threads horreur de Youtubeurs, je me suis dit qu’une chronique sur ce roman serait parfaite !

Edité initialement sous le titre de « La fête du potiron », c’est en 1999 qu’il paraît sous le titre que nous lui connaissons aujourd’hui. Paru aux éditions Le Livre de Poche et écrit par la célèbre Agatha Christie, ce roman policier est tout à fait captivant !

Le 31 octobre, les sorcières s’envolent sur leur manche à balai : c’est Halloween, la fête du potiron.
A cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les « plus de onze ans. » Les enfants participent aux préparatifs, sous l’œil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme. « Savez-vous que j’ai eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ? « se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus qu’inventer pour se rendre intéressante.
La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception. Tous les enfants ? C’est en rangeant la maison, après le départ des invités, qu’on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque. Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

Un héro bien connu

Bien que le roman s’ouvre sur une fête d’enfants ayant tourné au désastre, ce n’est véritablement qu’à l’apparition du plus célèbre enquêteur britannique que notre histoire commence. Fort de son expérience passée, sa réputation le précède toujours. L’une de ses amies, chaperon lors de cette nuit fatidique, et bouleversée par le sort tragique de la victime, fait appel à lui, persuadée qu’il fera mouche ici aussi.

On suit donc Hercule Poirot tout le long de son enquête. Celui-ci enchaîne les visites auprès des personnes présentes la nuit du meurtre et, sous ses airs de gentleman, fait preuve d’un esprit vif et d’une grande intelligence. En tant que lectrice j’étais parfois moi-même désarçonnée par ses interrogatoires, tant ses questions me paraissaient totalement à côté de la plaque. Au fil des pages, mes hypothèses sont toutes tombées à l’eau une à une. Et au fur et à mesure que je désespérais de ne pas avoir la moindre idée sur l’identité du meurtrier, j’avais l’impression que ce buveur de thé se moquait de moi car plus il posait de questions, et plus il prenait confiance en lui. Ce qui me laissait d’autant plus perplexe.

Il n’était pas dans les habitudes d’Hercule Poirot d’avoir recours à l’opinion d’autrui.

De la vraisemblance

On est loin des affaires tirées par les cheveux où il se passe toujours des rebondissements presque impossibles à croire. Dans ce roman policier, l’auteure nous donne vraiment l’impression que toute ceci s’est réellement déroulé. J’ai beaucoup apprécié le fait que la personne découvrant la scène de crime soit une écrivaine, spécialisée dans l’écriture de romans policiers, et amie de l’enquêteur, qui fasse appel à lui. C’est un clin d’œil à la vie d’Agatha Christie qui s’est amusée à s’identifier à ce personnage.

En plus de ça, l’ambiance du roman so British est réellement revigorante. En lisant cette œuvre, je me suis vraiment sentie plongée dans l’enquête, m’imaginant siroter une tasse de thé et dégustant des petits biscuits avec des voisines me faisant part des derniers ragots.

Quand il s’agit d’un meurtre, il n’est jamais méchant d’expliquer ce qu’était la victime, répliqua Hercule Poirot. C’est absolument nécessaire. La personnalité de la victime est la cause directe de bien des meurtres.

Une enquête bien ficelée

Dans les enquêtes policières que j’ai l’habitude de lire, l’intrigue n’a qu’une seule source. Ici, l’intrigue est comme un arbre dont sa ramure est autant de raisons pour le coupable d’avoir commis son crime. Le plus compliqué pour l’enquêteur (et le lecteur) est qu’il a fallu aller chercher les réponses dans le passé mais aussi le présent des habitants de ce petit village, et que les mobiles étaient diverses.

Ce n’est que quand le héro lui-même explique au meurtrier comment il a réussi à remonter jusqu’à lui que le lecteur comprend lui aussi. Ce n’est donc qu’après coup que l’on se rend compte que tous les éléments étaient sous notre nez depuis le début… .

Tout événement présent a un passé. Un passé qui fait encore partie du présent, mais qui existait déjà hier ou le moi, l’année précédente.


🦊🦊🦊🦊/5

Vous l’aurez compris, j’ai particulièrement aimé cette lecture. Ca change de ce que je lis d’habitude, mais étant donné que nous sommes en plein dans la période du #PumpkinAutumnChallenge , je me suis dit que ce roman serait parfait pour l’occasion ! Vous participez à ce challenge ?

On se retrouve très bientôt pour un nouvel article ! En attendant, je vous invite à me rejoindre sur Instagram : @aureliagram

Ou encore à vous rendre sur un de mes précédents articles, en attendant !

« LE SCORPION – 3. La croix de Pierre », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens

L’homme peut parfois avoir des réactions démesurées. C’est pourquoi je vous conseille vivement de ne jamais détruire le but qu’un homme a cherché toute sa vie et qu’il touche enfin du doigt. Car sa colère sera sans limite.

Tel est le fil conducteur de ce 3ème opus de cette BD que vous connaissez tous maintenant. En même temps, que ce soit ici ou sur Instgram (@aureliagram), je n’arrête pas de vous en parler ha ha. Vous n’en avez pas marre de moi d’ailleurs ?

Des relations fructueuses

Au cours de cette nouvelle aventure, notre héro met à l’épreuve les relations qu’il a forgées au fil du temps de part sa profession d’archéologue. Ayant ses entrées dans les maisons des personnes les plus puissantes de Rome (avoir une jolie gueule d’ange quand on fréquente des matrones romaines esseulées, ça peut avoir son avantage…), il peut ainsi obtenir des informations confidentielles sur son ennemi. Plutôt malin le mec ! Comme quoi il est important, et ce à plus d’un titre, de savoir lier l’utile à l’agréable !

Tandis que notre héros avance ses pions avec succès sur l’échiquier, dans l’autre camp, ce n’est pas du tout la même chanson. En effet, l’ennemi commence à essuyer de sérieux revers et ses alliés montrent peu à peu un tout autre visage. Pensant s’être entouré de moutons faciles à guider, Trebaldi prend conscience qu’il est en vérité cerné par des loups affamés. De plus, ayant été déçu par certaines personnes, de nouveaux protagonistes font leur apparition pour proposer leurs services… Mais sont-ils dignes de confiance ?

Dans la vie, il existe deux voies : celle de la joie, et celle de la peur. Un scorpion n’a pas peur. Ce qu’il ne peut supporter, c’est qu’on vienne le provoquer.

Des tentatives désespérées

Repoussé depuis trop longtemps dans ses retranchements, notre fougueux épéiste tente un coup d’éclat avec pour but de révéler la machination mise au point par Trebaldi. Aveuglé par sa haine, notre héro se rendra compte un peu tard qu’il n’aura pas choisi le meilleur timing pour agir, ce qui peut potentiellement lui coûter très cher.

Mais son ennemi n’est pas du genre à se laisser faire. Bien au contraire. Fou de rage devant cette vaine tentative, il prend alors une décision radicale et envoie ses sbires accomplir une mission qui amènera nos deux personnages à un point de non retour. Cette nouvelle situation, encore plus périlleuse pour le Scorpion, ne fera qu’approfondir sa haine envers Trebaldi.

Dans la vie, il existe deux sentiments. Celui de la confiance et celui de la culpabilité. Quoi qu’il fasse, un scorpion ne se sent jamais coupable. Un scorpion n’a confiance qu’en une seule chose : sa capacité à survivre !

Un retour aux origines

Comme on le dit souvent, ce n’est pas parce que l’ennemi a gagné une bataille que l’on a perdu la guerre. Après son coup d’éclat raté, le Scorpion s’est retiré dans l’une de ses cachettes pour analyser la situation et préparer sa revanche. Il apparaît que son ennemi est dorénavant plus fort que jamais, et qu’il sera encore plus difficile que prévu de le faire tomber. Néanmoins, cette situation désespérée ne retire pas au héros sa volonté. Bien au contraire. Toujours poussé par sa soif de justice, il est plus déterminé que jamais à faire éclater la vérité.

Mais ce repli n’est pas de tout repos. Car bientôt les hommes de mains de Trebaldi parviennent à mettre la main sur lui, ainsi que sur celle qui l’accompagne maintenant: Méjaï. Heureusement pour eux, ils parviendront à s’échapper d’une façon aussi ironique qu’hasardeuse. Sautant du haut d’une tour d’une forteresse pour plonger dans les eaux du lac l’environnant, le Scorpion réitère ainsi la façon dont il avait pu échapper à ses ennemis alors qu’il était enfant. Une façon tout à fait inattendue de boucler la boucle. En tant que lecteur, on commence à comprendre que l’histoire se répète.

L’homme est un animal étrange… Une bête sauvage ne pleure pas la mort de sa victime avant de la dévorer. Un troupeau ne se laisse pas dépecer par ses propres chefs. C’est le mystère humain : proie de ses propres prédateurs.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Si vous n’êtes toujours pas convaincu par cette pépite, je ne sais pas quoi faire de plus ! On se retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique ! J’en ai plusieurs en attente, et je vous avoue que je ne sais pas par laquelle commencer… Ce sera donc la surprise !

Aurélia

Jette un œil à mes autres articles !

« LE SCORPION – 2. Le secret du Pape », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Les superstitions, même infondées, sont souvent une arme redoutable permettant de faire déplacer des montagnes. L’Histoire nous en a apporté la preuve plus d’une fois : des femmes atteintes d’épilepsie accusées de sorcellerie, des génocides basées sur des croyances sans fondements,… Dieu merci, grâce à l’avancée de la science, nous pouvons désormais nous vanter de vivre dans une période « éclairée ». Mais imaginez les conséquences dramatiques que peuvent avoir des croyances insensées dans un siècle plus sombre où la science est presque inexistante ?

Bien le bonsoir jeunes gens !

Sur mon Instagram, mon post sur le 1er tome de la saga du Scorpion vous a énormément plu, et ça me fait vraiment très plaisir ! Aujourd’hui je reviens vers vous pour vous parler du tome 2 : Le secret du Pape ! Toujours publiée chez la maison d’édition Dargaud, les auteurs nous régalent avec le second opus de cette BD.

Un passé qui se répète

Lors de l’ouverture du 1er tome, nous découvrons un complot politique orchestré par les familles les plus puissantes du Rome afin de garder le pouvoir entre leurs mains et contenir les populations. Ici, l’histoire se répète, cette fois quelques siècles plus tard, et ce second volet nous dévoile les descendants de ces familles tenir une conversation que l’on commence à bien connaître.

Pour ces familles « fondatrices », la religion n’est en rien un guide spirituel pour eux, mais bel et bien l’objet d’une machination à l’origine d’une très grande partie de l’Histoire du monde. La religion catholique est en quelque sorte prise en otage et est instrumentée pour permettre aux protagonistes de parvenir à leur fin. Quant à l’un d’eux, qui n’est autre que l’antagoniste de l’intrigue principale de cette saga, on commence à comprendre que lui – plus que quiconque – a tout intérêt à ce que se complot porte ses fruits car il semble avoir à cacher un très lourd secret…

Le scorpion est un animal redoutable, qui se cache sous terre le jour et sort la nuit pour chasser. Depuis la nuit des temps, l’homme l’a toujours craint. Car son poison est souvent sans pardon. Un enfant marqué dès sa naissance par le Diable n’a que la vie devant lui. Mais la vie n’est-elle pas plus belle ainsi, débarrassée de tout espoir, de toute illusion de récompense divine ? Pour un scorpion, après la mort, il n’y aura jamais qu’un retour vers le chaos infernal de sa malédiction !

Des flash-back révélateurs

Le premier tome de cette BD nous avait fait découvrir un héro torturé mais dont les origines de son calvaire restaient totalement mystérieuse. Quelque chose le lie inexplicablement à son ennemi, et rien ne nous permettait de comprendre pourquoi ni comment. Le mystère était complet. Dans cette suite, on découvre l’histoire du Scorpion, et plus précisément sur sa famille. On apprend alors comment est décédée sa mère, et qui a élevé le héro suite à ce drame.

Vous le savez tous, pour avoir un enfant, il faut nécessairement deux parents. Depuis le début de cette histoire, une ombre planait au-dessus de l’identité de ces personnages. Ici, après avoir appris ce qu’il était advenue de la mère du Scorpion, celui-ci continue d’ignorer l’identité de son père. Malgré ses recherches intensives pour le découvrir, nombreux sont ceux souhaitant l’empêcher de faire la lumière sur cette partie de son histoire. Après de nombreux rebondissements, la vérité éclate enfin, et le Scorpion comprend maintenant pourquoi son ennemi juré lui veut autant de mal : son père et lui sont en danger.

Une montée au pouvoir

Comme s’il n’y avait pas suffisamment de mystère comme ça, un autre complot voit le jour. Comme on dit souvent : quand il n’y en a plus, il y en a encore ! En effet, le cardinal Trebaldi, ennemi juré du Scorpion, est avide de pouvoir et a minutieusement mené sa barque pour obtenir ce qu’il convoite depuis toujours : le trône de Saint Pierre. Toutes les pièces du puzzle s’enchevêtrent à une vitesse folle dans l’esprit du héro qui, malgré tous ses efforts, ne parviendra pas à empêcher le cardinal d’accéder au pouvoir. Malgré tout, rien ne le décourage. Scorpion est bien décidé à faire triompher la vérité, et il se met derechef en chemin, en direction d’une toute nouvelle piste.

L’antagoniste n’est pas le seul à monter en puissance dans ce deuxième tome. En effet, les personnages féminins ne sont pas en reste (et mon esprit de féministe est bien content !). Alors qu’elles étaient effacées depuis le début de l’histoire, elles commencent à s’approcher du devant de la scène et sont de plus en plus présentes dans l’intrigue. Pour l’une d’entre elles, on sent qu’elle aura un rôle important à jouer, même si pour le moment on ne sait absolument rien d’elle.

Le scorpion tient sa proie entre ses pinces et tue avec son aiguillon venimeux. Mais il est loin d’avoir le monopole du poison. Dans les veines de Mejaï coulait du sang Egyption, un sang qui avait adoré jadis Amon-Râ et ne reconnaissait ni Dieu ni Diable. Frère et sœur par le venin, le scorpion et la vipère n’étaient-ils pas destinés à se rapprocher instinctivement ?

🦊🦊🦊🦊🦊/ 5


Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce nouvel opus de cette BD chère à mon cœur, et je suis encore plus accro à cette histoire ! Vous ne trouvez pas que l’intrigue est folle ?! Et ce Scorpion… Ah la la, il fait chavirer mon cœur 💔

Bientôt arriveront les prochaines chroniques sur la suite des aventures de notre héro préféré, alors si vous ne voulez rien loupé, je vous invite à vous inscrire à la newsletter !

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TWISTED TALE, « Profondeurs de l’océan », Liz Braswell

Je crois que nous connaissons tous l’histoire de cette petite sirène, passionnée par le monde des humains et qui tomba follement amoureuse du Prince Eric, celui pour qui elle échangea sa voix contre quelques jours sur la terre ferme. Cette histoire m’a faite rêver, m’a faite m’attarder dans mon bain durant des heures en me demandant ce que ça pourrait être d’avoir des nageoires… C’est aussi à cause de cette sirène que je parlais aux crabes quand je me baladais sur la plage… #petitefillebizarre

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TWISTED TALE, « Profondeurs de l’océan », Liz Braswell

On ne va nulle part en battant des nageoires, il faut des jambes pour sauter et danser !

La Petite Sirène, 1990

Bien le bonjour jeunes gens !

Je crois que nous connaissons tous l’histoire de cette petite sirène, passionnée par le monde des humains et qui tomba follement amoureuse du Prince Eric, celui pour qui elle échangea sa voix contre quelques jours sur la terre ferme. Cette histoire m’a faite rêver, m’a faite m’attarder dans mon bain durant des heures en me demandant ce que ça pourrait être d’avoir des nageoires… C’est aussi à cause de cette sirène que je parlais aux crabes quand je me baladais sur la plage… #petitefillebizarre

Aujourd’hui je souhaitais vous parler de ma dernière lecture, qui n’est autre que la réécriture de ce conte de fées aquatique ayant bercé mon enfance. Il s’agit de « Profondeurs de l’océan », le troisième opus de la collection Twisted Tale, parue chez les éditions Hachette Heroes et écrite par Liz Braswell. Si vous avez lu mes précédents articles sur celle collection, alors vous commencez à connaître le principe. Mais pour ceux qui auraient oublié de se déconfiner entre temps, voici les liens vers les premiers tomes de cette saga :

Ce rêve bleuHistoire Éternelle

Pour les curieux, je vous mets ci-dessous le résumé de ce roman :

« Ariel est une jeune sirène rêveuse qui ne souhaite que deux choses : parcourir le monde et avoir des jambes. Cette curiosité pour le monde des humains et son attirance pour le Prince Eric la poussent à transgresser les lois de son père, le Roi Triton, et à commettre l’irréparable : échanger sa voix contre sa liberté.

Mais tout bascule lorsqu’elle ne parvient pas à se défaire du marché passé avec Ursula… Cinq années plus tard, orpheline et sans voix, Ariel est devenue la reine d’Atlantica tandis que la sorcière des mers, toujours déguisée, règne sur le royaume du Prince Eric. Lorsque la Petite Sirène découvre que son père pourrait être vivant, elle retourne à la surface pour confronter Ursula, auprès d’un prince qu’elle imaginait ne jamais revoir.

Ceci n’est pas l’histoire de La Petite Sirène telle que vous la connaissez. C’est une histoire de pouvoir. De courage. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer « .

Et si Ariel n’avait jamais vaincu Ursula ?


Des personnages à l’épreuve du temps

Quand on visionne ce dessin animé cultissime, ce qui ressort le plus sur l’héroïne est son côté effrontée et impulsive. On y voit une adolescente guidée uniquement par ses sentiments et qui agit sans réfléchir. Dans ce chef-d’oeuvre, Ariel n’a que 16 ans, ce qui explique son manque de maturité. En revanche, dans cette réécriture, la petite sirène n’est plus si petite que ça. En effet, on la retrouve 5 ans après les événements ayant causé sa perte. Elle a donc 21 ans et est à la tête du royaume des mers. Autant vous dire qu’avec une profession pareille, il y a de quoi prendre un coup de vieux en un claquement de doigts. Tout au long du récit, on y découvre une jeune femme calme, qui réfléchit avant d’agir. Je dois vous avouer qu’en lisant les premiers chapitres, j’ai eu du mal à croire qu’il s’agissait vraiment d’Ariel tant je la trouvais mâture et en décalage avec l’oeuvre originale de Disney, ce qui est loin d’être un mauvais point en ce qui me concerne !

L’autre point étant venu me conforter dans cette idée qu’Ariel avait bel et bien gagné en maturité est qu’elle n’a plus les même désirs qu’autrefois. Consciente de poids de sa charge royale, sa préoccupation première n’est plus d’assouvir ses désirs d’autrefois, mais bien d’accomplir son devoir comme il se doit. Tout cela passe avant le reste et ce trait de noblesse est, je trouve, une vraie bouffée d’air frais pour ce personnage, car en tant que lectrice, j’avais l’impression de la redécouvrir. Ariel est une jeune femme devenue quelque peu taciturne, méditant souvent sur le passé et les erreurs qu’elle a commises. Au fil des pages, elle prend pleinement conscience de l’empressement dont elle a fait preuve et se rend compte qu’aujourd’hui, bien des années après, ses désirs ne sont plus tout à fait les mêmes.

Si j’avais une fille, je veillerai à ce qu’elle puisse faire ce qu’elle désire pour enrichir sa vie. Etre un bon parent, c’est aussi aider ses enfants à quitter le nid.

Une machination insoupçonnée

Que serait l’histoire de La Petite Sirène sans cette méchante emblématique qu’est Ursula ? Nous sommes d’accord, cette histoire n’aurait pas du tout eu le même intérêt ! Aussi mystérieuse qu’autrefois, plus déterminée qu’avant, cette créature à tentacules est plus cruelle que jamais. Utilisant encore la voix d’Ariel, et toujours sous la forme de Vanessa, Ursula dirige le royaume du Prince Eric – la Tirulie – d’une main de fer. Accompagnée de ses deux comparses Flotsam et Jetsam sous leur forme humaine, elle ne change pas ses vieilles habitudes et continue de mettre en place des intrigues. Dès le départ, on découvre qu’elle a un but bien précis basé sur la conquête de territoires voisins, même si l’on ne comprend pas vraiment pourquoi, étant donné que le monde des humains n’a absolument aucun attrait à ses yeux. D’ailleurs au fil des chapitres, ses plans sont changeant, et cette inconstance est peut-être la preuve de son double jeu. Un double jeu face aux humains qu’elle manipule grâce au sortilège qu’elle a lancé juste avant de quitter sa forme de sorcière des mers, mais aussi face à elle-même qui ne semble pas assumer ses vrais désirs…

Bien entendu, si toute cette histoire a commencé, c’est bien parce qu’Ariel a croise la route du beau Eric. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai de nouveau regardé le dessin animé il n’y a pas si longtemps, et avec le recul, je trouve que le prince renvoie l’image d’un homme assez frivole, qui se contente de prendre du bon temps. A aucun moment on ne le voit « travailler »… Dans cette réécriture, les premiers chapitres nous le dépeignent comme un homme sous l’emprise d’un sortilège le faisant passer pour débonnaire et fou, un mari préférant s’adonner à ses passe-temps plutôt que d’assumer ses responsabilités. C’est d’ailleurs comme ça qu’Ursula a su prendre les rennes du royaume. Suite à un rebondissement inattendu, Eric reprend ses esprits. Et c’est là que ce produit une chose intéressante : au lieu de s’énerver et de combattre courageusement la méchante sorcière, le prince nous dévoile son côté stratège et avance ses pions en finesse pour renverser l’oppresseur.

Lorsqu’elle avait perdu sa voix, elle avait compris que les mots ne disaient pas tout, bien au contraire. Souvent, le vrai sens résidait dans les non-dits.

Une fin inattendue

Face aux coups infligés par les différentes parties, les personnages ont des réactions intéressantes. En effet, face au rôle que le prince Eric se met à jouer, Ursula montre une certaine faiblesse dans sa personnalité, une faille dans sa détermination, comme si elle manquait de conviction et qu’elle agissait plus par habitude qu’autre chose. Quant à Eric, on y voit un homme qui reprend goût à la vie après les années de ténèbres qu’il a vécu suite au sortilège de la sorcière des mers. Ses réactions sont parfois digne d’un petit garçon et nous donnent le sourire, car c’est un vrai rayon de soleil dans toute cette noirceur. Ariel, elle, n’est plus cette enfant écervelée qu’elle a été, mais une jeune femme forte et déterminée prête à tout pour faire le Bien.

La clôture de ce roman est quelque peu mitigée. Bien sûr je ne vous dirai pas comment il se termine exactement, car je n’ai absolument aucun intérêt à vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’on est loin des contes de fées habituels. On fait face à des adultes désireux de rattraper le temps perdus mais qui n’oublient pas où les ont mené leurs désirs du passé. Ils font face à leur traumatisme et avancent prudemment pour faire face à un avenir plein de mystères qui ne manquera pas de leur réserver des surprises. La façon dont se termine cette histoire est une ouverture sur un après quelque peu inconstant où tous leurs problèmes sont loin d’être réglés. Tout comme pour Histoire Éternelle, une suite à ces aventures seraient vraiment la bienvenue !

Il était tellement facile de parler d’abord et de décider plus tard s’il s’agissait de la vérité ou d’un mensonge.


J’espère que cette chronique vous aura plu autant qu’à moi ! Si vous avez déjà lu cette réécriture, je serai plus que ravie d’échanger avec vous dans les commentaires !

Quel est ton personnage préféré dans La Petite Sirène ?

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« LE SCORPION – 1. La marque du Diable », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

Après cette courte absence, je reviens vers vous en ce jour caniculaire pour vous faire part d’une redécouverte qui m’a absolument ravie ! Peut-être connaissez-vous la saga « Le Scorpion » ? Créée par Desberg et Marini, publiée aux éditions Dargaud, cette BD relate les aventures d’un homme du 18ème siècle, combattant seul contre le reste du monde, avec pour seul but de faire triompher la vérité, et pour seul guide sa propre compréhension du Bien. L’histoire se déroule à Rome et est aussi riche en couleurs qu’en rebondissements !

Un héro charismatique

D’origine italienne, grand, brun, athlétique et les yeux clairs, Scorpion est le type même du fantasme de beaucoup de femmes : un homme aussi séduisant que dangereux. Vif et intelligent, c’est un personnage qui passe sa vie en action. En effet, grâce à sa profession de chercheurs de saintes reliques, il a une vie trépidante propice aux aventures. Une chose est sûre : avec lui, impossible de s’ennuyer !

Malgré sa vie mouvementée de célibataire endurci, Le Scorpion est un homme sombre, souvent perdu dans ses pensées, pour ne pas dire dans son passé (Oops ! Ah bah si, je l’ai dit). En tant que lecteur, on ignore tout de son passé et de ce qui le relie à l’intrigue mise en place, mais une chose est sûre : il y est intimement lié, d’une quelconque manière, et l’origine de ses maux semblent trouver racines dans un passé trouble

Mais finalement, n’est-ce pas cela, la mort ? Un jeu, une illusion. Tant qu’il s’agit de celle des autres…

Une intrigue à l’italienne

L’histoire s’ouvre sur un rassemblement de citoyens romains en toges. Éclairés par la lueur des torches, ceux-ci mettent en place un complot qui, grâce à la montée en puissance de la religion catholique, leur permettra de garder le pouvoir ainsi que le contrôle de la ville dans une époque de plus en plus troublée. Plusieurs siècles plus tard, à l’époque de Scorpion, l’histoire semble se répéter. Et même si le héro ne fait pas parti des puissants de Rome, tout semble constamment revenir vers lui.

De plus, le fait que l’intrigue prenne place à Rome a été pour moi un élément agréable dans la découverte de cette BD. Amoureuse des pays méditerranéens, et particulièrement de tout ce qui touche à l’antique cité romaine, je ne pouvais qu’être séduite par l’intrigue. Rome est pour ainsi dire l’un des berceaux des complots les plus célèbres de l’Histoire, ce qui permet d’imprégner l’oeuvre de mystères et de créer une ambiance chargée de secrets et de trahisons.

Et en parlant de religion catholique, pouvez-vous me citer une seule période où celle-ci n’aurait pas persécuté des gens ? Sorcières, croisades, superstitions en tout genre… tout a toujours été bon pour permettre à l’Eglise de garder le contrôle des fidèles et des populations. Bien-sûr, cette oeuvre n’échappe pas à la règle. En effet, le héro tient son nom d’une marque présente sur son épaule depuis sa naissance : un scorpion. Pourquoi ? Comment ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, des puissants du Vatican mettent tout en oeuvre pour se débarrasser du Scorpion, définitivement.

Le Bien et le Mal ! Quelle étrange et merveilleuse idée ! Le loup, le scorpion, distinguent-ils le Bien du Mal ? Rome le peut-elle ?

Des personnages intrigants

Qu’est-ce qu’une aventure si le héro n’est pas accompagné d’un comparse toujours prêt à faire les 400 coups ? Rien. C’est pourquoi notre personnage principal est presque toujours accompagné de son plus fidèle ami « Le Hussard ». C’est un homme originaire des pays de l’Est qui a connu de nombreuses batailles. Bon vivant, loyal, toujours le mot pour rire, on comprend vite qu’il est le partenaire idéal pour permettre au Scorpion de réaliser toute ses « missions ».

Un autre point fort qui m’a particulièrement séduite est que les personnages féminins sont présents mais surtout forts. En effet, elles ne se contentent pas d’être de potentielles amantes ou de simples ennemies. Elles sont intelligentes et braves, douées dans l’art du combat et toutes entourées de mystères. C’est agréable de voir que les personnages féminins ne sont pas là uniquement pour ajouter un peu de romance dans une histoire.

Bien sûr, qui dit complot et intrigues politiques, dit aussi ennemis machiavéliques. Entre les hommes d’Eglise pas si saints que ça, les mercenaires prêts à tout pour éprouver le héro de leur lame, ou encore une empoisonneuse venue d’au-delà des rivages, Scorpion n’a pas le temps de souffler et sa vie est souvent mise en danger. Mais pourquoi ces personnages en veulent-ils à sa vie ? C’est l’un des nombreux mystères de cette BD qu’il me tarde de percer.

N’est-ce pas exactement cela la mort ? Un délicieux poison, tapi dans l’ombre, qui guette le moment où vous auriez tellement envie de vivre !

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’avais découvert cette série au cours de mon adolescence et j’avais adoré tout ce charisme que dégageait le héro ! Intriguée par la marque sur son épaule, j’avais dévoré les premiers tomes de la saga sans toute fois la terminer… Mais maintenant je suis bien décidée à en découdre avec cette histoire, et à en percer chaque mystère ! Une chose est sûre : nous nous retrouverons régulièrement pour débriefer de la suite des aventures du Scorpion !

A très bientôt pour un nouvel épisode !

Aurélia

TWISTED TALE, « Histoire Eternelle », Liz Braswell

Histoire éternelle qu’on ne croit jamais ! De deux inconnus, qu’un geste imprévu, rapproche en secret

Avouez : la petite voix dans votre tête a chanté les paroles. Je suis super excitée d’écrire cet article aujourd’hui car je vais vous parler de mon conte de fées préféré : La Belle et la Bête ! Sautons tout de suite le passage où vous me dites « Ouais, c’est juste une fille qui développe un syndrome de Stockholm pour son agresseur…« . NOOOOON ! Bon, ok, peut-être un peu… Mais la morale de l’histoire est bien plus profonde que ça ! Cette histoire nous apprend à voir au-delà des apparences, et à juger les gens sur leur beauté intérieure ! C’est pas beau ça franchement ?

Maintenant que nous sommes enfin d’accord, je vais plus précisément chroniquer une réécriture du chef d’oeuvre de Disney. Après sa version d’Aladdin dans Ce rêve bleu, Liz Braswell est revenue avec une nouvelle vision de la malédiction à la rose. Toujours publié chez les éditions Hachette Heroes, ce second opus de la collection Twisted Tale était grandement attendu de mon côté. Pour nous mettre en bouche, une simple phrase : « Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ?« . Intriguant, non ?

Résumé :

« Belle est une jeune femme vive : intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n’aspire qu’à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait – une mère dont elle se souvient à peine. Mais Belle est surtout la prisonnière d’une bête effrayante et colérique – et c’est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d’une mère qu’elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n’est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s’unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles – un secret vieux de vingt et un ans. Ceci n’est pas l’histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C’est une histoire de famille. De magie. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer. »

Un récit à deux vitesses

Cette histoire commence en nous plongeant dans le passé des parents de Belle. On y voir son père, Maurice, arriver dans ce petit village que nous connaissons tous, et les raisons qui l’y ont poussé. On y entrevoit une vie de couple heureuse emprunte de magie, où la féerie fait partie intégrante de l’existence du royaume. Mais dès les premières pages, une intrigue bien plus sombre que celle que nous connaissons déjà prend place, avec pour nœud un conflit racial.

Chaque chapitre relatant la jeunesse des parents de Belle s’alterne avec ceux nous décrivant l’histoire originale de Disney. Le récit s’ouvre sur la scène où Gaston organise son mariage surprise avec Belle alors qu’il ne la pas encore demandée en mariage. L’auteure nous plonge dans la psychologie de Belle, ce qui nous permet de la découvrir sous un nouvel angle et de mieux nous rendre compte de tous ses talents. Grâce à ça, j’ai pu comprendre de façon plus approfondie l’histoire mise en place par Disney.

Le double élément déclencheur

La mère de Belle est un tout nouveau personnage que l’on prend plaisir à découvrir. Nommée Rosalind, elle nous est dépeinte comme une enchanteresse d’une beauté sans pareille, pleine de compassion et toute puissante, prête à se battre farouchement pour protéger ses idées et ceux qu’elle aime. Alors que le conflit racial a pris des proportions dépassant tout entendement, l’enchanteresse décide toutefois d’octroyer une dernière chance au royaume des hommes, ou du moins à son nouveau souverain : le prince. La suite vous la connaissez : la malédiction est lancée.

Dans le moment présent, Belle est retenue prisonnière de la Bête et, malgré l’interdiction formelle du prince, la jeune fille décide tout de même d’explorer l’aile ouest du château. Pénétrant dans les appartements de la Bête, Belle découvre la rose enchantée. Subjuguée, Belle s’en saisit. A son contact, la fleur magique se flétrit, déclenchant plus tôt que prévue la malédiction pensant sur les lieux. Prisonnière imprévue de l’enchantement, Belle est prise de regrets et se rend compte que le temps joue contre eux. Aidée de la Bête, elle entamera des recherches pour retrouver sa mère disparue des années plus tôt pour tenter de briser le charme suspendu au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès.

Il n’y a pas d’aventures sans risques. Tu ne pourras jamais vivre si tu as peur de l’échec

Réparer les erreurs du passé

Lovés dans la bibliothèque du château, nos héros parcourent les registres et commencent doucement à assembler les pièces du puzzle. Grâce à leur ingéniosité, l’origine de toute cette affaire sera déterrée, accompagnée de révélations fracassantes…auxquels les lecteurs ne sont pas prêts à faire face ! J’ai dû poser mon livre une quinzaine de minutes le temps de digérer ces nouvelles informations, c’est vous dire !

Au dénouement de ce conte de fées, tous les personnages finissent par tirer des leçons des erreurs du passé. Même si cette fin avait pour moi un goût amer, l’auteure laisse la porte ouverte sur une potentielle suite. Je trouve cette idée très alléchante et je supplie l’auteure d’entendre mes prières et d’écrire la suite des aventures de Belle et de la Bête !

Les actions ont des répercussions. La magie est à double tranchant, mais il en va de même pour nos actes. Et plus une personne est importante, plus ses actes comptes

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse ! J’ai une théière parlante qui me demande de me dépêcher de boire mon thé. En même temps si Zip parlait un peu moins, ça irait mieux…

On se retrouve bientôt pour un nouvel article !

Aurélia

« Les Etoiles de Noss Head – Vertige », Sophie Jomain

Les Etoiles de Noss Head - Vertige

Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit

Replongez-vous à l’époque de Twilight. Vous y êtes ? Maintenant dites-moi : vous étiez plutôt team Edward ou team Jacob ? Personnellement, pour le premier film, j’étais clairement team Edward ! Puis Jake nous a dévoilé ses incroyables biscotos et j’ai tout de suite changé de camps. Mais c’est pas de ma faute ! Mes hormones avaient pris le contrôle ! #lol

Aujourd’hui je ne viens pas vous parler de buveurs de sang, mais bel et bien de loup-garous ! Il faut dire que depuis plusieurs années ils sont dans l’ère du temps. Entre Underworld, TrueBlood, Teen Wolf, ou encore Twilight, nos amis poilus ont le vent en poupe !

Dans cet article, je vous présente mon avis sur le premier tome de la saga « Les Etoiles de Noss Head » : Vertige. Ecrit par la talentueuse Sophie Jomain, et publié aux éditions Pygmallion, l’édition que vous pouvez voir dans l’illustration de ce post n’est pas l’originale mais une version collector puisque nous avons droit à une magnifique couverture rigide et que le récit est tout du long accompagné de superbes illustrations créées par Marie-Laure Barbey-Granvaud, une artiste qui – je trouve – à beaucoup de talent ! Je vous laisse le soin de les découvrir, vous n’en serez que plus enchantés, vous pouvez me croire.

Ce n’est qu’en tombant sur cette superbe édition que j’ai découvert la saga. J’ai trouvé ce livre absolument magnifique, mais c’est le résumé qui m’a énormément intriguée et décidée à l’acheter : « Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit ». Court, simple efficace. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Mais je vais toute même vous offrir une petite mise en bouche, histoire que vous sachiez tout de même de quoi je vais vous parler (et à l’occasion vous donner envie de le lire, qui sait ?).

C’est l’histoire d’Hannah, une superbe rousse de presque 18 ans, qui quitte Paris pour l’Ecosse le temps d’un été avec ses parents pour aller prendre soin de sa grand-mère paternelle devenue aveugle. Elle n’est pas très enchantée à l’idée de passer la saison estivale loin de la capitale pour aller se terrer dans un village éloigné de tout. Peu à peu, Hannah ses marques en faisant la rencontre de jeunes du coin. Néanmoins quelque chose l’obsède. Ou plutôt quelqu’un. Qui est ce jeune homme aux magnifiques yeux verts qui croise sans cesse sa route ? Et pourquoi sa grand-mère semble savoir sur lui des choses qu’elle s’obstine à ne pas partager ?

Des vacances estivales nimbées de mystères

Notre histoire s’ouvre sur un voyage en Ecosse, une terre par elle-même emprunte de manière très forte de tout un tas de légendes aussi diverses que variées, qui pour ma part me fascinent. J’étais enchantée de voir l’histoire se planter dans un tel décor car je me suis tout de suite imaginée des paysages magnifiques. Mais qui dit voyage dit souvent barrière de la langue. Notre héroïne étant d’origine écossaise (ses parents en sont tous deux natifs), la langue n’est en rien un obstacle pour elle. C’est ce qui permet de faire évoluer l’histoire de façon productive et cohérente.

De plus, ce voyage a un but bien précis : prendre soin de sa grand-mère aveugle. Je m’attendais à découvrir une vieille dame grabataire et peut-être même un peu illuminée, mais au lieu de ça, l’auteure nous dépeint une femme d’âge mûr qui, malgré son handicap, sait composer avec ce dernier et comprendre beaucoup de choses que les « voyants » tentent de lui cacher pour son bien. C’est une femme vive d’esprit et espiègle, souvent de connivence avec sa petite-fille quand il s’agit de l’aider à parvenir à ses fins. On comprend aussi que c’est une personne qui a vécu beaucoup de choses au cours de sa longue vie, dont des événements qui paraissent être lourds de sens à ses yeux mais qui – racontés à demi-mots – n’ont aucune signification particulière pour son interlocutrice qui se pose de plus en plus de questions. Cela ne fait que rajouter du mystère au cours du récit, et ça m’a tenue en haleine un long moment.

– Tu sembles si convaincue de leur existence !

Elle me regarda avec un sourire en coin.

– Et pourquoi ne le serais-je pas ? Certains croient bien en un dieu qu’ils n’ont jamais vu.

Une relation épistolaire

Le roman s’ouvre sur un mail envoyé par l’héroïne à sa meilleure amie restée en France. C’est un personnage qui ne prend pas corps à proprement parler dans l’action du récit, mais qui a tout de même énormément d’importance car elle est la principale raison pour Hannah de rentrer en France. Or, ses parents lui annoncent une nouvelle qui pourrait rendre sa situation définitive, même s’ils lui laissent un choix à faire. Au fur et à mesure que l’intrigue se déploie, Hannah est de plus en plus attachée à sa terre d’origine et est toujours plus intriguée par les événements auxquels elle assiste, souvent malgré elle. Sa relation avec son amie évolue alors elle aussi : cette personne devient son dernier point d’ancrage avec son ancienne vie.

Cet échange auquel elle se livre avec son amie a aussi une fonction thérapeutique. En effet, même si au début ce sont des échanges pour le moins banals sur les vies respectives de deux adolescentes, très vite les messages d’Hannah ont une teneur plus profonde. Son amie est la seule personne à qui elle puisse se confier (même si elle ne le fait qu’à demi-mots) sur les événements importants qui se concrétisent rapidement dans sa vie. Tout évolue très vite pour elle, et elle n’a personne d’autre à part elle pour se confier.

Pourquoi aurais-je dû nier l’évidence plus longtemps ? Je n’avais plus envie de me mentir, ni même de me retenir. Wick ou Paris, ça m’était égal. Tous les raisonnements du monde n’y auraient rien changé.

Des interrogations de plus en plus nombreuses

Alors qu’Hannah semble s’être intégrée dans un groupe d’amis sur lesquels elle semble pouvoir compter, certains paraissent avoir des choses à cacher. Des choses qui leur font peur. Ce qui fait beaucoup douter notre héroïne qui ne sait pas si elle peut continuer à leur faire confiance, car bien souvent sa propre sécurité, ainsi que celle de ses proches, dépendent de ses personnes. Surtout quand ces secrets semblent mêler des personnes peu recommandables que bon nombres de gens s’évertuent à lui faire éviter coûte que coûte.

D’ailleurs, ces mêmes personnes peu recommandables, restées jusque là dans l’ombre et quelque peu passives, se montrent plus inquiétantes que jamais et persistent à garder secret l’origine de leur ressentiment. Cette réponse nous sera apportée dans un tome deux dont la chronique arrivera prochainement sur le blog.

L’esprit humain est aisément contrôlable, ce n’est pas le cas de l’animal

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’espère que cette chronique vous aura plus ! Vous avez envie de lire ce roman ? Et si vous l’avez déjà lu, donnez-moi votre avis dans les commentaires !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« Nos précieuses confidences », Robico

Mettons que toi et moi, on vienne de planètes différentes. La seule chose qui puisse nous relier, c’est la parole.

Vous souvenez-vous de vos premiers émois ? Je me rappelle de cette époque, un sourire aux lèvres, quand j’avais des papillons dans le ventre en pensant à mon amoureux de l’époque (Baudouin, 2 ans de plus que moi, et une coupe à la Justin Bieber. Comme quoi j’avais des goûts très discutables à l’époque…). Cette même époque où je piquais un fard à chaque fois que je le croisais. Ah la la…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui on se retrouve avec la chronique d’un autre manga (maintenant que j’ai commencé, je ne m’arrête plus !) : « Nos précieuses confidences », créé par Robico – une mangaka japonaise -et publié aux éditions Pika, dépeint des relations fragiles et maladroites entre deux lycéens.

Résumé : Nozomi est attirée depuis longtemps par Azuma, un jeune garçon de son âge souvent plongé dans ses livres. Un jour, elle prend son courage à deux mains et lui adresse la parole à la gare en rentrant du lycée. Mais la réponse d’Azuma est pour le moins déconcertante… Au-delà de leur maladresse mutuelle et de leur difficulté à se comprendre, le dialogue se poursuit peu à peu et la distance qui les sépare semble se réduire…

De la douceur omniprésente

Si vous avez pris le temps de regarder la photo en tête d’article, vous aurez remarqué toute la douceur qui se dégage des couvertures des 2 premiers tomes de cette série. Je trouve qu’il s’y dégage une ambiance veloutée et une atmosphère inspirant la quiétude 😊

Pour ce qui est du contenu du récit, les dessins présents sont emprunts d’une grande délicatesse que j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer. Ce manga est un vrai régal pour les yeux, même si son contenu est intégralement en noir et blanc.

Un thème bien connu

Le sujet de base est centré sur les premiers émois que peuvent ressentir les adolescents à cette période charnière de leur existence. Ils ressentent des sentiments nouveaux qu’ils ne comprennent pas toujours. Ils sont face à un océan d’inconnus qu’ils découvrent au fur et à mesure de leur évolution psychique et émotionnelle, sans parler des interrogations physiques sur le corps du sexe opposé qui vont souvent de paire. C’est un sujet qui parle à tous car absolument tout le monde a connu ou cherche à connaître ça.

Bien sûr ce manga n’est pas seulement le récit d’une adolescente déclarant sa flamme à l’élu de son cœur. Cette histoire est plus complexe qu’il n’y paraît car de nombreuses thématiques sont soulevées tout au long de l’échange entre ces deux personnages, ce qui leur permet d’apprendre à se connaître et de se rapprocher.

Des personnages opposés

Au-delà de leur opposition purement physique du fait de leur sexe respectif, Nozomi et Azuma sont souvent en contradiction totale car tous deux partent du principe qu’ils sont humains et que, de ce fait, ils ne peuvent que se comprendre. Mais bien sûr la communication est bien plus compliquée que ça, car chacun à son propre cheminement et n’ont pas forcément les mêmes attentes, ce qui crée souvent des quiproquos assez amusants.

En effet, lui est un jeune homme solitaire, presque renfrogné, plongé dans ses livres, effrayés par ces filles qu’il ne comprend absolument pas, mais il apprend beaucoup sur ce dernier point au contact de Nozomi. Quant à elle, c’est une jeune fille ouverte et joyeuse, souvent mielleuse car c’est une amoureuse transie, presque obsédée par Azuma qui lui fera découvrir une autre façon de voir les choses.

🦊🦊🦊🦊/5


Ce sera tout pour moi ! Dites-moi dans les commentaires si vous aimez ce style de lecture, et si vous connaissez ce manga, je serai ravie de papoter avec vous 😉

On se retrouve bientôt pour un nouvel article ! 👋

Aurélia

« Sur des mers plus ignorées », Tim Powers

Les mers et les climats sont ce qu’ils sont ; vos navires doivent s’y adapter ou sombrer.

Qui n’a jamais entendu l’appel de l’océan quand il se tenait face à cet horizon bleu lors de ses vacances ? Le nombre de fois où j’ai eu envie d’apprendre à naviguer et de partir à l’aventure, guidée uniquement par les vents venus des quatre coins de la Terre… Mais ça c’était avant de me rappeler que j’avais une peur bleue des profondeurs depuis que j’avais manqué de me noyer quand j’avais 10 ans. C’est une histoire que je vous raconterai peut-être un jour…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui je vous retrouve avec cet article que vous m’avez réclamé depuis un moment déjà : ma chronique de ce roman d’aventures relatant une histoire de pirates 🏴‍☠️

« Sur des mers plus ignorées » est un roman écrit par Tim Powers et publié aux éditions Bragelonne. Ce récit relate l’histoire d’un marin nommé Jack qui rejoint la piraterie après que le navire sur lequel il voguait soit attaqué par des pirates. Apprenant rapidement les ficelles de son nouveau métier, il affronte les plus sinistres dangers pour sauver la vie d’une belle jeune fille. Entre magie vaudoue, zombies, puissances maléfiques, mais surtout le terrible Barbe-Noire, c’est pour parvenir à ses fins qu’il entame une quête périlleuse, à la recherche de la fontaine de Jouvence.

Pourquoi j’ai abandonné cette lecture ?

Vous l’aurez compris, cette chronique ne rejoindra pas celles de d’habitude car il est impossible pour moi d’en faire une chronique complète étant donné que je n’ai pas réussi à lire ce roman jusqu’à la fin. Ce qui me surprend énormément car tout commençait si bien, et ce pour de multiples raisons !

Non mais regardez-moi cette couverture déjà ! Comment un aussi beau bébé a-t-il pu me décourager à ce point ?! 😭Des tons bleus (ma couleur préférée), des enluminures dorées, l’illustration d’un navire en pleine tempête…la recette parfaite pour déclencher un gros coup de cœur chez moi ! #incomprehension

C’est en plus le roman qui a inspiré le célèbre film Pirates des Caraïbes: la fontaine de Jouvence, un de mes films préférés. Et puis qui dit Johnny Depp dit que je vais être totalement fan (j’aime trop cette saga c’est abusé) #doubleincomprehension

En plus de ces deux points ultra positifs, il y avait d’excellentes critiques sur Instagram et sur l’ensemble de la toile de manière générale, ce qui m’a donc fortement encouragée à me plonger dans cette lecture !

Pour couronner le tout, le début de ce roman était vraiment excellent : alors que souvent le prologue et les premiers chapitres ont parfois tendances à traîner en long le temps de planter le décor et de faire intervenir l’intrigue, ici notre curiosité était piquée au vif dès la toute première page car l’action est tout de suite au rendez-vous ! Les péripéties sont présentes à chaque chapitre (du moins dans tous ceux que j’ai lu) et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Alors pourquoi ai-je abandonner cette lecture ?! Tout simplement à cause d’un lexique de la navigation complètement omniprésente. Les termes navals se suivent et s’enchaînent, j’avais l’impression de les voir se multiplier au fur et à mesure que j’avançais dans ma lecture. Habituellement je n’ai rien contre quelques termes de vocabulaire précis car je trouve que ça a le mérite de donner plus de vraisemblance au roman et de l’ancrer un peu plus dans le réel. Mais quand on passe plus de temps à chercher des définitions qu’à lire, ça a le don de me faire perdre patience. D’où mon abandon, donc !

🦊🦊/5


J’espère ne pas vous avoir découragés, car il est important de se faire son propre avis dans ce genre de circonstances je trouve. En tout cas, si vous décidez de tout de même tenter votre chance, je serai ravie de savoir ce que vous en pensez ! Et si vous l’avez déjà lu, dites-moi tout dans les commentaires ! 😉

À très bientôt pour un nouvel article ! 👋

Aurélia

DISNEY VILLAINS, « Miroir, miroir », Serena Valentino

Miroir, miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ?

Quelle petite fille n’a jamais reproduit cette scène mythique devant le miroir de la salle-de-bains pendant ses heures de jeux ? Personnellement, je l’ai fait teeeeellement de fois ! Et quand je ne me prenais pas pour la méchante reine, je m’imaginais capable de parler aux animaux. J’ai souvent tenté d’expliquer à mon chien comment faire mon lit d’ailleurs, en vain…

Bien le bonjour jeunes gens !

Les éditions Hachette Heroes nous gâte en ce moment ! Après la collection Twisted Tale, je reviens vers vous aujourd’hui pour vous parler d’une autre de leur collection : Disney Villains !

Alors ok mais, qu’est-ce que c’est ? Ce n’est autre qu’une saga imaginée par la célèbre auteure Serena Valentino, qui nous retrace les histoires de nos Disney favoris, à la différence près que cette fois-ci, tout est raconté du point de vue du méchant ! Avouez que c’est tentant, non ?

Le premier tome de cette saga, vous l’aurez compris, n’est autre que l’histoire de la sorcière à la pomme empoisonnée. J’ai nommé : la méchante reine ! Villain emblématique de l’univers Disney, ce personnage fascine de part le mystère qui l’entoure. Comment a-t-elle acquis ses pouvoirs ? Pourquoi est-elle comme ça ? D’où lui vient son obsession pour sa beauté ? Quel est son passé ? Toutes ces questions vont trouver leur réponses. Et je dois dire que l’histoire de Serena Valentino m’a fait voir ce personnage féminin sous un tout nouvel angle…

Elle imaginait son cœur tel un miroir brisé, dont les morceaux ne se recolleraient jamais

Une évolution psychologique

Nous connaissons tous cette femme névrosée prête à tout pour apaiser son ego, même à tuer. Mais la méchante reine n’a pas toujours été ainsi. En effet, le roman s’ouvre sur une jeune femme issue d’un milieu pauvre. Orpheline de mère, son père ne s’est jamais remis de la disparition de son épouse et se venge sur sa fille qu’il tient pour responsable de tous ses malheurs. Celle-ci grandit et passe toute son enfance persécutée par son seul parent. Puis un jour, alors que le roi du royaume était en campagne, il passe près de chez elle et fait sa connaissance. Subjugué par la beauté de la jeune femme, il en tombe éperdument amoureux et l’épouse sans tarder. C’est ainsi que cette femme devient alors reine, ainsi que la belle-mère de Blanche-Neige.

On y découvre une femme douce et aimante qui agit comme une vraie mère avec la petite princesse, ce qui m’a grandement surprise car j’avais comme préjugé que les villains étaient méchants de nature, que le mal était ancré en eux depuis leur naissance. QUE NENI ! C’est une jeune femme bienveillante qui se dévoile, une femme qui a souffert du manque de sa mère et qui fait tout son possible pour que Blanche-Neige ne ressente pas la même chose.

Puis au fil des chapitres, on voit l’horizon de ce royaume enchanté s’assombrir lentement mais sûrement. Comme n’importe quel royaume prospère, celui-ci est attaqué et son souverain doit partir de plus en plus souvent guerroyer pour défendre ses terres. Notre jeune reine se retrouve souvent seule et, inconsciemment, son esprit fait le parallèle avec son enfance, époque où elle était déjà très solitaire. La mélancolie semble la suivre partout et c’est ainsi qu’elle s’enferme dans une solitude abyssale, avec pour seule distraction la progéniture de la personne qui lui manque le plus au monde, et dont les absences ne semblent plus finir.

Seule avec ses pensées, la jeune reine ressasse le passé et ne cesse de repenser aux phrases destructrices de son père qui, de son vivant, n’a jamais eu de cesse de lui asséner. En tant que femme dans une époque féodale, notre héroïne ne gère d’aucune façon les affaires du royaume. Alors malgré les clameurs scandées par le peuple à son égard, elle comprend que cet amour n’est dû qu’à sa beauté. C’est à partir de ce moment que commencera son obsession pour son apparence.

La folie est dans les yeux de celui qui regarde.

L’origine du mal

Comme je vous le disais plus tôt, c’est dans son enfance que prend racine le mal qui rongera ce personnage emblématique. C’est à l’âge adulte qu’elle goûte enfin au bonheur, et le roi se présente ainsi comme son sauveur, celui qui lui rappelle sans cesse sa beauté, qui dément le fantôme de son père. Dans ce roman, la reine est sans cesse à la recherche de l’attention de son roi, de son approbation. Il est sa seule réelle raison de vivre.

À la mort de celui-ci, c’est tout son monde qui s’écroule. Elle perd son but, l’être qui lui est le plus cher. Mais en tant que souveraine, elle ne peut pas se permettre de prendre le temps pour faire son deuil, car c’est une avalanche de responsabilités qui lui incombent alors : diriger un pays et élever l’enfant de son amour perdu. Durant l’enfance de la princesse, sa présence lui rappelle constamment qu’elle a perdu l’homme de sa vie. Et en grandissant, la petite fille se transforme en jeune fille. Une jeune fille de plus en plus jolie.

Lors de ses noces avec le roi, les trois cousines éloignées de celui-ci, des personnages aussi étranges qu’effrayantes, avaient offert à la reine un vieux miroir. Installé dans son boudoir, la jeune reine découvre que l’objet est loin d’être ordinaire. En effet, le miroir est habité par un esprit, qui n’est nul autre que le père de la reine. Pensant être enfin libérée de la pression malsaine de son dernier parent, c’est avec effroi qu’elle continue de subir ses persécutions sans qu’elle ne puisse rien n’y faire. En effet, il est inenvisageable pour elle de s’en débarrasser, ou même de le détruire, car sa magie lui est plus qu’utile : le miroir a pour obligation de répondre à toutes les demandes de son propriétaire. Et en plus de lui apprendre l’art occulte de la magie, il détient toutes les réponses. Y compris l’identité de la femme la plus belle de toutes.

Toutes les horreurs qu’il avait dû voir pesaient terriblement sur son âme, mais elles lui avaient aussi ouvert les yeux sur la réalité du monde.

Une suite intéressante

Vous connaissez tous ce que la méchante reine fait subir à Blanche-Neige en tentant d’arriver à ses fins. C’est pourquoi je ne vous le rappellerai pas. Ce qui m’a interpellée a été la façon dont se termine cette réécriture. Dans le dessin animé, l’histoire se termine sur Blanche-Neige et son prince charmant chevauchant vers un château enchanté sur fond de soleil couchant. Mais ensuite ? Que se passe-t-il ?

La méchante reine, sous sa forme de sorcière, perd la vie en tombant du haut d’un précipice. Ironie du sort, elle se retrouve à son tour enfermée dans le miroir dont Blanche-Neige hérite. Soulagée des craintes de son vivant, la reine retrouve enfin la raison et réalise l’ampleur et les conséquences de ces actes. Elle devient alors une conseillère éclairée et bienveillante pour sa fille adoptive qui, elle, utilisera le miroir avec parcimonie.

Cette dernière, en bonne princesse, pardonnera à sa belle-mère les mauvais sévices qu’elle lui a fait subir, et préfèrera garder en mémoire les bons souvenirs qu’elle partage avec cette femme. La reine trouve alors dans son emprisonnement une rédemption en plus d’une pénitence, ce qui permet de refermer ce livre sur un happy end, même s’il est quelque peu amère.


J’espère que cet article vous aura plu ! J’attends vos retours dans les commentaires 😉

Quel est votre méchant Disney préféré ? Auriez-vous imaginé l’histoire de la méchante reine de cette manière ?

On se retrouve bientôt pour un nouvel article ! 😘

Aurélia

TWISTED TALE, « Ce rêve bleu », Liz Braswell

Je n’y crois pas c’est merveilleux ! Pour moi c’est fabuleux, quand dans les cieux, nous partageons ce rêve bleu à deux.

Voilà la réaction que j’ai eue quand j’ai découvert que les éditions Hachette sortaient une suite de réécriture de nos Disney préférés, et que le premier de cette collection « Twisted Tale » n’était autre que le légendaire Aladdin.

Bien le bonjour jeunes gens !

J’ai rêvé pendant des années d’avoir le même volume capillaire que Jasmine, j’ai bassiné mes parents pour adopter un tigre, j’ai souhaité très fort avoir un tapis magique, et cherché des amis aussi drôles que le génie. Concernant le premier et le dernier point, je peux dire que mes vœux ont été exaucés. Quant au reste, je me dis que je peux toujours continuer de rêver #espoir

Vous l’aurez compris, Aladdin est un des chef-d’œuvre Disney qui a particulièrement touché mon enfance et qui continue de me faire rêver malgré mes 25 ans bien tassés. C’est donc avec plaisir que je me suis replongée dans la magie des mille et une nuits, curieuse de découvrir cette nouvelle version qui, je vous le dis tout de suite, ne manquera pas de vous ravir.

La magie reflète l’âme de celui qui la contrôle

Aladdin, « Ce rêve bleu »

Une version inattendue

J’étais vraiment très curieuse de connaître cette réécriture, mais j’avais aussi très peur que les premiers chapitres soient longs et en quelques sortes inutiles dans le cas où ils reprendraient le début de l’histoire telle que nous la connaissons déjà tous. PAS DU TOUT. L’histoire s’ouvre sur un premier chapitre narrant une scène totalement nouvelle, car complètement absente du dessin animé.

On y retrouve Aladdin au début de son adolescence, vivant avec sa mère qui, déjà à l’époque, devait l’empêcher de s’attirer trop d’ennuis avec les marchands. On nous y dépeint la vie à Agrabah, surtout l’existence au sein de la communauté des Vauriens, ce qui nous plonge immédiatement dans une ambiance beaucoup plus noire que celle dont Disney nous fait profiter habituellement. Ce point ajoute plus de réalisme à l’histoire, car il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici de la vie de personnes précaires au quotidien vraiment difficile, personnes ayant énormément de mal à sortir de la misère dans laquelle ils sont nés. On nous explique aussi en quoi cela est presque impossible. La suite des évènements suit fidèlement le dessin animé, nous apportant toutefois certaines précisions appréciables, sans pour autant que cela soit redondant ou que cela traîne en longueur.

L’élément déclencheur de cette version arrive au moment où Aladdin doit sortir de la caverne. Souvenez-vous : dans la version originale, Aladdin ne doit toucher à rien du tout – mis à part la lampe – pour pouvoir ressortir sain et sauf de la caverne. Mais c’est sans compté sur la cupidité de son singe Abu, qui se saisit d’un énorme rubis fièrement entreposé dans les mains d’une statue clairement flippante. Delà les entrailles de la terre se mettent à frémir, et une course poursuite sur le dos du tapis commence pour essayer de rejoindre à temps l’entrée de la caverne (le tout sans se faire écraser par des pics de roche se détachant du plafond). Aladdin arrive tout de même à attraper un rocher et, suspendu au-dessus du vide, demande alors à Jafar, déguisé en vieillard, de lui tendre la main pour l’aider. Ce à quoi notre Grand Vizir si détesté lui réclame d’abord la lampe. Après l’avoir récupérée, Jafar tente alors de le poignarder, mais Abu défend son ami, et ils tombent tous les deux dans le fond de la caverne qui se referme sur eux. Et c’est précisément là que le changement intervient : Abu n’a pas réussi à reprendre la lampe, qui se trouve toujours entre les mains de Jafar et celui-ci entame alors l’exécution de son plan machiavélique… Malgré toutes les modifications qui vont s’ensuivre, des rappels à l’histoire originale reviendront régulièrement, telles que quelques phrases cultes bien placées que je vous laisse le soin de découvrir.

Pour ce qui est de la suite des évènements, il est évident que je ne vous en parlerai pas de manière explicite dans cet article, car je ne voudrai pas vous gâcher le plaisir de votre lecture et ainsi vous laisser découvrir toutes les variantes qui ont été apportées. Mais je souhaiterai tout de même mettre le doigt sur quelques points qui ne vous spoileront pas. Enfin pas trop. En effet, lors de son coup d’Etat, Jafar est pris d’une soif inextinguible de pouvoir, persuadé que c’est ce qui le fera être aimé du peuple et de Jasmine (d’ailleurs il a une sorte d’obsession pour la princesse, c’est incroyable…). Il se met alors en quête de manuscrits anciens qui lui permettront de devenir un sorcier encore plus puissant, et finira par découvrir un terrible secret : celui de ramener les morts à la vie. Et c’est comme ça qu’il commence à créer une armée composée de ses soldats tombés. Devenus donc une sorte de zombies appelés goules, ils sont semble-t-il dénués de conscience et obéissent aveuglément à ce nouveau sultan.

Quant à Jasmine, prisonnière de Jafar, elle se voit contrainte de l’épouser. En essayant de la protéger, Raja est blessé. Malgré la puissance de son geôlier, Aladdin parvient à l’aider dans son évasion et elle échappe de justesse à ces noces forcées. Plus tard, Raja la rejoindra, encore convalescent du choc subi. Connu jusqu’alors comme l’ami et le protecteur de la princesse, cet animal va aussi devenir un déclic pour que le peuple s’oppose à son oppresseur. Une rébellion se met alors en place : la Griffe de Raja, un symbole fort et évocateur du danger à venir.

L’histoire suit alors son cours, jusqu’à arriver à son dénouement. Jafar est renversé alors qu’il n’a pas encore eu l’occasion de prononcer son troisième et dernier vœu. Jasmine doit choisir entre lui octroyer un procès équitable, sous peine qu’il réussisse à s’échapper et à continuer son carnage, ou à lui prendre la vie. Un rebondissement inattendu se conclura par un dernier vœu terrible qui aura des répercussions sur tous.


La liberté de choisir est bien plus importante que tout ce que tu souhaites

Jasmine, « Ce rêve bleu »

De la profondeur pour les personnages

Les protagonistes emblématiques de ce dessin animé sont ici dépeints de façon beaucoup plus détaillée, et l’auteure leur donne pour certains une toute autre dimension.

Si Aladdin reste fidèle à son original, sa copie n’en est pas pour autant plus pâle puisque son besoin de justice a été accentué, surtout que l’on comprend l’origine de ce besoin dès le 1er chapitre du roman (mais je reviendrai sur ce point plus tard). La communauté des Vauriens est mise en avant et de nouveaux personnages font leur apparition, avec une utilité toute particulière pour la suite des évènements. Ce sont aussi ces personnages qui nous apportent une certaine morale à l’histoire, ainsi que la possibilité de faire des parallèles avec les populations défavorisées de notre monde, et qui permettent enfin l’évolution psychologique de Jasmine. En effet, cette princesse alors naïve et ignorante du monde extérieur devient à leur contact une dirigeante pleine de potentiel : sans pitié pour ses ennemis, mais pleine de compassion et de compréhension pour son peuple, c’est une main de fer dans un gant de velours. La princesse se dévoile comme une jeune femme pleine d’espoir, avec de grands projets pour son peuple, mais aussi avec des perspectives d’avenir pour elle-même qui sont dans l’air du temps car il est ici question d’égalité des sexes et de féminisme #girlpower

Le dernier personnage à avoir été approfondi par l’auteure est Jafar. C’est sur l’ampleur de sa folie que l’accent a été mis. On y découvre une toute autre facette de sa personnalité et les lecteurs que nous sommes pouvons alors comprendre à quel point son esprit dérangé est loin de la réalité. Comme je le disais plus tôt, en plus de sa soif de pouvoir qui est je trouve un but assez « classique » pour un méchant, Jafar est obsédé par Jasmine. Dans la version originale de Disney, s’il souhaite épouser la princesse, c’est uniquement pour asseoir sa légitimité sur le trône d’Agrabah. Ici, Jafar demande au génie de faire en sorte que Jasmine soit folle amoureuse de lui. Ce à quoi l’esclave de la lampe lui explique qu’il y a des lois qui ne peuvent pas être brisées : comme ramener les morts à la vie, ou encore forcer les gens à tomber amoureux. Mais alors pourquoi vouloir absolument gagner l’amour de la princesse si sa quête de légitimité n’est pas son but ? L’auteure répond subtilement à cette question dans son roman, et je vous laisse le soin de découvrir cette vérité cachée entre les lignes 😉


Ne laisse pas les injustices ni la pauvreté déterminer qui tu es vraiment, continua-t-elle. C’est à toi de choisir ta destinée, Aladdin. Seras-tu un héros qui veille sur les faibles et les démunis ? Seras-tu un voleur ? Seras-tu un mendiant, ou pire encore ? Tout dépend de toi, pas des choses – ni des gens – qui t’entourent, le choix t’appartient.

Mère d’Aladdin, « Ce rêve bleu »

Des réponses à nos questions

Nombreux ont été nos questionnements quant au passé de nos héros favoris. Où est la mère d’Aladdin ? Pourquoi le père de Jasmine se comporte-t-il ainsi ? Quand Aladdin et Abu se sont-ils connus ? Comment le génie s’est-il retrouvé prisonnier de la lampe ? Qu’est-il arrivé à Jafar pour qu’il devienne ainsi ?

Et bien je vous le dis : toutes ces questions trouvent leur réponse dans ce roman. On nous explique tout d’abord la situation familiale d’Aladdin. Même si le second film nous a apprit pourquoi son père était absent, le destin de sa mère restait entier. Je vous laisse découvrir le sort de cette femme, mais tout ce que je peux vous dire, c’est que la citation que vous venez de lire est d’elle, et qu’elle a laissé une trace indélébile sur la morale de son fils (elle est aussi à l’origine de l’entrée d’Abu dans la vie de celui-ci). De plus, dans la version originale, on a l’impression que notre héros est un personnage solitaire avec pour seul ami ce petit singe. On nous explique ici pourquoi Aladdin n’a pas vraiment d’entourage, et votre petit doigt vous dira certainement que cela a à voir avec les Vauriens, à juste titre.

Pour ce qui est de notre héroïne, l’auteure reste brève sur la mère de Jasmine : celle-ci serait morte en couche. En revanche, elle nous fournit un peu plus d’explications sur le comportement du sultan qui nous est présenté comme un homme puéril, préférant la compagnie de ses jouets pour enfants que la régence de son royaume. On nous explique que cela aurait un rapport avec la disparition de son épouse, mais cela reste des suppositions qui sont faites par l’un des personnages. Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis 😉

Enfin, c’est après nous avoir dévoilé un pan du passé de Jafar, qui n’a pas vécu des choses jolies, que l’auteure nous dévoile des évènements sur la vie du génie. En effet, une erreur de jeunesse l’aurait amené à se faire emprisonner dans la lampe, le coupant ainsi de sa famille et de sa liberté. Je n’en dirai pas plus sur ce point car je trouve son histoire si touchante qu’il serait dommage de vous la dévoiler ici.


C’est sur cette chronique ultra positive de ce premier opus de la collection Twisted Tale que je vous abandonne. Mais ne vous en faites pas, je reviendrai bien assez tôt avec un nouvel article. D’ailleurs mon petit doigt me dit que cela aura un rapport avec des Pirates au beau milieu des mers des Caraïbes…

A très bientôt !

Aurélia

« Les Secrets d’Opale », Maria V. Snyder

Oyez ! Oyez !

La période de confinement est (provisoirement ?) terminée et, pour fêter ça, je vous retrouve avec un nouvel article qui viendra clore ma critique sur la trilogie << Les Portes du Secret >>. Ce troisième et dernier opus << Les Secrets d’Opale >> vient donc tourner la page sur ma critique de cette saga chère à mon ❤

Dans cet opus, j’ai pu y retrouver notre héroïne en pleine cavale sur les terres du royaume de Sitia. Ayant abandonné son apprentissage magique, elle fuit rejoindre son amant Valek en Ixia, où la magie est interdite. En chemin, des disparitions inexpliquées attirent son attention, en plus du soulèvement secret d’une armée qui menace la paix régnante et dont les membres obtiennent du pouvoir de façon barbare et douteuse. Aidée par son frère et ses fidèles compagnons, Elena décidera de suivre dans les flammes un personnage étrange qui semble détenir les réponses à toutes ses questions. Mais le savoir à un prix, qu’elle s’apprête à payer cher : rester coincée pour l’éternité dans le royaume du Feu pour empêcher ce nouveau protagoniste de répandre son mal sur cette terre.

UNE COURSE EFFRÉNÉE EN QUÊTE DE VÉRITÉ

Au tout début de la trilogie, de nombreuses questions se bousculent dans notre esprit en tant que lecteurs. Pourquoi Valek est-il insensible à la magie ? Quel est tout ce mystère entourant le commandant ? Pourquoi Elena semble-t-elle être le point névralgique de toutes ces intrigues ? Qu’a-t-elle de spécial de l’on ignore encore ?

Au fil du premier et du second tome, certaines questions trouvent des réponses, tandis que certaines restent obstinément dans l’ombre. Ce troisième volet nous apporte enfin, dans ses dernières pages, toutes les réponses que l’on désirait tant. Ce qui a le don de nous permettre de tenir le coup dans cette interminable attente. Je dis bien interminable car cet opus n’est pas tout à fait une grande réussite pour moi. En effet, les premiers chapitres ont été pour moi longs et pénibles à lire, non pas à cause du style, que l’auteure a su garder constant et très plaisant tout au long de la trilogie, mais bien à cause des événements qui s’y produisent.

Le point névralgique du roman, qui apporte toute la saveur à la conclusion de cette histoire, n’arrive qu’à partir du 19ème chapitre. Et aujourd’hui, avec le recul, je me dis que beaucoup de choses auraient pu être « accélérées » car, à mes yeux, elles n’apportaient pas forcément beaucoup de profondeur à l’histoire, et n’étaient pas si importantes que ça dans le scénario. C’est là la seule chose que je puisse reprocher au travail de l’auteure.

UN ÉTAU QUI SE RESSERRE INÉLUCTABLEMENT

Comme je le disais plus haut, nos héros sont engagés dans une course effrénée pour vaincre l’ennemi, et le sort semble s’acharner sur eux. Au fil des rebondissements et des événements (tous aussi inquiétants les uns que les autres), on peut presque sentir les mains du Destins se refermer sur les protagonistes pour les engloutir dans ses eaux troubles.

Au fil des pages, j’ai pu me rendre compte que l’esprit vif d’Elena n’allait peut-être plus suffire à lui permettre de s’extirper des situations dangereuses dans lesquelles j’ai pris l’habitude de la voir. Certaines faiblesses apparaissent chez des personnages que je considérais alors comme étant presque intouchables, tandis que des facettes beaucoup plus sombres semblent remonter à la surface de la personnalité d’autres compagnons. Cette dimension dramatique apporte plus de réalisme à la troupe et aux événements qui se produisent, et permet de rendre plus « vraie » l’affrontement qui approche à grand pas.

Quand je m’en suis rendue compte, j’ai commencé à réellement m’inquiéter pour ces personnages auxquels j’avais fini par m’attacher. Et c’est ce constat qui me permet justement d’affirmer (une fois de plus) que la plume de cette auteure est vraiment bonne, tellement qu’elle parvient à susciter des émotions fortes chez le lecteur telles que l’angoisse ou encore la peur.

DES RÉPONSES TANT DÉSIRÉES

Je soufflai de frustration. J’aurais tellement aimé retourner auprès de Valek, de Kiki, de mes parents, de Leif, d’Irys, de Janco et de tous mes amis… J’avais appris mon rôle, mais il y avait encore bien des aspects de mon pouvoir et des pouvoirs des autres à explorer. Je repensai au talent unique d’Opal.

Cette citation résume à mon sens tout ce que je viens de vous dire. Des questions qui ont enfin trouvé des réponses et un sort impossible à éviter. Certes, l’auteure nous épargne une grande frustration en faisant la lumière sur toutes les zones d’ombres de cette saga. Néanmoins, certains diront peut-être que cette histoire a été conclue de façon, maladroite, voir même à la hâte, car c’est dans les toutes dernières lignes que l’héroïne nous répond, grâce à ses éclairs de génie, alors qu’elle était dans le flou total depuis les premiers mots de cette histoire.

Je regrette seulement d’avoir dû refermer ce livre sur ce dernier chapitre, sans épilogue pour me réconforter, me permettre de passer un dernier instant avec ces personnages, sans savoir comment ils ont repris leur vie, comme ils sont retournés au calme après tant de tumultes et d’épreuves, surtout qu’à la toute fin, Elena donne une dernière mission à son amant, et nul ne saura jamais si elle a été menée à bien.


C’est tout de même le cœur lourd que j’ai reposé mon livre. Et je suis restée un moment à m’imaginer quelle serait la vie de nos héros à présent. Malgré ces deux points négatifs au sein de ce dernier tome, je continue de penser que c’est une saga à découvrir absolument. Pour son dépaysement et ses nombreux rebondissements, pour ses personnages aussi vaillants qu’attachants, et à cet univers qui m’a permise de voyager sans avoir à bouger de mon canapé.

Je suis vraiment contente d’avoir découvert cette trilogie et la plume de cette auteure talentueuse. Et je la recommanderai. Encore et encore.

Sur ces bonnes paroles je m’en vais plonger mon nez dans une nouvelle histoire, que je conterai peut-être dans un prochain post 😉

« Le souffle d’émeraude », Maria V. Snyder

BIEN LE BONJOUR JEUNES GENS !

Je vous retrouve en ce jour glorieux avec un tout nouveau post ! Quoi ? Deux articles en deux jours ?! NON, le ciel ne va pas vous tomber sur la tête ! Je profite seulement de cette période de confinement forcé pour être ultra productive ! J’espère que vous faites de même, car il n’y a rien de tel pour tuer l’ennui et faire passer le temps agréablement que de se plonger dans un bon livre.

Je vous retrouve donc aujourd’hui avec ma critique du tome 2 du Poison écarlate, j’ai nommé : « Le souffle d’émeraude ». Un titre qui m’a tout de suite interpellée personnellement, car je le trouve très énigmatique.

Nous retrouvons donc notre héroïne ultra badass, Elena, qui ne dispose que d’une année pour développer ses pouvoirs de magicienne, sous peine de succomber à sa propre magie, et, accessoirement, déclencher une terrible catastrophe. Nous la suivons en plein voyage vers sa terre natale pour retrouver ses parents. Mais bien sûr le chemin est semé d’embûches : ses ennemis cherchent à la manipuler, voire à la détruire. Certains magiciens la jalousent, un Prince exilé cherchent à la faire tomber, et son frère fraîchement retrouvé semble lui vouer une haine sans fondements. Toujours aussi libre et rebelle, elle poursuit sa quête avec, pour allié, le mystérieux Valek qui, depuis son poste en Ixia où il est resté pour protéger le Commandant, lui insuffle en pensée la force de devenir elle-même…

Une suite forte en émotions

Habituellement, quand je commence le second tome d’une saga, je le lis avec appréhension car il est monnaie courante qu’un lecteur soit déçu, surtout quand il a d’abord eu un véritable coup de cœur pour le tome initial. Ici, j’ai été agréablement surprise, car ce deuxième volet vient donner encore plus de profondeur à l’histoire en elle-même, ainsi qu’à la vie d’Elena.

En effet, ce premier tome s’était terminé sur une très bonne note mais il restait énormément d’interrogations. Ici, on nous dévoile un début de réponse, mais pas seulement : certains points qui semblaient être clairs et limpides, comme la machination imaginée par le protagoniste principal, prennent une toute autre dimension, et on comprend que ce n’était que la première étape d’une intrigue bien plus vaste et encore plus dangereuse que ce que l’on avait pu imaginer jusque là.

Le premier tome n’était donc qu’une première partie d’un puzzle vaste et complexe, mêlée à de nouveaux personnages découverts dans cette suite à l’allure effrénée.

L’apparition de nouveaux protagonistes

De nouveaux personnages font leur entrée dans la vie d’Elena, certains semblant hostiles, et d’autres bienveillants. Leurs histoires, aussi différentes soient elles les unes avec les autres, semblent pourtant lier à l’avenir d’un pays dans lequel Elena a du mal à se projeter.

Au fil des pages, on en découvre un peu plus sur eux, et aident l’héroïne à se dévoiler, à se surpasser. Certains lèvent le voile de mystère qui recouvrait certains points d’ombre du premier tome. Mais ces réponses ne font que soulever de nouvelles interrogations, ce qui m’a rendue encore plus accro à cette histoire.

L’autre point qu’il me paraît important de souligner, est que certains de ces nouveaux protagonistes mettent en quelques sortes Elena à l’épreuve, et ce de bien des manières. Et ce sont justement ces événements qui révèlent une toute autre facette de l’héroïne.

Maturité et évolution psychologique

–  La vie est très risquée, rétorquais-je. Chaque décision, chaque rencontre, chaque geste, chaque fois que tu sors du lit, le matin, tu prends un risque. Survivre, c’est accepter ce risque, accepter de sortir du lit et d’affronter les dangers.

– Ta vision du monde n’est pas très rassurante.

– Justement, elle n’est pas censée l’être.

Cette citation est pour moi la preuve ultime de l’évolution d’Elena. Dans le premier volet, nous étions face à une jeune femme qui se battait pour sa survie, mais qui, plusieurs fois, se plaignaient du fait que SA vie se résumait à un danger constant.

Dans ce second opus, le personnage a appris à se détacher de son expérience personnelle face à la vie et pris conscience que l’existence en elle-même était compliquée pour tout le monde, le tout à des échelles différentes. Elle comprend que tout le monde n’a pas la vie rose et elle arrête de s’apitoyer sur son sort. En faisant cela, la jeune femme se relève encore plus forte et semble redoubler de combativité face à l’adversité, mettant tout en oeuvre pour protéger ses proches et elle-même.

Bien sûr, Elena n’est pas la seule a avoir évolué au fil de ce roman. D’autres personnages le font également, et cela nous permet d’en découvrir un peu plus sur leur personnalité. Pour découvrir à quels personnages je fais allusion, je vous laisse le plaisir de découvrir ce tome 😉


Vous l’aurez compris, cette suite n’a rien diminué l’amour que j’avais pour cette saga, bien au contraire ! Je vous l’ai déjà dit, mais cette saga vaut vraiment le détour. A l’heure actuelle, il est malheureusement très compliqué de se procurer les livres car l’éditeur a fait cesser leur impression et vous ne pouvez plus les trouver neufs. Mais il y a peut-être moyen de les trouver d’occasion et en bon état chez des particuliers. C’est ce que j’ai fait pour le tome 2 et 3 😉

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse profiter de votre temps libre. Bisous les copains !

« Le poison écarlate », Maria V. Snyder

– Mais je t’ai dans la peau, dans le sang… Tu as envahi mon cœur.

– On dirait que vous parlez d’un poison.

La confession de Valek m’avait à la fois choquée et transportée.

– Exactement, dit-il. Tu m’as empoisonné.

Le danger constant et l’incertitude face à des questions sans réponse peuvent parfois nous ronger l’âme, tel un poison dans notre organisme. C’est là le thème principal de ce roman qui s’est révélé être un véritable coup de cœur pour moi !

Au fil des pages, on suit les aventures d’Elena, une femme condamnée qui, par un (heureux ?) coup du sort, se voit proposer le poste de Goûteur du chef de l’Etat, le Commandant Ambroise. Son plus fidèle conseiller, Valek, chef du service d’espionnage, la forme à ses nouvelles fonctions. Mais avant cela, il met en place un stratagème aussi machiavélique que terrifiant : pour s’assurer de la fidélité et de la bonne conduite de cette nouvelle employée, il lui a administré à son insu un poison insidieux qui, si elle n’ingère pas quotidiennement une dose de l’antidote, la fera trépasser dans d’atroces souffrances.

Alors qu’Elena commence à s’habituer à cette nouvelle vie, son passé la rattrape et d’anciens ennemis, accompagnés de mystérieux alliés, refont surface avec un but inquiétant. Luttant pour sa survie et celle de ses proches, Elena, aidée par un Valek aussi séduisant que mortel, tente tant bien que mal de déjouer les pièges machiavéliques qui s’élèvent contre elle, tout en s’appuyant sur ses capacités mystiques.


Un univers magique et féodal…

Sur un fond de magie et d’apprentissage de différentes techniques utiles à la survie de l’héroïne, il faut dire que cette histoire est prenante et bourrée de rebondissements. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, d’autant plus que les intrigues sont aussi multiples qu’intrigantes !

Dès les premières lignes, on comprend qu’Elena est une âme torturée, qui a beaucoup souffert, même si on ne sait pas de quoi exactement. Au fil des pages, on apprend qu’elle est orpheline, mais son histoire est très trouble et nimbée de mystères. D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue orpheline ? Quels sont les souffrances qu’elle a enduré ? Mais surtout : que s’est-il passé pour qu’elle se retrouve dans cette situation ?

Un personnage ambivalent…

Dès la première page, ma curiosité était piquée et je ne pouvais plus lâcher ce livre. Entre alors le personnage de Valek qui est tour à tour inquiétant, mystérieux…et terriblement séduisant, le tout saupoudré d’un sens aiguë de la justice et d’une loyauté sans faille envers le Commandant. On ne sait pas grand chose sur lui, d’autant plus qu’il semble doté de capacités hors du commun, ce qui fait que l’on est encore plus impatient de connaître la suite.

Comme si cela ne suffisait pas, un adversaire oeuvre dans l’ombre pour attenter tantôt à la vie d’Elena, tantôt à celle du Commandant. Mais le plus curieux, c’est que la réponse à ce complot politique semble trouver ses réponses dans le passé, qui reste toujours indissoluble, car notre héroïne fait beaucoup d’efforts pour enterrer cette période douloureuse de sa vie, qui pour autant l’empêche d’avancer.


Je m’arrête ici dans la critique de ce roman, qui pour moi, tu l’auras compris, est un sacré coup de cœur, comme j’en ai rarement eu dans ma courte vie de lectrice. Je ne voudrai pas te spoiler, alors la seule que j’ajouterai serait de te conseiller vivement de te procurer ce bébé pour te plonger corps et âme dans les méandres de son histoire.

Bien le bonsoir jeune gens !

« Wondering Souls », Zelihan

Ce monde dans lequel nous vivons… Jamais il ne t’appartiendra… Pourquoi refuses-tu d’écouter ta propre voix ? Tu crains de te perdre ?

Je pense que nous sommes nombreux à vouloir être acceptés, et encore plus à chercher notre place dans le monde. Mais que se passe-t-il quand on se fait rejeter par la société ? Cette quête est-elle encore possible ?

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui est un grand jour car pour la première fois sur ce blog, je vais vous chroniquer un manga ! 😃 Depuis que j’ai commencé l’aventure du livre il y a 13 ans, je ne m’étais encore jamais penchée sur ce genre de littérature. « Pourquoi ? », vous demandez-vous ? Je voyais mon frère dévorer Bleach, Death Note, ou encore Dragon Ball, et en regardant ces personnages au physique surréaliste qui se battaient à chaque page, je me disais : « Mais c’est quoi cette daube ?! »

L’ignorante que j’étais n’avait pas conscience qu’il existait différentes sortes de manga, aux styles aussi diverses que variés ! Mais ce n’est que quand la maison d’édition H2T m’a contactée via mon Instagram (@aureliagram) que j’ai décidé de retenter l’expérience. En effet, elle m’a proposé de m’envoyer gracieusement une de leurs œuvres en échange de… rien du tout. Bien évidemment, en bonne bookstagrameuse que je suis, ils se doutaient bien que j’allais en parler dans un post. Mais pour ce qui est de cette chronique, l’initiative vient de moi 😉

« Wondering Souls » est donc un manga issu de la famille des shônen, une sorte de manga destiné à une audience jeune et masculine (en japonais, « shônen » signifie garçon et adolescent), contrairement aux shôjo qui, eux, sont plutôt destinés aux jeunes filles. Quoi qu’il en soit, je trouve que ce manga est une exception au genre car il convient aux deux types d’audience « classique » selon moi.

Résumé : « Ayten est une jeune orpheline qui vit dans un village de chasseurs au cœur des montagnes. A cause de sa capacité à communiquer avec les dépouilles d’animaux, elle mène une vie isolée des autres membres de sa tribu. Mais alors qu’elle fait une chute mortelle du haut d’une falaise, Ayten se régénère sous les yeux des villageois qui, terrorisés, décident de la bannir.
Pour la jeune exilée, ce jour marquera le début d’un voyage extraordinaire à travers les terres des dieux oubliés, les Shagaï. Et c’est dans un temple abandonné qu’Ayten fera une rencontre inattendue qui bouleversera sa vie à jamais. »

Maintenant que vous connaissez le pitch de ce manga, je peux commencer à vous donner mon avis en profondeur.

Un graphisme époustouflant

Etant donné que le manga est un genre très visuel, il va de soi que la qualité du dessin est primordiale pour que le lecteur puisse bénéficier d’une bonne expérience de lecture. Au-delà de cette couverture aux traits délicats et aux couleurs chatoyantes, toutes les pages sont couvertes de dessins doux et poétiques qui emportent immédiatement le lecteur – sans parler de certains plans qui sont tout simplement à couper le souffle.

De plus, dans la majorité des mangas, il n’y a que la couverture qui soit en couleur. Ici, agréable surprise : les premières pages le sont aussi ! J’ai été agréablement surprise en tant que lectrice, et c’est selon moi un gros point fort ! Rien à redire du point de vue artistique, notre jeune mangaka Zelihan nous régale.

Une héroïne forte

La petite Ayten, dès l’aube de sa (courte) existence, a toujours su tenir tête à ceux qui lui menaient la vie dure. Ce n’est pas pour autant qu’elle se laisse abattre. En effet, loin de se contenter de subir la situation qui est la sienne, j’ai pu découvrir une petite fille combative et pleine de bonne volonté.

Ce caractère bien trempé est d’autant plus appuyé par sa manière de parler : abrupte et incisive, ses paroles sont – à mon sens – la conséquence et le reflet de cette existence difficile qu’elle a eu à mener.

Une montée en puissance

Dans ce manga, l’aventure commence réellement au moment où l’héroïne et son nouvel ami entament leur voyage initiatique. Marchant côte à côte, on voit progressivement s’installer une confiance mutuelle entre ces deux êtres. Très vite, on se rend compte qu’ils tiennent beaucoup l’un à l’autre car ils n’ont plus personne. Leur seule richesse est cette amitié nouvelle qu’ils chérissent tous les deux.

La majeure partie de ce premier tome est principalement axée sur ces personnages qui surmontent les épreuves d’un voyage en terre hostile pour tisser une amitié étroite. Néanmoins, le rythme du récit augmente considérablement dans les dernières pages. En effet, depuis le début de leur quête, d’autres personnages restaient tapis dans l’ombre, observant la progression d’Ayten et de son compagnon. Sur la fin, ils passent à l’offensive et le voyage prend alors un tout autre tournant, forçant nos héros à prendre des décisions radicales et à s’affirmer, laissant la porte ouverte à un second tome qui promet d’être riche en rebondissements !


Vous l’aurez compris : j’ai adoré cette lecture et il me tarde de découvrir la suite des aventures d’Ayten !

Lisez-vous des mangas ? Si oui, avez-vous eu le plaisir de découvrir cette petite pépite ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 🤗

À très bientôt avec de nouvelles lectures ! 😘

Aurélia