« LE SCORPION – 5. La vallée sacrée », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

On se retrouve aujourd’hui pour continuer notre voyage en terres inconnues avec notre héro charismatique 🥰 J’adore quand mes lectures me font voyager vers des contrées lointaines que j’ai toujours rêvé de voir… Et je pense ne pas être la seule ! En effet, séduits par les voluptés des nuits d’Arabie, nombreux sont ceux qui rêvent de percer les secrets de ces terres magiques, et de lever le voile sur les mystères qu’elles recèlent…

Dans ce 5ème opus de la saga du Scorpion, les auteurs nous ont régalé avec des planches hautes en couleurs et des rebondissements des plus intéressants ! Toujours publié aux éditions Dargaud, je dois bien avouer que ce numéro m’a particulièrement séduite, car je pense que c’est mon préféré de toute la saga pour l’instant ! 🤩

Résumé :

L’infâme cardinal Trebaldi a été élu pape sur la foi d’un prétendu miracle d’une fausse croix de saint Pierre. La découverte de la vraie croix dénoncerait l’imposture. Trebaldi le sait, mais aussi ses ennemis, dont le Scorpion parti en Cappadoce sur une piste de la relique authentique liée au fabuleux trésor des Templiers…

Dans les archives du sultan d’Istanbul, le Scorpion a découvert un manuscrit selon lequel la croix sur laquelle fut crucifié saint Pierre ne reposerait pas à Rome, mais à Karabas, un bourg de Cappadoce. Sûr que le Scorpion le conduira à la relique authentique, Trebaldi a lancé derrière lui son implacable homme de main Rochnan. Celui-ci a pour devoir de s’emparer de la vraie croix et de détruire toute trace de l’imposture sur laquelle Trebaldi a manigancé son élection. Pour le Scorpion, ce qui importe est de prouver les crimes et manœuvres frauduleuses de celui qui l’a frappé d’infamie.

Epié par la vénéneuse gitane Méjaï également de la partie, traqué par Rochnan et ses moines guerriers, attaqué par les bandits qui écument la région, il parvient à poursuivre sa route au péril de sa vie, glanant çà et là des informations. Il apprend ainsi que les falaises de Cappadoce sont percées d’autant de sanctuaires que de secrets, mais qu’un vieux chevalier allemand du nom de Von Eschenbach s’y est retiré, qui pourra le guider… A Karabas, fouille déjà l’aventurière Ansea Latal qui se dit mandatée par un rival évincé du nouveau pontife. Méjaï, qui y a débusqué Von Eschenbach, compte sur ce dernier pour devancer tout le monde. Le vieil Allemand est cependant lui-même à la recherche de la fameuse croix : celui qui la trouvera, trouvera la cachette du fabuleux trésor des Templiers !

Une légende séculaire

Noyé dans les écrits relatant l’histoire d’un trésor immense caché des siècles auparavant par les Templiers, le Scorpion ne sait plus où donner de la tête et se sent perdu. Surtout qu’il ne peut même pas compter sur les héritiers de l’ordre étant donné qu’ils ont tous été exterminés il y a bien des années. Du moins, c’est ce que croit notre héro, qui finira par apprendre l’existence d’une personne qui pourrait bien lui être d’une aide des plus précieuses pour retrouver ce trésor perdu…

Enfoncé dans les terres abritant majoritairement des fidèles d’une croyance étrangère à la sienne, Scorpion sait qu’il doit se montrer prudent. En effet, les catholiques et les musulmans se font la guerre depuis des siècles, et ces derniers n’ont pas oublié l’oppression qu’ils ont subi à cause des Templiers agissant au nom de la foi catholique. C’est pourquoi les hommes de mains du nouveau pontife ne sont pas le seul danger guettant notre aventurier, car bientôt de nouveaux protagonistes entrent dans la danse pour corser sa mission.

Des ennemis toujours plus nombreux

En croisant la route du Scorpion, certains opportunistes comprennent qu’il pourrait être l’instrument de leur fortune. Entre courses poursuites et combats d’épée, beaucoup recherchent activement le Scorpion afin de lui arracher ses secrets. Mais ce dernier n’est pas une proie facile, et il n’est jamais là où on l’attend.

Les compagnons de voyage de notre aventurier, qui jusqu’ici lui avaient toujours apporté une aide précieuse, finissent par révéler leur vrai visage et le trahir. Et ce pour des raisons totalement inattendues. Abandonné, dans une situation des plus compliquées, Scorpion devra faire preuve d’ingéniosité pour se sortir d’affaire…

J’ai vu la vérité sur les murs et il m’a fallu en porter le poids

Des énigmes insolubles

Sur les traces de la véritable relique, notre héro tente tant bien que mal d’assembler les indices entre eux afin de leur donner un quelconque sens. Mais ceux-ci se font rares, et il n’est pas chose aisée de les déchiffrer. Bien souvent, ils mènent sur la voie d’un danger toujours plus grand

Hormis cette recherche folle pour dénicher la relique sacrée, la chasse à l’homme contre le Scorpion continue toujours. Et la raison poussant Trebaldi à s’acharner sur le Scorpion commence à se dessiner doucement, son origine semblant se trouver dans un passé commun aux deux hommes. Un passé liant leur deux familles…

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Je vous l’avais bien dit que j’avais adoré ce numéro ! 🤩 Vous connaissez cette saga ? Sinon vous lisez quoi comme BD ? Dites-moi tout dans les commentaires ! 👇🏻

En attendant la prochaine chronique, je vous invite à me rejoindre sur mon Instagram. J’y poste du nouveau contenu tous les jours ! 😉

Sinon vous pouvez aller jeter un œil sur mes précédents articles !

Mes expériences paranormales 👻

Etrange manifestation

La peur est la soeur de l’imagination.

Juliette et les autres, Roseline Cardinal.


This is Halloween 🎃

Vous vous êtes fait un marathon de films d’horreur et de séries fantastiques pour patienter, vous avez passé des heures à écumer la toile (la toile, Internet, Halloween, tu l’as ?) à la recherche du tuto parfait pour LE makeup de la soirée, vous avez vêtu vos plus beaux atours pour cette nuit et nous y voilà enfin ! L’heure des sorcières a sonné !

Peut-être passez-vous votre soirée seul(e) ? Ou peut-être êtes-vous avec des amis ? Quoi qu’il en soit, vous vous êtes perdu dans les méandres de mon grimoire numérique, intrigué par ce titre.

Pour vous mettre dans l’ambiance de cette soirée mémorable, laissez-moi vous conter quelques histoires frissonnantes qui me sont arrivées.

Je vous rassure, elles ne sont pas très nombreuses. Vous les comptez sur les doigts de la main. Voici pour vous ce soir, 3 histoires courtes sur des événements de mon existence que je ne comprends toujours pas à l’heure actuelle…

Alors installez-vous confortablement, le frisson est pour maintenant…


Une étrange manifestation…

La petite ville d’où je viens a ses origines qui remontent à l’Antiquité. Et il s’avère que la maison de ma grand-mère maternelle – qui y vit aussi – a été construite sur les vestiges d’un ancien cimetière romain #creepy

Depuis toute petite j’entendais souvent mes tantes parler de leur enfance au sein de cette maison, et que pas mal de choses s’y étaient déroulées. Des événements qui demeurent encore aujourd’hui inexpliqués.

Je n’avais jamais donné aucun crédit à ces histoires de famille car je ne suis absolument pas superstitieuse. JE CROIS EN CE QUE JE VOIS.

Mais ce qu’il m’est arrivé il y a quelques années m’a fait me poser énormément de questions, qui demeurent actuellement sans réponses.

Je n’ai jamais été proche de ma grand-mère, et je n’ai passé la nuit que très rarement chez elle. Deux fois exactement. Et à chaque fois il s’est passé des phénomènes étranges.

Un soir donc, je devais rester dormir chez elle. Son compagnon étant en déplacement ce soir-là, ma grand-mère décide que je dormirai avec elle. Jusqu’ici pas de soucis.

Nous sommes seules chez elle et faisons notre petite soirée tranquillement. Au moment d’aller me coucher, je me rends dans la cuisine pour boire un verre d’eau, que je me sers dans le verre que j’utilisais toujours quand j’allais chez elle. Un geste somme toute banal me direz-vous.

Après avoir bu mon verre, je le pose fermement sur la table et ma grand-mère, déjà couchée, me demande de faire un peu plus attention pour ne pas risquer de casser le verre. J’éteins les lumières derrière moi et monte les escaliers pour me rendre dans la chambre.

En entrant, la seule chose que je vis fut, posé sur la table de chevet, le même verre d’eau avec les quelques gouttes dans le fond.

Ma grand-mère n’a que des verres dépareillés.


Des cris dans la nuit…

Quelques années plus tard, dans cette même maison, je devais dormir une fois de plus (de trop ?) chez mon aïeule. Son compagnon était encore en déplacement, alors ma grand-mère et moi étions seules chez elle. Et comme j’avais bien grandi, la presque adulte que j’étais préférait dormir dans la chambre d’ami située juste à côté de la sienne (autant profiter du grand lit pour moi toute seule).

Cette nuit-là, je ne sais pas pourquoi, je ne parvenais pas à m’endormir et je n’arrêtais pas de me retourner dans mes draps. Et c’est à une heure avancée de la nuit que, soudain, provenant de la cuisine, j’entendis un homme et une femme se disputer violemment.

Étrange. Je n’avais pas entendu ma grand-mère se lever alors que j’étais pourtant bien éveillée, et je n’avais pas non plus remarqué que son compagnon était rentré plus tôt que prévu de son déplacement.

Les cris continuèrent de s’élever pendant de longues minutes sans que je ne comprenne pour autant la teneur de la dispute. Les mots me semblaient étranges, mais je mettais mon incompréhension sur le fait que plusieurs portes closes me séparaient du lieu de l’altercation.

D’un coup, j’entendis un bruit sourd, puis tout se calma. Je m’inquiétais immédiatement pour ma grand-mère et j’espérais sincèrement que son compagnon n’avait pas été violent avec elle. Alors je décidais de me lever pour vérifier que tout allait bien.

En bas des escaliers, j’entendis les mêmes voix chuchoter à travers la porte de la cuisine tenue close, un raie de lumière filtrait par dessous. Et plus je me rapprochais, et plus j’étais intriguée car les mots que je distinguais avaient des connotations latines très prononcées. La latiniste que je suis sait reconnaître du latin quand elle en entend.

Mais au moment où je l’ouvris, la lumière s’éteignit brusquement.

Je rallumais immédiatement et examinais la pièce : j’étais seule. Aussitôt je rebroussais chemin et me rendais dans la chambre de ma grand-mère. Je la vis endormie paisiblement dans le fond de son lit.

– Mamie ? Patrick (son compagnon) n’est pas là ?

– Mais allons ! Tu sais bien qu’il est en déplacement au Maroc !

– Mais tu t’es disputé avec qui il y a quelques minutes dans la cuisine ?

– Je n’ai pas bougé de mon lit, Chérie.


Noir comme la nuit…

L’année de mes 8 ans, mon père est devenu chauffeur routier à l’internationale et partait à la semaine. Il ne rentrait donc à la maison que le week-end et c’est ma mère qui nous élevait, mon frère, ma sœur et moi.

Ce jour-là, j’avais 11 ans, mon frère Rémi 9 et ma sœur Julia 3. Nous étions en train de prendre le petit déjeuner en famille, mais le faisions dans le silence car cette période de l’année était particulièrement difficile pour ma mère. En effet, deux ans auparavant, à cette même époque, mon arrière-grand-mère Yvette, la femme qui l’avait élevée et qu’elle aimait plus que tout, était décédée.

En plein milieu du repas, ma petite sœur, depuis sa chaise haute, posa sa tartine et lança de sa petite voix :

– Cette nuit j’ai vu Mémère, elle est venue me faire un bisou. Et j’ai même pu jouer avec son petit chien. Elle l’a appelé Noirot parce qu’il est tout noir !

Mon frère et moi avons ri en pensant que ma petite sœur avait rêvé tellement fort qu’elle s’était persuadée que c’était la réalité, surtout que nous n’avions jamais eu connaissance de l’existence de ce chien.

C’est quand je vis ma mère blêmir que je compris que quelque chose n’allait pas. Elle demanda à ma sœur :

– Qu’est-ce que tu racontes ?

– Mémère est venue me voir cette nuit pour que je joue avec son chien. Et elle m’a dit qu’elle s’appelait comme moi.

Ma mère se mit à pleurer et au bout de quelques secondes, elle nous apprit que quand mon arrière-grand-mère avait alors cinquante ans, elle avait adopté un petit chien, noire comme la nuit, qu’elle avait appelé Noirot. Et qu’Yvette était un surnom qu’on lui avait toujours donné, que son vrai prénom était Julia.

Tous les matins, pendant une semaine, ma sœur nous racontait que durant la nuit elle avait joué avec le petit chien pendant qu’Yvette lui chantait des chansons.


Mes petites histoires vous laissent pantois ? J’en suis restée interdite pendant un moment moi aussi quand je les ai vécues.

Je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. Est-ce le produit de mon imagination ou bien la manifestation d’entités invisibles à nos yeux ? Nous ne le saurons jamais…

Bonne nuit chers lecteurs, et n’oubliez pas de regarder sous votre lit avant de vous endormir…

Aurélia.

« Le Scorpion – 4. Le démon au Vatican », Marini et Desberg

Le Destin a posé sa marque

Que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition ? Telle est la question qui nous guide tout le long du 5ème tome de la saga « Le Scorpion » !

Toujours publié chez les éditions Dargaud, avec pour auteur Marini et Desberg, la lutte du Scorpion contre le nouveau pontife continue de faire rage.

Résumé :

La fumée blanche confirmant l’élection d’un nouveau pape s’est élevée au-dessus du Vatican. Mais, n’est-ce pas le démon qui vient de ceindre la tiare pontificale ? Sur la foi d’un signe merveilleux, le sombre cardinal Trebaldi s’est fait élire à la succession de saint Pierre…

Un miracle aurait fait apparaître la croix de saint Pierre au coeur de la ville éternelle, dans les entrailles mêmes du palais ancestral des Trebaldi ! Chercheur réputé de reliques lucratives, le Scorpion a suffisamment décortiqué les textes anciens et fouillé les sous-sols de Rome pour avoir des doutes sur l’authenticité de cette miraculeuse et très opportune apparition. Il est vrai que la tradition de l’Eglise situe le martyre de l’Apôtre à Rome.

Un des rares cardinaux à encore oser s’opposer à l’orgueilleux Trebaldi charge le Scorpion de retrouver la vraie croix, seul moyen de dénoncer l’illégitimité du nouveau souverain pontife. Pour mener à bien cette difficile mission, il lui faut échapper à la vigilance des moines guerriers à la solde de Trebaldi. Il lui faut en outre prendre la route d’Istanbul et se lancer à la découverte d’un passé fort mystérieux.

Une quête inattendue

Alors que Trebaldi est monté au pouvoir par un « miracle » des plus opportuns, ses détracteurs se font très rares. Néanmoins, les derniers téméraires osant encore faire entendre leur voix contre celui qu’ils considèrent comme un usurpateur se réunissent dans le plus grand des secrets afin de confier une mission inattendue à l’ennemi juré de Trebaldi : le Scorpion. En effet, notre héro a su se forger une réputation grâce à sa carrière de dénicheur de saintes reliques, et lui-même connait suffisamment les sous-sols de la ville antique pour savoir qu’une telle croix n’a jamais dormi là. Supporté par ses nouveaux alliés, il s’élance dans une course folle en quête de la vérité.

Mais Trebaldi n’est pas dupe. Il se doute bien que ses derniers détracteurs ne resteront pas les bras croisés. C’est pourquoi il envoie ses moines guerriers éliminer ses rivaux afin de les empêcher de parler. Toutefois, l’un d’entre eux aura le temps de mettre le Scorpion sur la piste de la véritable relique.

Et la lumière fut, un bref instant. Une faible lueur sur les lointaines origines. Mais que peut une obscure vérité face à la puissance de la tradition à travers les siècles et les siècles ?

Une course contre la montre

En apprenant la nouvelle, le nouveau pape comprend que son destin est sur la sellette. Le seul moyen pour lui de garder le pouvoir qu’il vient d’acquérir est de faire taire définitivement toux ceux qui connaissent la vérité. C’est pourquoi il lance ses hommes de mains à la poursuite de son dernier détracteur, dont leur chef est plus déterminé que jamais à rattraper le Scorpion et sa bande. Leur quête respective les mènera tous par-delà les rivages.

Au-delà du fait d’être pressé par le temps, cette traversée des eaux est aussi pour notre héro une sorte de voyage initiatique. En effet, élevé par son grand-père qui était lui-même fasciné par les terres situées outre méditerranée, il marche ainsi sur les traces de cet aïeul qu’il chérit tant. Ses flashback ponctuent la traversée tout du long, nous permettant une fois de plus d’en apprendre plus sur lui et son passé.

Le voyage vers l’Orient ressemble toujours à un fascinant retour aux sources. Notre esprit n’est-il pas né nos espoirs n’ont-ils pas pris forme là-bas ? Où d’autre pourrions-nous aller pour chercher à la fois notre passé et notre avenir ?

Des alliances insoupçonnables

Accompagné de son fidèle compagnon des balkans ainsi que de la mortelle Méjaï, le Scorpion poursuit sa route. La maîtresse des poisons, quant à elle, est poursuivie par un homme de son passé qui n’aura de cesse de la traquer tant qu’elle n’aura pas rendu son dernier souffle. C’est pourquoi son unique solution de repli est de faire alliance avec notre héro qui, jusqu’à il y a peu, était l’une de ses cibles. Méfiant, elle prend conscience que la protection du Scorpion, tout comme sa confiance, sont des privilèges qui se méritent.

La Méjaï n’est pas la seule à graviter autour de notre héro. En effet, tapis dans l’ombre depuis le début de la saga, deux antagonistes entrent dans la lumière pour lui proposer leur aide. Mais il ne faut pas oublier que les habitants de Rome ont le complot dans le sang, et que la trahison est pour eux une seconde nature…

La liberté, c’est surtout garde l’illusion qu’on peut encore choisir.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


C’est ainsi que se termine notre chronique du jour !

Désormais, les articles sortiront le lundi, le mercredi et le dimanche ! J’espère vous voir au rendez-vous ! 😘

En attendant de nous retrouver, je vous invite à aller faire un tour sur mon Instagram.

Et si vous le souhaitez, mes précédents articles sont là aussi pour vous distraire ! 😉

« Le crime d’Halloween », Agatha Christie

Avez-vous déjà eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ?

Les faits divers sont toujours une bonne occasion de spéculer et de laisser libre court à son imagination quant au déroulement des mystérieux événements. Mais quelle serait votre réaction si vous assistiez à l’un d’entre eux ?

Je parcourais ma bibliothèque à la recherche de ma prochaine lecture quand mes yeux se sont posés sur ce petit bijou. Je me suis alors rappelée que je vous en avais un peu parlé sur mon compte Instagram, mais que j’avais totalement oublié de vous en faire la chronique ! Honte à moi, je vous l’accorde !

Halloween approche à grand pas, et entre mes révisions de droit pénal et les threads horreur de Youtubeurs, je me suis dit qu’une chronique sur ce roman serait parfaite !

Edité initialement sous le titre de « La fête du potiron », c’est en 1999 qu’il paraît sous le titre que nous lui connaissons aujourd’hui. Paru aux éditions Le Livre de Poche et écrit par la célèbre Agatha Christie, ce roman policier est tout à fait captivant !

Le 31 octobre, les sorcières s’envolent sur leur manche à balai : c’est Halloween, la fête du potiron.
A cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les « plus de onze ans. » Les enfants participent aux préparatifs, sous l’œil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme. « Savez-vous que j’ai eu l’occasion d’assister à un vrai meurtre ? « se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus qu’inventer pour se rendre intéressante.
La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception. Tous les enfants ? C’est en rangeant la maison, après le départ des invités, qu’on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque. Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.

Un héro bien connu

Bien que le roman s’ouvre sur une fête d’enfants ayant tourné au désastre, ce n’est véritablement qu’à l’apparition du plus célèbre enquêteur britannique que notre histoire commence. Fort de son expérience passée, sa réputation le précède toujours. L’une de ses amies, chaperon lors de cette nuit fatidique, et bouleversée par le sort tragique de la victime, fait appel à lui, persuadée qu’il fera mouche ici aussi.

On suit donc Hercule Poirot tout le long de son enquête. Celui-ci enchaîne les visites auprès des personnes présentes la nuit du meurtre et, sous ses airs de gentleman, fait preuve d’un esprit vif et d’une grande intelligence. En tant que lectrice j’étais parfois moi-même désarçonnée par ses interrogatoires, tant ses questions me paraissaient totalement à côté de la plaque. Au fil des pages, mes hypothèses sont toutes tombées à l’eau une à une. Et au fur et à mesure que je désespérais de ne pas avoir la moindre idée sur l’identité du meurtrier, j’avais l’impression que ce buveur de thé se moquait de moi car plus il posait de questions, et plus il prenait confiance en lui. Ce qui me laissait d’autant plus perplexe.

Il n’était pas dans les habitudes d’Hercule Poirot d’avoir recours à l’opinion d’autrui.

De la vraisemblance

On est loin des affaires tirées par les cheveux où il se passe toujours des rebondissements presque impossibles à croire. Dans ce roman policier, l’auteure nous donne vraiment l’impression que toute ceci s’est réellement déroulé. J’ai beaucoup apprécié le fait que la personne découvrant la scène de crime soit une écrivaine, spécialisée dans l’écriture de romans policiers, et amie de l’enquêteur, qui fasse appel à lui. C’est un clin d’œil à la vie d’Agatha Christie qui s’est amusée à s’identifier à ce personnage.

En plus de ça, l’ambiance du roman so British est réellement revigorante. En lisant cette œuvre, je me suis vraiment sentie plongée dans l’enquête, m’imaginant siroter une tasse de thé et dégustant des petits biscuits avec des voisines me faisant part des derniers ragots.

Quand il s’agit d’un meurtre, il n’est jamais méchant d’expliquer ce qu’était la victime, répliqua Hercule Poirot. C’est absolument nécessaire. La personnalité de la victime est la cause directe de bien des meurtres.

Une enquête bien ficelée

Dans les enquêtes policières que j’ai l’habitude de lire, l’intrigue n’a qu’une seule source. Ici, l’intrigue est comme un arbre dont sa ramure est autant de raisons pour le coupable d’avoir commis son crime. Le plus compliqué pour l’enquêteur (et le lecteur) est qu’il a fallu aller chercher les réponses dans le passé mais aussi le présent des habitants de ce petit village, et que les mobiles étaient diverses.

Ce n’est que quand le héro lui-même explique au meurtrier comment il a réussi à remonter jusqu’à lui que le lecteur comprend lui aussi. Ce n’est donc qu’après coup que l’on se rend compte que tous les éléments étaient sous notre nez depuis le début… .

Tout événement présent a un passé. Un passé qui fait encore partie du présent, mais qui existait déjà hier ou le moi, l’année précédente.


🦊🦊🦊🦊/5

Vous l’aurez compris, j’ai particulièrement aimé cette lecture. Ca change de ce que je lis d’habitude, mais étant donné que nous sommes en plein dans la période du #PumpkinAutumnChallenge , je me suis dit que ce roman serait parfait pour l’occasion ! Vous participez à ce challenge ?

On se retrouve très bientôt pour un nouvel article ! En attendant, je vous invite à me rejoindre sur Instagram : @aureliagram

Ou encore à vous rendre sur un de mes précédents articles, en attendant !

« LE SCORPION – 3. La croix de Pierre », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens

L’homme peut parfois avoir des réactions démesurées. C’est pourquoi je vous conseille vivement de ne jamais détruire le but qu’un homme a cherché toute sa vie et qu’il touche enfin du doigt. Car sa colère sera sans limite.

Tel est le fil conducteur de ce 3ème opus de cette BD que vous connaissez tous maintenant. En même temps, que ce soit ici ou sur Instgram (@aureliagram), je n’arrête pas de vous en parler ha ha. Vous n’en avez pas marre de moi d’ailleurs ?

Des relations fructueuses

Au cours de cette nouvelle aventure, notre héro met à l’épreuve les relations qu’il a forgées au fil du temps de part sa profession d’archéologue. Ayant ses entrées dans les maisons des personnes les plus puissantes de Rome (avoir une jolie gueule d’ange quand on fréquente des matrones romaines esseulées, ça peut avoir son avantage…), il peut ainsi obtenir des informations confidentielles sur son ennemi. Plutôt malin le mec ! Comme quoi il est important, et ce à plus d’un titre, de savoir lier l’utile à l’agréable !

Tandis que notre héros avance ses pions avec succès sur l’échiquier, dans l’autre camp, ce n’est pas du tout la même chanson. En effet, l’ennemi commence à essuyer de sérieux revers et ses alliés montrent peu à peu un tout autre visage. Pensant s’être entouré de moutons faciles à guider, Trebaldi prend conscience qu’il est en vérité cerné par des loups affamés. De plus, ayant été déçu par certaines personnes, de nouveaux protagonistes font leur apparition pour proposer leurs services… Mais sont-ils dignes de confiance ?

Dans la vie, il existe deux voies : celle de la joie, et celle de la peur. Un scorpion n’a pas peur. Ce qu’il ne peut supporter, c’est qu’on vienne le provoquer.

Des tentatives désespérées

Repoussé depuis trop longtemps dans ses retranchements, notre fougueux épéiste tente un coup d’éclat avec pour but de révéler la machination mise au point par Trebaldi. Aveuglé par sa haine, notre héro se rendra compte un peu tard qu’il n’aura pas choisi le meilleur timing pour agir, ce qui peut potentiellement lui coûter très cher.

Mais son ennemi n’est pas du genre à se laisser faire. Bien au contraire. Fou de rage devant cette vaine tentative, il prend alors une décision radicale et envoie ses sbires accomplir une mission qui amènera nos deux personnages à un point de non retour. Cette nouvelle situation, encore plus périlleuse pour le Scorpion, ne fera qu’approfondir sa haine envers Trebaldi.

Dans la vie, il existe deux sentiments. Celui de la confiance et celui de la culpabilité. Quoi qu’il fasse, un scorpion ne se sent jamais coupable. Un scorpion n’a confiance qu’en une seule chose : sa capacité à survivre !

Un retour aux origines

Comme on le dit souvent, ce n’est pas parce que l’ennemi a gagné une bataille que l’on a perdu la guerre. Après son coup d’éclat raté, le Scorpion s’est retiré dans l’une de ses cachettes pour analyser la situation et préparer sa revanche. Il apparaît que son ennemi est dorénavant plus fort que jamais, et qu’il sera encore plus difficile que prévu de le faire tomber. Néanmoins, cette situation désespérée ne retire pas au héros sa volonté. Bien au contraire. Toujours poussé par sa soif de justice, il est plus déterminé que jamais à faire éclater la vérité.

Mais ce repli n’est pas de tout repos. Car bientôt les hommes de mains de Trebaldi parviennent à mettre la main sur lui, ainsi que sur celle qui l’accompagne maintenant: Méjaï. Heureusement pour eux, ils parviendront à s’échapper d’une façon aussi ironique qu’hasardeuse. Sautant du haut d’une tour d’une forteresse pour plonger dans les eaux du lac l’environnant, le Scorpion réitère ainsi la façon dont il avait pu échapper à ses ennemis alors qu’il était enfant. Une façon tout à fait inattendue de boucler la boucle. En tant que lecteur, on commence à comprendre que l’histoire se répète.

L’homme est un animal étrange… Une bête sauvage ne pleure pas la mort de sa victime avant de la dévorer. Un troupeau ne se laisse pas dépecer par ses propres chefs. C’est le mystère humain : proie de ses propres prédateurs.

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Si vous n’êtes toujours pas convaincu par cette pépite, je ne sais pas quoi faire de plus ! On se retrouve très bientôt pour une nouvelle chronique ! J’en ai plusieurs en attente, et je vous avoue que je ne sais pas par laquelle commencer… Ce sera donc la surprise !

Aurélia

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« LE SCORPION – 2. Le secret du Pape », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Les superstitions, même infondées, sont souvent une arme redoutable permettant de faire déplacer des montagnes. L’Histoire nous en a apporté la preuve plus d’une fois : des femmes atteintes d’épilepsie accusées de sorcellerie, des génocides basées sur des croyances sans fondements,… Dieu merci, grâce à l’avancée de la science, nous pouvons désormais nous vanter de vivre dans une période « éclairée ». Mais imaginez les conséquences dramatiques que peuvent avoir des croyances insensées dans un siècle plus sombre où la science est presque inexistante ?

Bien le bonsoir jeunes gens !

Sur mon Instagram, mon post sur le 1er tome de la saga du Scorpion vous a énormément plu, et ça me fait vraiment très plaisir ! Aujourd’hui je reviens vers vous pour vous parler du tome 2 : Le secret du Pape ! Toujours publiée chez la maison d’édition Dargaud, les auteurs nous régalent avec le second opus de cette BD.

Un passé qui se répète

Lors de l’ouverture du 1er tome, nous découvrons un complot politique orchestré par les familles les plus puissantes du Rome afin de garder le pouvoir entre leurs mains et contenir les populations. Ici, l’histoire se répète, cette fois quelques siècles plus tard, et ce second volet nous dévoile les descendants de ces familles tenir une conversation que l’on commence à bien connaître.

Pour ces familles « fondatrices », la religion n’est en rien un guide spirituel pour eux, mais bel et bien l’objet d’une machination à l’origine d’une très grande partie de l’Histoire du monde. La religion catholique est en quelque sorte prise en otage et est instrumentée pour permettre aux protagonistes de parvenir à leur fin. Quant à l’un d’eux, qui n’est autre que l’antagoniste de l’intrigue principale de cette saga, on commence à comprendre que lui – plus que quiconque – a tout intérêt à ce que se complot porte ses fruits car il semble avoir à cacher un très lourd secret…

Le scorpion est un animal redoutable, qui se cache sous terre le jour et sort la nuit pour chasser. Depuis la nuit des temps, l’homme l’a toujours craint. Car son poison est souvent sans pardon. Un enfant marqué dès sa naissance par le Diable n’a que la vie devant lui. Mais la vie n’est-elle pas plus belle ainsi, débarrassée de tout espoir, de toute illusion de récompense divine ? Pour un scorpion, après la mort, il n’y aura jamais qu’un retour vers le chaos infernal de sa malédiction !

Des flash-back révélateurs

Le premier tome de cette BD nous avait fait découvrir un héro torturé mais dont les origines de son calvaire restaient totalement mystérieuse. Quelque chose le lie inexplicablement à son ennemi, et rien ne nous permettait de comprendre pourquoi ni comment. Le mystère était complet. Dans cette suite, on découvre l’histoire du Scorpion, et plus précisément sur sa famille. On apprend alors comment est décédée sa mère, et qui a élevé le héro suite à ce drame.

Vous le savez tous, pour avoir un enfant, il faut nécessairement deux parents. Depuis le début de cette histoire, une ombre planait au-dessus de l’identité de ces personnages. Ici, après avoir appris ce qu’il était advenue de la mère du Scorpion, celui-ci continue d’ignorer l’identité de son père. Malgré ses recherches intensives pour le découvrir, nombreux sont ceux souhaitant l’empêcher de faire la lumière sur cette partie de son histoire. Après de nombreux rebondissements, la vérité éclate enfin, et le Scorpion comprend maintenant pourquoi son ennemi juré lui veut autant de mal : son père et lui sont en danger.

Une montée au pouvoir

Comme s’il n’y avait pas suffisamment de mystère comme ça, un autre complot voit le jour. Comme on dit souvent : quand il n’y en a plus, il y en a encore ! En effet, le cardinal Trebaldi, ennemi juré du Scorpion, est avide de pouvoir et a minutieusement mené sa barque pour obtenir ce qu’il convoite depuis toujours : le trône de Saint Pierre. Toutes les pièces du puzzle s’enchevêtrent à une vitesse folle dans l’esprit du héro qui, malgré tous ses efforts, ne parviendra pas à empêcher le cardinal d’accéder au pouvoir. Malgré tout, rien ne le décourage. Scorpion est bien décidé à faire triompher la vérité, et il se met derechef en chemin, en direction d’une toute nouvelle piste.

L’antagoniste n’est pas le seul à monter en puissance dans ce deuxième tome. En effet, les personnages féminins ne sont pas en reste (et mon esprit de féministe est bien content !). Alors qu’elles étaient effacées depuis le début de l’histoire, elles commencent à s’approcher du devant de la scène et sont de plus en plus présentes dans l’intrigue. Pour l’une d’entre elles, on sent qu’elle aura un rôle important à jouer, même si pour le moment on ne sait absolument rien d’elle.

Le scorpion tient sa proie entre ses pinces et tue avec son aiguillon venimeux. Mais il est loin d’avoir le monopole du poison. Dans les veines de Mejaï coulait du sang Egyption, un sang qui avait adoré jadis Amon-Râ et ne reconnaissait ni Dieu ni Diable. Frère et sœur par le venin, le scorpion et la vipère n’étaient-ils pas destinés à se rapprocher instinctivement ?

🦊🦊🦊🦊🦊/ 5


Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce nouvel opus de cette BD chère à mon cœur, et je suis encore plus accro à cette histoire ! Vous ne trouvez pas que l’intrigue est folle ?! Et ce Scorpion… Ah la la, il fait chavirer mon cœur 💔

Bientôt arriveront les prochaines chroniques sur la suite des aventures de notre héro préféré, alors si vous ne voulez rien loupé, je vous invite à vous inscrire à la newsletter !

Et si tu ne peux pas attendre que la prochaine chronique sorte, tu peux aller passer ta curiosité sur mon compte Instagram !

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TWISTED TALE, « Profondeurs de l’océan », Liz Braswell

On ne va nulle part en battant des nageoires, il faut des jambes pour sauter et danser !

La Petite Sirène, 1990

Bien le bonjour jeunes gens !

Je crois que nous connaissons tous l’histoire de cette petite sirène, passionnée par le monde des humains et qui tomba follement amoureuse du Prince Eric, celui pour qui elle échangea sa voix contre quelques jours sur la terre ferme. Cette histoire m’a faite rêver, m’a faite m’attarder dans mon bain durant des heures en me demandant ce que ça pourrait être d’avoir des nageoires… C’est aussi à cause de cette sirène que je parlais aux crabes quand je me baladais sur la plage… #petitefillebizarre

Aujourd’hui je souhaitais vous parler de ma dernière lecture, qui n’est autre que la réécriture de ce conte de fées aquatique ayant bercé mon enfance. Il s’agit de « Profondeurs de l’océan », le troisième opus de la collection Twisted Tale, parue chez les éditions Hachette Heroes et écrite par Liz Braswell. Si vous avez lu mes précédents articles sur celle collection, alors vous commencez à connaître le principe. Mais pour ceux qui auraient oublié de se déconfiner entre temps, voici les liens vers les premiers tomes de cette saga :

Ce rêve bleuHistoire Éternelle

Pour les curieux, je vous mets ci-dessous le résumé de ce roman :

« Ariel est une jeune sirène rêveuse qui ne souhaite que deux choses : parcourir le monde et avoir des jambes. Cette curiosité pour le monde des humains et son attirance pour le Prince Eric la poussent à transgresser les lois de son père, le Roi Triton, et à commettre l’irréparable : échanger sa voix contre sa liberté.

Mais tout bascule lorsqu’elle ne parvient pas à se défaire du marché passé avec Ursula… Cinq années plus tard, orpheline et sans voix, Ariel est devenue la reine d’Atlantica tandis que la sorcière des mers, toujours déguisée, règne sur le royaume du Prince Eric. Lorsque la Petite Sirène découvre que son père pourrait être vivant, elle retourne à la surface pour confronter Ursula, auprès d’un prince qu’elle imaginait ne jamais revoir.

Ceci n’est pas l’histoire de La Petite Sirène telle que vous la connaissez. C’est une histoire de pouvoir. De courage. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer « .

Et si Ariel n’avait jamais vaincu Ursula ?


Des personnages à l’épreuve du temps

Quand on visionne ce dessin animé cultissime, ce qui ressort le plus sur l’héroïne est son côté effrontée et impulsive. On y voit une adolescente guidée uniquement par ses sentiments et qui agit sans réfléchir. Dans ce chef-d’oeuvre, Ariel n’a que 16 ans, ce qui explique son manque de maturité. En revanche, dans cette réécriture, la petite sirène n’est plus si petite que ça. En effet, on la retrouve 5 ans après les événements ayant causé sa perte. Elle a donc 21 ans et est à la tête du royaume des mers. Autant vous dire qu’avec une profession pareille, il y a de quoi prendre un coup de vieux en un claquement de doigts. Tout au long du récit, on y découvre une jeune femme calme, qui réfléchit avant d’agir. Je dois vous avouer qu’en lisant les premiers chapitres, j’ai eu du mal à croire qu’il s’agissait vraiment d’Ariel tant je la trouvais mâture et en décalage avec l’oeuvre originale de Disney, ce qui est loin d’être un mauvais point en ce qui me concerne !

L’autre point étant venu me conforter dans cette idée qu’Ariel avait bel et bien gagné en maturité est qu’elle n’a plus les même désirs qu’autrefois. Consciente de poids de sa charge royale, sa préoccupation première n’est plus d’assouvir ses désirs d’autrefois, mais bien d’accomplir son devoir comme il se doit. Tout cela passe avant le reste et ce trait de noblesse est, je trouve, une vraie bouffée d’air frais pour ce personnage, car en tant que lectrice, j’avais l’impression de la redécouvrir. Ariel est une jeune femme devenue quelque peu taciturne, méditant souvent sur le passé et les erreurs qu’elle a commises. Au fil des pages, elle prend pleinement conscience de l’empressement dont elle a fait preuve et se rend compte qu’aujourd’hui, bien des années après, ses désirs ne sont plus tout à fait les mêmes.

Si j’avais une fille, je veillerai à ce qu’elle puisse faire ce qu’elle désire pour enrichir sa vie. Etre un bon parent, c’est aussi aider ses enfants à quitter le nid.

Une machination insoupçonnée

Que serait l’histoire de La Petite Sirène sans cette méchante emblématique qu’est Ursula ? Nous sommes d’accord, cette histoire n’aurait pas du tout eu le même intérêt ! Aussi mystérieuse qu’autrefois, plus déterminée qu’avant, cette créature à tentacules est plus cruelle que jamais. Utilisant encore la voix d’Ariel, et toujours sous la forme de Vanessa, Ursula dirige le royaume du Prince Eric – la Tirulie – d’une main de fer. Accompagnée de ses deux comparses Flotsam et Jetsam sous leur forme humaine, elle ne change pas ses vieilles habitudes et continue de mettre en place des intrigues. Dès le départ, on découvre qu’elle a un but bien précis basé sur la conquête de territoires voisins, même si l’on ne comprend pas vraiment pourquoi, étant donné que le monde des humains n’a absolument aucun attrait à ses yeux. D’ailleurs au fil des chapitres, ses plans sont changeant, et cette inconstance est peut-être la preuve de son double jeu. Un double jeu face aux humains qu’elle manipule grâce au sortilège qu’elle a lancé juste avant de quitter sa forme de sorcière des mers, mais aussi face à elle-même qui ne semble pas assumer ses vrais désirs…

Bien entendu, si toute cette histoire a commencé, c’est bien parce qu’Ariel a croise la route du beau Eric. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai de nouveau regardé le dessin animé il n’y a pas si longtemps, et avec le recul, je trouve que le prince renvoie l’image d’un homme assez frivole, qui se contente de prendre du bon temps. A aucun moment on ne le voit « travailler »… Dans cette réécriture, les premiers chapitres nous le dépeignent comme un homme sous l’emprise d’un sortilège le faisant passer pour débonnaire et fou, un mari préférant s’adonner à ses passe-temps plutôt que d’assumer ses responsabilités. C’est d’ailleurs comme ça qu’Ursula a su prendre les rennes du royaume. Suite à un rebondissement inattendu, Eric reprend ses esprits. Et c’est là que ce produit une chose intéressante : au lieu de s’énerver et de combattre courageusement la méchante sorcière, le prince nous dévoile son côté stratège et avance ses pions en finesse pour renverser l’oppresseur.

Lorsqu’elle avait perdu sa voix, elle avait compris que les mots ne disaient pas tout, bien au contraire. Souvent, le vrai sens résidait dans les non-dits.

Une fin inattendue

Face aux coups infligés par les différentes parties, les personnages ont des réactions intéressantes. En effet, face au rôle que le prince Eric se met à jouer, Ursula montre une certaine faiblesse dans sa personnalité, une faille dans sa détermination, comme si elle manquait de conviction et qu’elle agissait plus par habitude qu’autre chose. Quant à Eric, on y voit un homme qui reprend goût à la vie après les années de ténèbres qu’il a vécu suite au sortilège de la sorcière des mers. Ses réactions sont parfois digne d’un petit garçon et nous donnent le sourire, car c’est un vrai rayon de soleil dans toute cette noirceur. Ariel, elle, n’est plus cette enfant écervelée qu’elle a été, mais une jeune femme forte et déterminée prête à tout pour faire le Bien.

La clôture de ce roman est quelque peu mitigée. Bien sûr je ne vous dirai pas comment il se termine exactement, car je n’ai absolument aucun intérêt à vous spoiler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’on est loin des contes de fées habituels. On fait face à des adultes désireux de rattraper le temps perdus mais qui n’oublient pas où les ont mené leurs désirs du passé. Ils font face à leur traumatisme et avancent prudemment pour faire face à un avenir plein de mystères qui ne manquera pas de leur réserver des surprises. La façon dont se termine cette histoire est une ouverture sur un après quelque peu inconstant où tous leurs problèmes sont loin d’être réglés. Tout comme pour Histoire Éternelle, une suite à ces aventures seraient vraiment la bienvenue !

Il était tellement facile de parler d’abord et de décider plus tard s’il s’agissait de la vérité ou d’un mensonge.


J’espère que cette chronique vous aura plu autant qu’à moi ! Si vous avez déjà lu cette réécriture, je serai plus que ravie d’échanger avec vous dans les commentaires !

Quel est ton personnage préféré dans La Petite Sirène ?

A très bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« LE SCORPION – 1. La marque du Diable », Marini & Desberg

Le Destin a posé sa marque

Bien le bonjour jeunes gens !

Après cette courte absence, je reviens vers vous en ce jour caniculaire pour vous faire part d’une redécouverte qui m’a absolument ravie ! Peut-être connaissez-vous la saga « Le Scorpion » ? Créée par Desberg et Marini, publiée aux éditions Dargaud, cette BD relate les aventures d’un homme du 18ème siècle, combattant seul contre le reste du monde, avec pour seul but de faire triompher la vérité, et pour seul guide sa propre compréhension du Bien. L’histoire se déroule à Rome et est aussi riche en couleurs qu’en rebondissements !

Un héro charismatique

D’origine italienne, grand, brun, athlétique et les yeux clairs, Scorpion est le type même du fantasme de beaucoup de femmes : un homme aussi séduisant que dangereux. Vif et intelligent, c’est un personnage qui passe sa vie en action. En effet, grâce à sa profession de chercheurs de saintes reliques, il a une vie trépidante propice aux aventures. Une chose est sûre : avec lui, impossible de s’ennuyer !

Malgré sa vie mouvementée de célibataire endurci, Le Scorpion est un homme sombre, souvent perdu dans ses pensées, pour ne pas dire dans son passé (Oops ! Ah bah si, je l’ai dit). En tant que lecteur, on ignore tout de son passé et de ce qui le relie à l’intrigue mise en place, mais une chose est sûre : il y est intimement lié, d’une quelconque manière, et l’origine de ses maux semblent trouver racines dans un passé trouble

Mais finalement, n’est-ce pas cela, la mort ? Un jeu, une illusion. Tant qu’il s’agit de celle des autres…

Une intrigue à l’italienne

L’histoire s’ouvre sur un rassemblement de citoyens romains en toges. Éclairés par la lueur des torches, ceux-ci mettent en place un complot qui, grâce à la montée en puissance de la religion catholique, leur permettra de garder le pouvoir ainsi que le contrôle de la ville dans une époque de plus en plus troublée. Plusieurs siècles plus tard, à l’époque de Scorpion, l’histoire semble se répéter. Et même si le héro ne fait pas parti des puissants de Rome, tout semble constamment revenir vers lui.

De plus, le fait que l’intrigue prenne place à Rome a été pour moi un élément agréable dans la découverte de cette BD. Amoureuse des pays méditerranéens, et particulièrement de tout ce qui touche à l’antique cité romaine, je ne pouvais qu’être séduite par l’intrigue. Rome est pour ainsi dire l’un des berceaux des complots les plus célèbres de l’Histoire, ce qui permet d’imprégner l’oeuvre de mystères et de créer une ambiance chargée de secrets et de trahisons.

Et en parlant de religion catholique, pouvez-vous me citer une seule période où celle-ci n’aurait pas persécuté des gens ? Sorcières, croisades, superstitions en tout genre… tout a toujours été bon pour permettre à l’Eglise de garder le contrôle des fidèles et des populations. Bien-sûr, cette oeuvre n’échappe pas à la règle. En effet, le héro tient son nom d’une marque présente sur son épaule depuis sa naissance : un scorpion. Pourquoi ? Comment ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, des puissants du Vatican mettent tout en oeuvre pour se débarrasser du Scorpion, définitivement.

Le Bien et le Mal ! Quelle étrange et merveilleuse idée ! Le loup, le scorpion, distinguent-ils le Bien du Mal ? Rome le peut-elle ?

Des personnages intrigants

Qu’est-ce qu’une aventure si le héro n’est pas accompagné d’un comparse toujours prêt à faire les 400 coups ? Rien. C’est pourquoi notre personnage principal est presque toujours accompagné de son plus fidèle ami « Le Hussard ». C’est un homme originaire des pays de l’Est qui a connu de nombreuses batailles. Bon vivant, loyal, toujours le mot pour rire, on comprend vite qu’il est le partenaire idéal pour permettre au Scorpion de réaliser toute ses « missions ».

Un autre point fort qui m’a particulièrement séduite est que les personnages féminins sont présents mais surtout forts. En effet, elles ne se contentent pas d’être de potentielles amantes ou de simples ennemies. Elles sont intelligentes et braves, douées dans l’art du combat et toutes entourées de mystères. C’est agréable de voir que les personnages féminins ne sont pas là uniquement pour ajouter un peu de romance dans une histoire.

Bien sûr, qui dit complot et intrigues politiques, dit aussi ennemis machiavéliques. Entre les hommes d’Eglise pas si saints que ça, les mercenaires prêts à tout pour éprouver le héro de leur lame, ou encore une empoisonneuse venue d’au-delà des rivages, Scorpion n’a pas le temps de souffler et sa vie est souvent mise en danger. Mais pourquoi ces personnages en veulent-ils à sa vie ? C’est l’un des nombreux mystères de cette BD qu’il me tarde de percer.

N’est-ce pas exactement cela la mort ? Un délicieux poison, tapi dans l’ombre, qui guette le moment où vous auriez tellement envie de vivre !

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’avais découvert cette série au cours de mon adolescence et j’avais adoré tout ce charisme que dégageait le héro ! Intriguée par la marque sur son épaule, j’avais dévoré les premiers tomes de la saga sans toute fois la terminer… Mais maintenant je suis bien décidée à en découdre avec cette histoire, et à en percer chaque mystère ! Une chose est sûre : nous nous retrouverons régulièrement pour débriefer de la suite des aventures du Scorpion !

A très bientôt pour un nouvel épisode !

Aurélia

TWISTED TALE, « Histoire Eternelle », Liz Braswell

Histoire éternelle qu’on ne croit jamais ! De deux inconnus, qu’un geste imprévu, rapproche en secret

Avouez : la petite voix dans votre tête a chanté les paroles. Je suis super excitée d’écrire cet article aujourd’hui car je vais vous parler de mon conte de fées préféré : La Belle et la Bête ! Sautons tout de suite le passage où vous me dites « Ouais, c’est juste une fille qui développe un syndrome de Stockholm pour son agresseur…« . NOOOOON ! Bon, ok, peut-être un peu… Mais la morale de l’histoire est bien plus profonde que ça ! Cette histoire nous apprend à voir au-delà des apparences, et à juger les gens sur leur beauté intérieure ! C’est pas beau ça franchement ?

Maintenant que nous sommes enfin d’accord, je vais plus précisément chroniquer une réécriture du chef d’oeuvre de Disney. Après sa version d’Aladdin dans Ce rêve bleu, Liz Braswell est revenue avec une nouvelle vision de la malédiction à la rose. Toujours publié chez les éditions Hachette Heroes, ce second opus de la collection Twisted Tale était grandement attendu de mon côté. Pour nous mettre en bouche, une simple phrase : « Et si la mère de Belle avait maudit la Bête ?« . Intriguant, non ?

Résumé :

« Belle est une jeune femme vive : intelligente, ingénieuse, impatiente. Curieuse, elle n’aspire qu’à échapper définitivement à son petit village. Elle veut explorer le monde, malgré les réticences de son père à quitter leur chaumière, au cas où la mère de Belle reviendrait – une mère dont elle se souvient à peine. Mais Belle est surtout la prisonnière d’une bête effrayante et colérique – et c’est son principal souci. Pourtant, quand Belle touche la rose enchantée de la Bête, des images étranges la submergent, des images d’une mère qu’elle pensait ne jamais revoir. Plus étrange encore, elle réalise que sa mère n’est autre que la belle enchanteresse qui, jadis, a maudit la Bête, son château, et tous ses habitants. Sous le choc, Belle et la Bête doivent s’unir pour percer le sombre secret autour de leurs familles – un secret vieux de vingt et un ans. Ceci n’est pas l’histoire de la Belle et la Bête telle que vous la connaissez. C’est une histoire de famille. De magie. D’amour. Une histoire où un seul détail peut tout changer. »

Un récit à deux vitesses

Cette histoire commence en nous plongeant dans le passé des parents de Belle. On y voir son père, Maurice, arriver dans ce petit village que nous connaissons tous, et les raisons qui l’y ont poussé. On y entrevoit une vie de couple heureuse emprunte de magie, où la féerie fait partie intégrante de l’existence du royaume. Mais dès les premières pages, une intrigue bien plus sombre que celle que nous connaissons déjà prend place, avec pour nœud un conflit racial.

Chaque chapitre relatant la jeunesse des parents de Belle s’alterne avec ceux nous décrivant l’histoire originale de Disney. Le récit s’ouvre sur la scène où Gaston organise son mariage surprise avec Belle alors qu’il ne la pas encore demandée en mariage. L’auteure nous plonge dans la psychologie de Belle, ce qui nous permet de la découvrir sous un nouvel angle et de mieux nous rendre compte de tous ses talents. Grâce à ça, j’ai pu comprendre de façon plus approfondie l’histoire mise en place par Disney.

Le double élément déclencheur

La mère de Belle est un tout nouveau personnage que l’on prend plaisir à découvrir. Nommée Rosalind, elle nous est dépeinte comme une enchanteresse d’une beauté sans pareille, pleine de compassion et toute puissante, prête à se battre farouchement pour protéger ses idées et ceux qu’elle aime. Alors que le conflit racial a pris des proportions dépassant tout entendement, l’enchanteresse décide toutefois d’octroyer une dernière chance au royaume des hommes, ou du moins à son nouveau souverain : le prince. La suite vous la connaissez : la malédiction est lancée.

Dans le moment présent, Belle est retenue prisonnière de la Bête et, malgré l’interdiction formelle du prince, la jeune fille décide tout de même d’explorer l’aile ouest du château. Pénétrant dans les appartements de la Bête, Belle découvre la rose enchantée. Subjuguée, Belle s’en saisit. A son contact, la fleur magique se flétrit, déclenchant plus tôt que prévue la malédiction pensant sur les lieux. Prisonnière imprévue de l’enchantement, Belle est prise de regrets et se rend compte que le temps joue contre eux. Aidée de la Bête, elle entamera des recherches pour retrouver sa mère disparue des années plus tôt pour tenter de briser le charme suspendu au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès.

Il n’y a pas d’aventures sans risques. Tu ne pourras jamais vivre si tu as peur de l’échec

Réparer les erreurs du passé

Lovés dans la bibliothèque du château, nos héros parcourent les registres et commencent doucement à assembler les pièces du puzzle. Grâce à leur ingéniosité, l’origine de toute cette affaire sera déterrée, accompagnée de révélations fracassantes…auxquels les lecteurs ne sont pas prêts à faire face ! J’ai dû poser mon livre une quinzaine de minutes le temps de digérer ces nouvelles informations, c’est vous dire !

Au dénouement de ce conte de fées, tous les personnages finissent par tirer des leçons des erreurs du passé. Même si cette fin avait pour moi un goût amer, l’auteure laisse la porte ouverte sur une potentielle suite. Je trouve cette idée très alléchante et je supplie l’auteure d’entendre mes prières et d’écrire la suite des aventures de Belle et de la Bête !

Les actions ont des répercussions. La magie est à double tranchant, mais il en va de même pour nos actes. Et plus une personne est importante, plus ses actes comptes

🦊🦊🦊🦊🦊/5


Sur ces bonnes paroles, je vous laisse ! J’ai une théière parlante qui me demande de me dépêcher de boire mon thé. En même temps si Zip parlait un peu moins, ça irait mieux…

On se retrouve bientôt pour un nouvel article !

Aurélia

« Les Etoiles de Noss Head – Vertige », Sophie Jomain

Les Etoiles de Noss Head - Vertige

Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit

Replongez-vous à l’époque de Twilight. Vous y êtes ? Maintenant dites-moi : vous étiez plutôt team Edward ou team Jacob ? Personnellement, pour le premier film, j’étais clairement team Edward ! Puis Jake nous a dévoilé ses incroyables biscotos et j’ai tout de suite changé de camps. Mais c’est pas de ma faute ! Mes hormones avaient pris le contrôle ! #lol

Aujourd’hui je ne viens pas vous parler de buveurs de sang, mais bel et bien de loup-garous ! Il faut dire que depuis plusieurs années ils sont dans l’ère du temps. Entre Underworld, TrueBlood, Teen Wolf, ou encore Twilight, nos amis poilus ont le vent en poupe !

Dans cet article, je vous présente mon avis sur le premier tome de la saga « Les Etoiles de Noss Head » : Vertige. Ecrit par la talentueuse Sophie Jomain, et publié aux éditions Pygmallion, l’édition que vous pouvez voir dans l’illustration de ce post n’est pas l’originale mais une version collector puisque nous avons droit à une magnifique couverture rigide et que le récit est tout du long accompagné de superbes illustrations créées par Marie-Laure Barbey-Granvaud, une artiste qui – je trouve – à beaucoup de talent ! Je vous laisse le soin de les découvrir, vous n’en serez que plus enchantés, vous pouvez me croire.

Ce n’est qu’en tombant sur cette superbe édition que j’ai découvert la saga. J’ai trouvé ce livre absolument magnifique, mais c’est le résumé qui m’a énormément intriguée et décidée à l’acheter : « Les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit ». Court, simple efficace. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Mais je vais toute même vous offrir une petite mise en bouche, histoire que vous sachiez tout de même de quoi je vais vous parler (et à l’occasion vous donner envie de le lire, qui sait ?).

C’est l’histoire d’Hannah, une superbe rousse de presque 18 ans, qui quitte Paris pour l’Ecosse le temps d’un été avec ses parents pour aller prendre soin de sa grand-mère paternelle devenue aveugle. Elle n’est pas très enchantée à l’idée de passer la saison estivale loin de la capitale pour aller se terrer dans un village éloigné de tout. Peu à peu, Hannah ses marques en faisant la rencontre de jeunes du coin. Néanmoins quelque chose l’obsède. Ou plutôt quelqu’un. Qui est ce jeune homme aux magnifiques yeux verts qui croise sans cesse sa route ? Et pourquoi sa grand-mère semble savoir sur lui des choses qu’elle s’obstine à ne pas partager ?

Des vacances estivales nimbées de mystères

Notre histoire s’ouvre sur un voyage en Ecosse, une terre par elle-même emprunte de manière très forte de tout un tas de légendes aussi diverses que variées, qui pour ma part me fascinent. J’étais enchantée de voir l’histoire se planter dans un tel décor car je me suis tout de suite imaginée des paysages magnifiques. Mais qui dit voyage dit souvent barrière de la langue. Notre héroïne étant d’origine écossaise (ses parents en sont tous deux natifs), la langue n’est en rien un obstacle pour elle. C’est ce qui permet de faire évoluer l’histoire de façon productive et cohérente.

De plus, ce voyage a un but bien précis : prendre soin de sa grand-mère aveugle. Je m’attendais à découvrir une vieille dame grabataire et peut-être même un peu illuminée, mais au lieu de ça, l’auteure nous dépeint une femme d’âge mûr qui, malgré son handicap, sait composer avec ce dernier et comprendre beaucoup de choses que les « voyants » tentent de lui cacher pour son bien. C’est une femme vive d’esprit et espiègle, souvent de connivence avec sa petite-fille quand il s’agit de l’aider à parvenir à ses fins. On comprend aussi que c’est une personne qui a vécu beaucoup de choses au cours de sa longue vie, dont des événements qui paraissent être lourds de sens à ses yeux mais qui – racontés à demi-mots – n’ont aucune signification particulière pour son interlocutrice qui se pose de plus en plus de questions. Cela ne fait que rajouter du mystère au cours du récit, et ça m’a tenue en haleine un long moment.

– Tu sembles si convaincue de leur existence !

Elle me regarda avec un sourire en coin.

– Et pourquoi ne le serais-je pas ? Certains croient bien en un dieu qu’ils n’ont jamais vu.

Une relation épistolaire

Le roman s’ouvre sur un mail envoyé par l’héroïne à sa meilleure amie restée en France. C’est un personnage qui ne prend pas corps à proprement parler dans l’action du récit, mais qui a tout de même énormément d’importance car elle est la principale raison pour Hannah de rentrer en France. Or, ses parents lui annoncent une nouvelle qui pourrait rendre sa situation définitive, même s’ils lui laissent un choix à faire. Au fur et à mesure que l’intrigue se déploie, Hannah est de plus en plus attachée à sa terre d’origine et est toujours plus intriguée par les événements auxquels elle assiste, souvent malgré elle. Sa relation avec son amie évolue alors elle aussi : cette personne devient son dernier point d’ancrage avec son ancienne vie.

Cet échange auquel elle se livre avec son amie a aussi une fonction thérapeutique. En effet, même si au début ce sont des échanges pour le moins banals sur les vies respectives de deux adolescentes, très vite les messages d’Hannah ont une teneur plus profonde. Son amie est la seule personne à qui elle puisse se confier (même si elle ne le fait qu’à demi-mots) sur les événements importants qui se concrétisent rapidement dans sa vie. Tout évolue très vite pour elle, et elle n’a personne d’autre à part elle pour se confier.

Pourquoi aurais-je dû nier l’évidence plus longtemps ? Je n’avais plus envie de me mentir, ni même de me retenir. Wick ou Paris, ça m’était égal. Tous les raisonnements du monde n’y auraient rien changé.

Des interrogations de plus en plus nombreuses

Alors qu’Hannah semble s’être intégrée dans un groupe d’amis sur lesquels elle semble pouvoir compter, certains paraissent avoir des choses à cacher. Des choses qui leur font peur. Ce qui fait beaucoup douter notre héroïne qui ne sait pas si elle peut continuer à leur faire confiance, car bien souvent sa propre sécurité, ainsi que celle de ses proches, dépendent de ses personnes. Surtout quand ces secrets semblent mêler des personnes peu recommandables que bon nombres de gens s’évertuent à lui faire éviter coûte que coûte.

D’ailleurs, ces mêmes personnes peu recommandables, restées jusque là dans l’ombre et quelque peu passives, se montrent plus inquiétantes que jamais et persistent à garder secret l’origine de leur ressentiment. Cette réponse nous sera apportée dans un tome deux dont la chronique arrivera prochainement sur le blog.

L’esprit humain est aisément contrôlable, ce n’est pas le cas de l’animal

🦊🦊🦊🦊🦊/5


J’espère que cette chronique vous aura plus ! Vous avez envie de lire ce roman ? Et si vous l’avez déjà lu, donnez-moi votre avis dans les commentaires !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélia

« Nos précieuses confidences », Robico

Mettons que toi et moi, on vienne de planètes différentes. La seule chose qui puisse nous relier, c’est la parole.

Vous souvenez-vous de vos premiers émois ? Je me rappelle de cette époque, un sourire aux lèvres, quand j’avais des papillons dans le ventre en pensant à mon amoureux de l’époque (Baudouin, 2 ans de plus que moi, et une coupe à la Justin Bieber. Comme quoi j’avais des goûts très discutables à l’époque…). Cette même époque où je piquais un fard à chaque fois que je le croisais. Ah la la…

Bien le bonjour jeunes gens !

Aujourd’hui on se retrouve avec la chronique d’un autre manga (maintenant que j’ai commencé, je ne m’arrête plus !) : « Nos précieuses confidences », créé par Robico – une mangaka japonaise -et publié aux éditions Pika, dépeint des relations fragiles et maladroites entre deux lycéens.

Résumé : Nozomi est attirée depuis longtemps par Azuma, un jeune garçon de son âge souvent plongé dans ses livres. Un jour, elle prend son courage à deux mains et lui adresse la parole à la gare en rentrant du lycée. Mais la réponse d’Azuma est pour le moins déconcertante… Au-delà de leur maladresse mutuelle et de leur difficulté à se comprendre, le dialogue se poursuit peu à peu et la distance qui les sépare semble se réduire…

De la douceur omniprésente

Si vous avez pris le temps de regarder la photo en tête d’article, vous aurez remarqué toute la douceur qui se dégage des couvertures des 2 premiers tomes de cette série. Je trouve qu’il s’y dégage une ambiance veloutée et une atmosphère inspirant la quiétude 😊

Pour ce qui est du contenu du récit, les dessins présents sont emprunts d’une grande délicatesse que j’ai pris beaucoup de plaisir à admirer. Ce manga est un vrai régal pour les yeux, même si son contenu est intégralement en noir et blanc.

Un thème bien connu

Le sujet de base est centré sur les premiers émois que peuvent ressentir les adolescents à cette période charnière de leur existence. Ils ressentent des sentiments nouveaux qu’ils ne comprennent pas toujours. Ils sont face à un océan d’inconnus qu’ils découvrent au fur et à mesure de leur évolution psychique et émotionnelle, sans parler des interrogations physiques sur le corps du sexe opposé qui vont souvent de paire. C’est un sujet qui parle à tous car absolument tout le monde a connu ou cherche à connaître ça.

Bien sûr ce manga n’est pas seulement le récit d’une adolescente déclarant sa flamme à l’élu de son cœur. Cette histoire est plus complexe qu’il n’y paraît car de nombreuses thématiques sont soulevées tout au long de l’échange entre ces deux personnages, ce qui leur permet d’apprendre à se connaître et de se rapprocher.

Des personnages opposés

Au-delà de leur opposition purement physique du fait de leur sexe respectif, Nozomi et Azuma sont souvent en contradiction totale car tous deux partent du principe qu’ils sont humains et que, de ce fait, ils ne peuvent que se comprendre. Mais bien sûr la communication est bien plus compliquée que ça, car chacun à son propre cheminement et n’ont pas forcément les mêmes attentes, ce qui crée souvent des quiproquos assez amusants.

En effet, lui est un jeune homme solitaire, presque renfrogné, plongé dans ses livres, effrayés par ces filles qu’il ne comprend absolument pas, mais il apprend beaucoup sur ce dernier point au contact de Nozomi. Quant à elle, c’est une jeune fille ouverte et joyeuse, souvent mielleuse car c’est une amoureuse transie, presque obsédée par Azuma qui lui fera découvrir une autre façon de voir les choses.

🦊🦊🦊🦊/5


Ce sera tout pour moi ! Dites-moi dans les commentaires si vous aimez ce style de lecture, et si vous connaissez ce manga, je serai ravie de papoter avec vous 😉

On se retrouve bientôt pour un nouvel article ! 👋

Aurélia